merci Amarantine 
Graziella, amie de Lamartine Horace Vernet, vers 1836
Spoiler:
Poème de Catherine Launay (poète amateur)
Les Petits Hôtes du Jardin
Les Petits Hôtes du Jardin
merci Amarantine pour ce beau poème 
Re: Noël, jour de l’an, réveillons, vœux … c’est ici
par Amarantine » 24 déc. 2025 17:19
Les rois mages d’Edmond Rostand
par Amarantine » 24 déc. 2025 17:19
Les rois mages d’Edmond Rostand
Christelle … 
merci Amarantine 
Re: la file du dernier week-end d'avril
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:17
Il me revient ce soir des poésies que j’apprenais à mes élèves de CP dans les années 70.
On voici une:
La rose et le réséda
Un petit oiseau blessé
Vint tomber sur un réséda.
Le réséda lui dit :
« Repose-toi là. »
La rose, à côté, riait
De voir la pauvre plante
Accueillir avec bonté
Une bête tremblante.
La rose disait :
« Je suis belle, et je brille,
Je ne veux point, moi, jamais
D’un oiseau qui vacille. »
Le réséda le cacha
Sous ses feuilles légères,
Et l’oiseau se réchauffa
À l’abri de la terre.
Et l’oiseau doucement guéri,
S’envola dans le vent,
Et, reconnaissant, lui dit
Un chant doux en partant.
Alors, dans le matin léger,
On entendit tout bas
L’oiseau qui s’envola
Et le réséda chanta ….
Louis Aragon
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:17
Il me revient ce soir des poésies que j’apprenais à mes élèves de CP dans les années 70.
On voici une:
La rose et le réséda
Un petit oiseau blessé
Vint tomber sur un réséda.
Le réséda lui dit :
« Repose-toi là. »
La rose, à côté, riait
De voir la pauvre plante
Accueillir avec bonté
Une bête tremblante.
La rose disait :
« Je suis belle, et je brille,
Je ne veux point, moi, jamais
D’un oiseau qui vacille. »
Le réséda le cacha
Sous ses feuilles légères,
Et l’oiseau se réchauffa
À l’abri de la terre.
Et l’oiseau doucement guéri,
S’envola dans le vent,
Et, reconnaissant, lui dit
Un chant doux en partant.
Alors, dans le matin léger,
On entendit tout bas
L’oiseau qui s’envola
Et le réséda chanta ….
Louis Aragon
Re: la file du dernier week-end d'avril
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:0
Ce sont vraiment des poèmes pour enfants qu’ils appréciaient beaucoup (c’était une autre époque.). Il y avait souvent un fond moralisateur.
« Le Réveil » de Jean Aicard.
Le ciel est sur la maison,
Mettez vos robes blanches,
Car voici venir le jour
Qui passe entre les branches.
Le coq joue de la trompette,
L’hirondelle du violon,
De la flûte l’alouette
Et du fifre le pinson.
Et ding, ding, dong, et ding, ding, dong,
Les enfants se lèveront.
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:0
Ce sont vraiment des poèmes pour enfants qu’ils appréciaient beaucoup (c’était une autre époque.). Il y avait souvent un fond moralisateur.
« Le Réveil » de Jean Aicard.
Le ciel est sur la maison,
Mettez vos robes blanches,
Car voici venir le jour
Qui passe entre les branches.
Le coq joue de la trompette,
L’hirondelle du violon,
De la flûte l’alouette
Et du fifre le pinson.
Et ding, ding, dong, et ding, ding, dong,
Les enfants se lèveront.
Re: la file du dernier week-end d'avril
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:57
Encore un Christelle, toujours pour les enfants, c’est un poème de Paul Verlaine.
Le ciel est par dessus le toit
Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine, Sagesse (1881)
par Amarantine » 25 avr. 2026 22:57
Encore un Christelle, toujours pour les enfants, c’est un poème de Paul Verlaine.
Le ciel est par dessus le toit
Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine, Sagesse (1881)
"Allée",
Fernand Gregh (1873-1960)
C’est une allée étroite et massive de buis.
Le plus vif soleil meurt dans ses épais rideaux
Et dès l’entrée on sent, sur le front et le dos,
Une opaque fraîcheur de caverne ou de puits.
Il y fait presque froid, il y fait presque nuit ;
Tant d’ombre coule au pied des grands murs végétaux
Qu’on s’étonne d’y voir, comme entre deux linteaux,
Onduler, bleu ruban, un peu d’azur qui luit.
Et soudain la paroi verte et profonde s’ouvre,
Et par la brèche, au bas du vieux parc, on découvre
Un paysage fin comme un fond de portrait :
C’est l’Anjou, ses coteaux légers, lourds de leurs vignes,
Sa Loire lente où dort la plaine aux longues lignes,
Et son beau ciel, si tendre à voir qu’on en mourrait…
Fernand Gregh (1873-1960)
C’est une allée étroite et massive de buis.
Le plus vif soleil meurt dans ses épais rideaux
Et dès l’entrée on sent, sur le front et le dos,
Une opaque fraîcheur de caverne ou de puits.
Il y fait presque froid, il y fait presque nuit ;
Tant d’ombre coule au pied des grands murs végétaux
Qu’on s’étonne d’y voir, comme entre deux linteaux,
Onduler, bleu ruban, un peu d’azur qui luit.
Et soudain la paroi verte et profonde s’ouvre,
Et par la brèche, au bas du vieux parc, on découvre
Un paysage fin comme un fond de portrait :
C’est l’Anjou, ses coteaux légers, lourds de leurs vignes,
Sa Loire lente où dort la plaine aux longues lignes,
Et son beau ciel, si tendre à voir qu’on en mourrait…
"Marine"
Fernand Gregh (1873-1960)
Sonore et blond, ainsi qu’une ruche au soleil,
Le port autour de nous riait au soir vermeil.
Des calfats amusaient, en se battant, la foule.
Mon navire roulait doucement à la houle,
Paisible sous les yeux du maître débarqué,
Et s’en venait parfois heurter le bord du quai,
Comme s’il eût gardé de son voyage immense
Un doux et long roulis qui toujours recommence.
C’était par un beau soir de juin ardent et las.
Le port enchevêtrait ses vergues et ses mâts,
Dans des poussières d’or lumineuses et vagues.
Les deux môles au loin s’allongeaient dans les vagues,
Comme, à l’heure où le vent va souffler plus amer,
Deux vastes bras tendus aux passants de la mer.
Et cent vaisseaux, avec le flux et la marée,
Versant aux flots leur ombre agrandie et dorée,
Çà et là sur la mer resplendissante épars,
Se hâtaient vers le port ami, de toutes parts,
Et, sous le ciel brillant des premières étoiles,
Tout l’océan semblait couronné de leurs voiles.
Fernand Gregh (1873-1960)
Sonore et blond, ainsi qu’une ruche au soleil,
Le port autour de nous riait au soir vermeil.
Des calfats amusaient, en se battant, la foule.
Mon navire roulait doucement à la houle,
Paisible sous les yeux du maître débarqué,
Et s’en venait parfois heurter le bord du quai,
Comme s’il eût gardé de son voyage immense
Un doux et long roulis qui toujours recommence.
C’était par un beau soir de juin ardent et las.
Le port enchevêtrait ses vergues et ses mâts,
Dans des poussières d’or lumineuses et vagues.
Les deux môles au loin s’allongeaient dans les vagues,
Comme, à l’heure où le vent va souffler plus amer,
Deux vastes bras tendus aux passants de la mer.
Et cent vaisseaux, avec le flux et la marée,
Versant aux flots leur ombre agrandie et dorée,
Çà et là sur la mer resplendissante épars,
Se hâtaient vers le port ami, de toutes parts,
Et, sous le ciel brillant des premières étoiles,
Tout l’océan semblait couronné de leurs voiles.
merci Wu Wei pour ce beau poème 
C’est le genre de poème que j’aime, merci Wu Wei.
Oh ! Je n'avais pas vu celui sur l'allée ! très beau aussi, merci Wu Wai 
Moi non plus, pas vu.
Le contraste entre l’ombre et la lumière est si bien rendu qu’on aimerait pouvoir peindre avec des pastels pour la douceur, le paysage aperçu par la brèche.
Le contraste entre l’ombre et la lumière est si bien rendu qu’on aimerait pouvoir peindre avec des pastels pour la douceur, le paysage aperçu par la brèche.
A propos de la douceur angevine, ce poème très connu de Joachim du Bellay:
(En vieux français, c’est encore mieux)
(En vieux français, c’est encore mieux)
Splendide poème, dont je ne connaissais, jusqu'à maintenant, que le titre ! merci Amarantine 
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