extrait d'un témoignage destiné à France Culture en 1976, mais refusé par la rédaction
Mahmoud Darwich
[écrivain palestinien ; 1941-2008]
La poésie est une arme.
C'est indiscutable.
Mais si cette arme est rouillée, si cette poésie n'est pas bonne, elle ne pourra jamais accomplir son rôle.
Je crois que la mauvaise poésie, quelles que soient les intentions de son auteur vis-à-vis de l'impérialisme, lui rend en fin de compte plus service qu'elle ne le gêne.
Pour qu'une poésie soit révolutionnaire, et qu'elle puisse accomplir son rôle, il faut avant tout qu'elle soit belle.
La mauvaise poésie s'accorde avec l'impérialisme et avec la laideur de l'influence qu'il exerce dans nos âmes, dans l'âme humaine.
La poésie de combat n'existe qu'à partir du moment où elle épouse les problèmes du peuple, l'essence des choses, les phénomènes historiques.
Il faut qu'il y ait un absolu faisant de la poésie un objet esthétique permanent qui émeuve les gens et les pousse à embrasser une cause, une lutte, un combat contre un ennemi ou un obstacle.
La question de la poésie de combat est devenue une évidence chez nous, chez les révolutionnaires, mais elle nécessite un examen au niveau artistique :
il faut que l'arme soit affûtée et bonne, élégante, belle et émouvante.
Mahmoud Darwich
[écrivain palestinien ; 1941-2008]
La poésie est une arme.
C'est indiscutable.
Mais si cette arme est rouillée, si cette poésie n'est pas bonne, elle ne pourra jamais accomplir son rôle.
Je crois que la mauvaise poésie, quelles que soient les intentions de son auteur vis-à-vis de l'impérialisme, lui rend en fin de compte plus service qu'elle ne le gêne.
Pour qu'une poésie soit révolutionnaire, et qu'elle puisse accomplir son rôle, il faut avant tout qu'elle soit belle.
La mauvaise poésie s'accorde avec l'impérialisme et avec la laideur de l'influence qu'il exerce dans nos âmes, dans l'âme humaine.
La poésie de combat n'existe qu'à partir du moment où elle épouse les problèmes du peuple, l'essence des choses, les phénomènes historiques.
Il faut qu'il y ait un absolu faisant de la poésie un objet esthétique permanent qui émeuve les gens et les pousse à embrasser une cause, une lutte, un combat contre un ennemi ou un obstacle.
La question de la poésie de combat est devenue une évidence chez nous, chez les révolutionnaires, mais elle nécessite un examen au niveau artistique :
il faut que l'arme soit affûtée et bonne, élégante, belle et émouvante.
