Tiens! :roll:
Juste pour étayer mon parti pris concernant le pinard conventionnel.
Merci monsieur Abadie.
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Pesticides: peur sur la toxicité, les vins
de Bordeaux pointés du doigt
L'école élémentaire
de Villeneuve-
de-Blaye près
de Bordeaux le 23 mars 2016, où élèves et professeurs souffrent
de pathologies liées à l'utilisation
de produits phytosanitaires dans les vignes alentour
© AFP - GEORGES GOBET
Enfants incommodés par le traitement d'une vigne jouxtant leur école à Villeneuve-
de-Blaye, proportion plus élevée
de cancer chez des enfants d'un village
de Preignac, le département
de la Gironde parmi les plus gros acheteurs
de produits phytosanitaires: la filière viticole girondine, premier employeur du département, inspire désormais la défiance.
La viticulture bordelaise est désormais sous la pression grandissante d'associations et
de riverains, qui dénoncent les effets toxiques d'herbicides et fongicides
de synthèse, piliers
de l'agriculture intensive, sur la santé et l'environnement.
D'un point
de vue scientifique, l'Institut national
de la Santé et
de la Recherche médicale (INSERM), dans une étude menée en 2013, a conclu "qu'il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte" et que "les expositions aux pesticides intervenant au cours
de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement
de l'enfant".
Or, la France est le second plus gros consommateur européen
de pesticides derrière l'Espagne, le 9e à l'hectare. La Gironde est elle le plus grand département viticole
de France et, si la viticulture ne représente que 3%
de la surface agricole en France, elle consomme 20% des pesticides.
En tête
de la défense des viticulteurs et pour sauver une image écornée, le Comité interprofessionnel du Vin
de Bordeaux (CIVB) assure que "ça fait plus
de 20 ans que nous réfléchissons à diminuer les traitements", a martelé son président, Bernard Farges, lors du 8e Forum environnemental qu'il a organisé fin janvier à Bordeaux.
La filière viticole bordelaise se targue d'être à l'offensive pour réduire l'empreinte environnementale
de ses activités et s'est fixée pour 2020 des objectifs
de 20%
de réduction
de ses gaz à effet
de serre, d'économie d'énergie,
de création d'énergies renouvelables et d'économie d'eau.
Mais, en ce qui concerne la diminution des pesticides, c'est à la science qu'elle s'en remet avec l'espoir que les études
de l'Institut national
de Recherche agronomique (INRA) débouchent rapidement sur
de nouveaux ceps résistants aux maladies
de la vigne qui nécessiteraient des fréquences
de traitement drastiquement moindres.
- Du bio autour des écoles? -
"Si on pouvait ne pas en utiliser on s'en passerait", souffle le président
de la Fédération des grands vins
de Bordeaux, Laurent Gapenne. "On travaille sur les ceps résistants mais aussi sur du matériel
de pulvérisation confiné", qui éviterait la trop grande dispersion dans l'atmosphère, "la construction
de haies naturelles près des habitations et une meilleure communication des viticulteurs pour informer les riverains des périodes
de traitement".
Mais plus qu'ailleurs, le terroir des grands vins
de Bordeaux est soumis à un climat océanique, humide, faisant proliférer les maladies
de la vigne: mildiou et oïdium notamment. Et la peur des conséquences des 10 à 20 traitements nécessaires à la vigne élevée en mode dit +conventionnel+ a aujourd'hui gagné les consciences.
Des collectifs se sont créés pour réclamer que les lieux accueillant des personnes sensibles, notamment les écoles, ne soient plus bordés que par
de la vigne bio, qui n'utilise que des molécules naturelles, pas
de synthèse. Une pétotoon
de 84.000 signatures en ce sens a été remise au préfet
de Gironde début mars.
"Entourer
de vignes en bio les 132 écoles recensées par la préfecture est un principe
de précaution, il faut protéger les enfants qui sont les plus vulnérables", a estimé la porteuse
de la pétotoon, Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier viticole, est décédé en 2009 d'un cancer rare pour lequel la justice doit se prononcer pour déterminer si la maladie contractée est ou non assimilable à une des pathologies reconnues comme professionnelles, comme cela a déjà été le cas pour d'autres agriculteurs.
Son association, Info Médoc pesticides, prône "le zéro phyto dans la viticulture" et est membre d'un collectif qui comprend notamment la Confédération paysanne, les Amis
de la terre ou Générations futures, association qui a révélé fin février que des échantillons
de poussières d'habitations proches
de vignes contenaient des résidus
de pesticides.
- Des riverains inquiets -
Thomas Azouz, Parisien comblé
de s'être installé il y a moins
de 10 ans à Pauillac, terroir des Premiers grands crus classés bordelais, fait partie
de ces riverains inquiets
de voir des rangs
de vignes depuis sa fenêtre.
"Nous sommes voisins
de Mouton-Rothschild, Lafite-Rothschild et Clerc-Milon. Je suis tombé
de haut quand j'ai appris que 40 pesticides ont été trouvés dans les mèches
de cheveux d'enfants vivant près
de vignes en Gironde. J'ai deux enfants
de trois et cinq ans et je ne suis pas rassuré quand les châteaux qui m'entourent désherbent encore chimiquement. C'est assez anxiogène. Surtout lorsque le ministre
de l'Agriculture dit à la télévision que c'est une +bombe à retardement+", dit ce père
de famille désorienté qui "se pose la question
de déménager".
L'étude publiée en mars par le mensuel La Recherche, "Pesticides et santé, un dossier accablant", ne va pas le rassurer. Répertoriant
de nombreuses études menées à travers le monde les auteurs rappellent que "si les agriculteurs sont en première ligne ils ne sont pas les seuls à développer des pathologies liées aux pesticides". Selon eux, "des études montrent une présomption forte
de lien avec les pesticides" pour la maladie
de Parkinson, le cancer
de la prostate, le lymphome non Hodgkinien chez l'adulte et les tumeurs cérébrales, les malformations congénitales et les leucémies chez les enfants.
Mais, pour les responsables
de l'interprofession, "faire du vin sans traiter la vigne on ne sait pas faire", affirme le directeur communication du CIVB, Christophe Château. "Notre but c'est que les viticulteurs utilisent le moins
de produits possibles pour réduire l'impact que les traitements pourraient avoir sur l'environnement et la santé".
"Nous ne sommes pas en charge
de l'homologation des produits, on ne peut qu'influer sur le respect des bonnes pratiques et si les conditions d'utilisation sont respectées il n'y a pas
de danger sur la santé", se défend-il. Et d'affirmer que "le tout bio n'est pas la solution".
"C'est notre pomme
de discorde avec le CIVB", indique Anne-Lise Goujon, présidente du Syndicat des vignerons bio d'Aquitaine (SVBA), qui "soutient" l'idée
de cultiver en bio autour des écoles, "un premier pas".
"Il faut aider les viticulteurs à changer
de pratique et je ne vois pas qui ne pourrait pas passer en bio. Cela demande certes plus d'attention,
de temps,
de main-d'œuvre car il faut plus observer, plus regarder la météo, être plus réactif. Mais plutôt que mettre
de l'argent sur des produits phyto autant créer des emplois et rendre les gens moins malades", estime-t-elle.
En attendant, la période
de traitement
de la vigne reprendra en avril, la majeure partie se tenant durant la floraison
de mi-mai à juin.
Et le gouvernement dans tout cela? Il a dans son plan Ecophyto-II
de réduction
de 50% des pesticides dans l'agriculture repoussé ses objectifs à 2025 au lieu
de 2018 initialement prévu. Et ce alors que le ministère
de l'Agriculture a annoncé début mars que l'achat
de produits phytosanitaires a bondi
de 9,4% entre 2013 et 2014...
france
actualités et économie
Laurent ABADIE | 25/03/2016 - 10:55
Ou alors, mangeons
de la viande VF Ardennes, bien locale, VF comme vache folle. VF le label en carton officiel.
Comme si "manger local" était signe
de qualité.
Moi qui sillonne la campagne
de près depuis belle lurette, je peux affirmer que l'embrouille du local est bien montée quand même.
Maintenant ils savent à qui ils s'adressent.
Comme les Français sont benets quand même... mais surtout irresponsables.
Et pour ne pas être venu pour rien: cours
de guitare sommaire - Bobby Lapointe.
Et, comme j'ai un steak arrosé au Médoc qui m'attend, je vous souhaite surtout un bon appétit.

[youtube]https://youtu.be/vD4c2wO_pyY[/youtube]