Rogue K. a écrit :C’est ainsi que le cerf, attiré par la musique du luth à trois cordes, tombe sous les flèches empoisonnées ; que l’abeille, séduite par le parfum de la fleur carnivore, en devient prisonnière ; que le poisson, attiré par le goût de l’appât, se fait prendre à l’hameçon ; et que l’éléphant, attiré par le contact de sa femelle, se noie dans la vase. C’est ainsi que nous sommes leurrés par chaque objet de désir et que nous devenons dépendant de lui.
je trouve ce texte très judéo-chrétien "tu seras puni par là où tu as pêché". Tous les éléphants ne se noient pas après avoir honoré une demoiselle

, les abeilles ne butinent pas pour leur plaisir, mais par nécessité et ne se posent pas uniquement sur des fleurs hostiles, etc ... J'aurai voulu dire quelque chose de positif sur cette façon de voir la vie sans tentation, car elle se veut raisonnable et pleine de bon sens, je pense. Mais, en analysant, je trouve les images incorrectes, moralisatrices et décallées par rapport à notre époque.
Je pense que si on s'ouvre sur l'extérieur, on multiplie les chances d'être attirés par des "plaisirs" qui peuvent nous mettre en danger (si on n'y est pas préparé) mais aussi contribuer à notre enrichissement personnel (si on sait filtrer ce qui est bon pour nous).
Et il faut distinguer les 'plaisirs matériels' ( on peut s'en passer très facilement quand ils deviennent des sur-plaisirs) des plaisirs plus existanciels ( artistiques, manger, dormir, etc...).
Si je comprends bien, d'après cette pensée, il faut se tenir à l'écart de l'extérieur et donc se refermer sur soi sinon on " ôte la vie à sa propre voie de liberté ". La liberté serait acquise si on se protège de l'extérieur ? Donc, les pays totalitaires, les prisons sont des lieux de liberté ?
Je ne pense pas que cela soit exact....
Voilà, je vais essayer de suivre cette file de manière régulière car j'aime bien lire des choses qui amènent la discussion et/ou le décryptage. Merci à Rogue pour cette belle initiative sur la pensée bouddhiste.
