La monarchie constitutionnelle (1789–1792)
1. La Constitution de 1791
Adoptée en septembre 1791 la constitution transforme la France en monarchie constitutionnelle :
- Pouvoir exécutif : Le roi (Louis XVI) conserve un rôle symbolique, mais ses actes doivent être contresignés par des ministres.
- Pouvoir législatif : Confié à une assemblée législative élue (suffrage censitaire, réservé aux hommes payant un impôt).
- Séparation des pouvoirs : Inspirée de Montesquieu, avec un système judiciaire indépendant.
- Droits et libertés : Liberté de la presse, égalité devant la loi, et propriété sacrée.
Les limites : Seuls les citoyens actifs (hommes payant un impôt) peuvent voter, excluant une grande partie du peuple.
2. Les tensions et l’échec
- Fuite de Varennes (juin 1791) : Louis XVI tente de s’enfuir à l’étranger pour rejoindre des nobles émigrés hostiles à la Révolution. Arrêté à Varennes, il perd toute crédibilité et est suspendu temporairement.
- Guerre et divisions : en Avril 1792 la France déclare la guerre à l’Autriche (crainte d’une intervention étrangère pour rétablir l’Ancien Régime).
- Conflits internes : Oppositions entre girondins (modérés) et montagnards (radicaux, comme Robespierre), qui accusent le roi de trahir la Révolution.
- Chute de la monarchie : Le 10 août 1792 une insurrection populaire prend d’assaut le palais des Tuileries. Louis XVI est emprisonné, et la monarchie est suspendue. La Première République est proclamée le 21 septembre 1792.
Cette période marque une tentative de compromis entre révolution et tradition, mais les trahisons royales, les divisions politiques et la guerre précipitent sa fin. La République prend le relais.
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