ProRealTime
On y parle de tout et de rien, de l'air du temps, de nos découvertes, joies et contrariétés mais pas sur le trading ni le high tech ;)

Re: Les colibris

par takapoto » 27 déc. 2018 19:36

[youtube]https://youtu.be/auIlGqEyTm8[/youtube]Pourquoi faire simple...etc.

Re: Les colibris

par Santé-Fitness » 27 déc. 2018 21:07

Il est courageux et humain le jeune diplômé moustachu à lunettes ;) :mercichinois:
Spoiler:
Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes.

Qui laisse à penser que dans les situations désespérantes comme ce jeune diplômé qui constate une forme de corruption financière qui domine les choses, si lui garde son éthique il saura recevoir la direction de chose plus grande encore d'après la parabole, qui vaut pour chacun ;)
Spoiler:
A défaut de sauver le monde espérons qu'il pourra sauver son âme de l'injustice des grands groupes qui sont , pourtant, de si grands bienfaiteurs de la transition écologique :lol:

On veut tous sauver le monde, à condition de pouvoir se sauver d'abord c'est facile dans ce sens :D

Re: Les colibris

par BeerIsDead » 29 déc. 2018 10:08

Très courageux en effet ce jeune diplômé, et il soulève beaucoup de questionnements. Il aura son vécu, et j'espère qu'il changera le monde à son échelle. :mercichinois:

Re: Les colibris

par takapoto » 29 déc. 2018 13:06

[youtube]https://youtu.be/9C6Z7nINEpU[/youtube]

Re: Les colibris

par Santé-Fitness » 29 déc. 2018 13:14

Spoiler:
J'aimerais bien savoir comment il s'enclenche cet airbag :)

Re: Les colibris

par takapoto » 30 déc. 2018 08:44

[youtube]https://youtu.be/CGV0PgkfaKc[/youtube]

Re: Les colibris

par noko » 30 déc. 2018 08:51

"croire aux bienfaits de la vaseline" :lol: :bravo:

Re: Les colibris

par noko » 30 déc. 2018 08:58

c'est quand même bien pourquoi la plupart des gens ne votent pas ou plus

on est conscient de cette mascarade

perso j'avais 14 ans en 2002 (Le Pen / Chirac)

rien n'a changé

quelques années après le NON en 2005 aux traités européens

bah en fait les amis, vous ne décidez rien, se sera OUI

voilà la démocratie avec laquelle j'ai grandi :top:

Re: Les colibris

par takapoto » 31 déc. 2018 13:58

Screenshot 2018-12-31_13-51-21-976.jpg
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Macron vu de l'étranger avec une approche historique et économique.
https://www.zerohedge.com/news/2018-12-30/return-louis-xvi-emmanuel-macron-roi-de-lancien-regime

L'auteur :
Screenshot 2018-12-31_13-47-55-019.jpg
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Traduction de l'article :
Spoiler:
Il est facile de comparer le jeune et ridicule président français Emmanuel Macron à son compatriote libre-échangiste, le roi libéral Louis XVI. Les prétentions extraordinaires de Macron à la "dignité" et le fait d’agir comme étant au dessus du lot, loin de l'élever, l'ont privé de toute la fausse crédibilité que les médias corrompus, serviles et stupides de l'Europe et des États-Unis ont essayé de lui donner.

Loin de mener la Cinquième République vers de nouveaux succès et réalisations, il est clair que Le Jeune Macron est en train de la détruire. Le contraste avec le fondateur de la République, le grand et vraiment royal Charles de Gaulle ne pouvait être plus grand.

De Gaulle, haut de 1,96 mètre, dominait sa nation de plusieurs façons. Deux fois, il Futures littéralement le sauveur de son pays: d'abord en tant que chef de la Résistance française libre contre les nazis et comme président de la France de 1944 à 1946. Puis, de retour au pouvoir en 1958, De Gaulle sauva son pays de la désintégration et de la guerre civile.

Il a mis fin au long conflit féroce en Algérie, survécu à six complots d'assassinat et reconstruit son pays pour en faire l'État le plus puissant et le plus prospère d'Europe occidentale. Il a également défié les États-Unis à maintes reprises, critiqué avec courage la conduite de la guerre du Vietnam par les États-Unis et établi une relation durable d'amitié et de compréhension avec l'Union soviétique.

Avec une taille de 1,78 mètre, Macron n'est physiquement pas un petit homme. Mais il n'agit et ne regarde que comme ça. Un an seulement après son entrée en fonction, il est désormais irréfutable que le jeune Macron est voué à se moquer de toutes les grandes réalisations de De Gaulle, y compris la Ve République elle-même.

Le ridicule jeune Macron a infligé de nouvelles épreuves ruineuses au peuple français qui souffre depuis longtemps au nom de ses maîtres financiers mondiaux. Il s'est loyalement révélé être le caniche de Washington dans ses tentatives mesquines et destructrices d'imposer encore plus de sanctions économiques à la Russie.

Loin de soustraire la France à des guerres ruineuses inutiles dans les mondes arabe et musulman comme Le Grand Charles l'a fait en Algérie, Macron continue de soutenir et de promouvoir avec enthousiasme les interventions désastreuses de l'Occident en Syrie et en Libye.

Le vrai parallèle avec Macron n'est pas De Gaulle, qui a rétabli la richesse, la stabilité, la dignité et la fierté de sa nation, mais l’infortuné, stupide, très internationaliste et libéral roi Louis XVI, dernier souverain de l'Ancien Régime.

Comme Macron, Louis était un jeune technocrate enthousiaste, arrogant et idiot. Comme Macron, il était un révolutionnaire internationaliste et un libre-échange. Il a soutenu les colonies américaines dans leur révolution réussie contre l'empire britannique.

Il n'est jamais venu à l'esprit de Louis, ni de Macron, ni de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, que soutenir des guerres révolutionnaires à des milliers de kilomètres de distance pouvait revenir les hanter chez eux. Mais c'est exactement ce qui s'est passé. L'effondrement de sociétés ordonnées en Syrie et en Libye a déchaîné des millions d'immigrants en France et dans d'autres pays européens avec des conséquences sociales désastreuses.

Louis a subi le même retour de flamme. Le révolutionnaire américain Benjamin Franklin a créé en France des sociétés clandestines qui, en l'espace d'une décennie, ont renversé le royaume le plus puissant d'Europe.

Loin de la caricature de réactionnaire dont il fait l'objet depuis plus de 200 ans, le roi Louis était l'un des principaux libéraux et technocrates à la pointe de son époque. Il vénérait particulièrement l'économiste anglais Adam Smith, dont le livre "The Wealth of Nations" a été publié en 1776 (la même année que la Révolution américaine). Dix ans plus tard, Louis signa alors son traité de libre-échange 1786 avec la Grande-Bretagne voisine.

Comme je l'ai noté dans mon histoire économique de 2012 "That Should Still Be Us", le traité s'est avéré être une catastrophe : Les produits industrialisés bon marché de l'économie britannique plus avancée ont envahi la France tandis que les Britanniques ont conservé leurs propres barrières contre les exportations agricoles et autres de la France.

L'économie française s'est effondrée. Des millions de personnes ont été mises au chômage. Leurs familles et eux ont souffert de la famine. En trois ans, la Grande Révolution avait explosé et la monarchie était renversée.

Louis, comme Macron aujourd'hui, était convaincu que ses théories économiques avancées étaient plus importantes que de petites souffrances humaines. Il a fallu la Révolution française et la perte, d'abord de sa couronne, puis de sa propre tête pour lui apprendre le contraire.

Comme Louis, Macron n'a montré aucune compréhension ni sympathie pour les souffrances des gens ordinaires écrasés par sa politique absurde et inutile. Comme Louis, son masque de démocrate et de compassion polie s’est évanoui dès que son propre peuple a osé s’opposer à lui. Comme Louis, sa seule réponse est maintenant la répression. Comme Louis, il n'a pas la moindre idée de ce qu’il faut faire.

Les manifestants du Gilet Jaune ne partiront pas. Les Français sont profondément fatigués du taux de chômage réel de 50%, des frontières de l'immigration largement ouvertes, des programmes d'assistance sociale réduits et du non-respect des lois et de l'ordre que Macron et l'élite de l'Union européenne leur ont imposé., La dernière révolution française n'est pas terminée : ça ne fait que commencer.

Macron a ignoré les leçons inquiétantes de l'histoire. Maintenant, il est condamné à les répéter.

Re: Les colibris

par noko » 31 déc. 2018 14:04

et ben ! pas tendre

Re: Les colibris

par takapoto » 01 janv. 2019 09:23

[youtube]https://youtu.be/W8sop56DBUs[/youtube]

Re: Les colibris

par takapoto » 01 janv. 2019 21:09

Spoiler:
Je suis né par hasard. Par hasard et par compensation.
Je vous explique : Mes parents, avant moi, avaient eu un enfant, un garçon, mais qui n’a pas survécu. Ce frère aîné disparu avait été une passion pour ma mère et à la suite de cette perte, elle s’était dit qu’elle n’aurait plus jamais le courage d’avoir une famille, autrement dit d’avoir un autre enfant. Ma mère m’a tout de même fabriqué.
Sans doute suis-je très chanceux d’être né, quoique à bien considérer ces circonstances qui président à ma naissance, je peux aussi me dire que j’étais mal parti. Ce n’est pas confortable d’avoir à se penser comme un enfant de substitution. C’est pourtant un fait que j’ai toujours en tête : je n’aurais pas été conçu et je n’aurais jamais vécu si mon frère n’était pas mort. Je suis son remplaçant.
Pendant toute mon enfance, resté fils unique, il y avait donc ce fantôme avec moi et j’ai quelquefois l’impression que ma mère, qui parlait peu, ne se manifestait que pour évoquer ce frère mort. J’entends encore sa voix : Ton petit frère, ton petit frère, ton petit frère. Bien qu’il soit né avant ma naissance, je dois dire que je n’ai jamais cessé de penser à lui comme à un petit frère dont je serais en quelque sorte devenu l’aîné et qui m’aurait laissé seul. Aujourd’hui encore, j’y pense de cette manière. Je continue à me poser les mêmes questions. Pourquoi n’a-t-il pas survécu ? Quelle est cette maladie inconnue dont il est mort ? Que signifie ma venue au monde à la place de ce petit frère ? C’est une origine qui vous marque de manière indélébile. Elle détermine la relation que j’ai nourrie avec mes parents, qui s’est développée sur un mode assez angoissant, en particulier avec ma mère. Ton petit frère, ton petit frère, ton petit frère, ton petit frère… J’ai souvent eu envie de crier Assez !
Au-delà de l’anecdote de cette naissance hasardeuse, je ne sais pas grand-chose de certain. D’une manière générale, l’histoire de ma famille me semble lointaine et évanouie. Il ne m’en reste que des bribes.
Je sais que mon grand-père maternel avait été un homme d’affaires fort riche, qu’il avait possédé une usine de peinture à côté de la place d’Italie et qu’il avait fait de la politique. Je ne l’ai aperçu qu’une fois. J’étais tout petit et je n’ai qu’une vague image de lui, mangeant comme cinq, assis à une table de restaurant. Puis il disparaît tout de suite de ma mémoire. Effacé. Mort. Ce grand-père aurait, si j’en crois la mémoire familiale, tout perdu dans la crise qui a précédé la Première Guerre mondiale. Toute sa vie, ma mère a ressassé cette ruine. Ce déclassement a provoqué en elle une forme d’amertume.
Il ne faut pas confondre une famille pauvre avec une famille qui n’a plus d’argent, ce n’est pas la même chose. La vie n’y est pas vécue de la même manière. Ma mère gardait le souvenir de l’argent de son père et du prestige qui l’accompagnait. Elle se pensait comme destituée, d’autant plus qu’une branche de la famille était restée argentée. Plusieurs fois, ces parents fortunés m’ont envoyé des colis de vêtements. Souvenir de honte.
Du côté de mon père, on ne m’a jamais rien dit de sa famille, d’origine italienne comme mon nom l’indique. Je ne sais pas grand-chose de son propre passé et n’ai aucune idée des circonstances de sa rencontre avec ma mère. Je ne crois pas que mes parents me les aient jamais racontées, ou que j’aie jamais cherché à les connaître.
Qui étaient-ils, mes parents ? Comment les ai-je vus et côtoyés pendant mon enfance ? Ont-ils influencé mes choix et ma vie ? Le fait qu’ils aient été tous les deux des artistes a-t-il été déterminant ? Je me le demande encore.
Mon père était violoniste et ma mère pianiste. Lui était membre de l’orchestre Colonne, un troisième violon dans cette formation où il a joué pendant cinquante ans. Il travaillait tout le temps. Quand les vacances arrivaient, ce n’était pas pour se reposer. Nous allions à Dieppe, où mes parents louaient tous les étés la même maison, car mon père jouait dans l’orchestre du casino, devant un public qui n’écoutait guère. Mon souvenir de ces vacances n’est pas très bucolique. C’est celui de ma mère agacée, se plaignant que, pour aller aux toilettes, il lui faille aller dans une cabane au fond du jardin…
Cette mère si facilement mécontente était donc, elle aussi, musicienne. Elle avait fait des études de piano très sérieuses, très sévères, et elle jouait très bien. Je la revois assise devant son instrument, dans le salon – lequel était d’ailleurs en même temps ma chambre, puisque c’est là que je dormais, sur le divan. Mais ces souvenirs sont rares : elle jouait fort peu pour elle-même, pour le simple plaisir de jouer. Elle aurait souhaité être soliste, une virtuose, mais elle n’y est pas parvenue. Elle est devenue professeure de musique. Son piano lui aura finalement donné une activité qu’elle a exercée sans passion ni enthousiasme. Pour elle, la musique n’était plus un art. Pendant mon enfance, j’avais le sentiment que, pour gagner son argent, ma mère devait faire répéter à ses élèves le même exercice tous les jours. Un métronome qui ne s’interrompt jamais.
À propos du piano, me vient un souvenir qui pèse dans la mémoire de mon enfance. Ma mère, qui avait voulu m’apprendre à en jouer, n’arrivait à rien avec moi. Je ne voulais pas apprendre. Les mains sur le clavier, toutes les sensations m’étaient pénibles. Le plaisir n’était jamais là et je ne progressais décidément pas. Quand elle m’a demandé pourquoi je rechignais tant à travailler mon piano, je lui ai dit que mes yeux souffraient, que je voyais mal. Elle m’a tout de suite emmené chez le médecin qui, après m’avoir ausculté, a conclu que je n’avais aucun problème de vue. Je n’avais fait que chercher une excuse pour éviter d’avoir à m’entraîner. Ma mère a cédé devant mon caprice d’enfant. Elle a décidé que je n’apprendrais finalement pas le piano. Et aujourd’hui, je regrette qu’elle n’ait pas insisté. Je trouve mon comportement de l’époque lamentable, envers ma mère et envers moi.
Le piano abandonné, je ne suis pas passé au violon. Je ne crois pas que mon père ait voulu me l’apprendre. Tant mieux. Cela m’aurait rendu fou d’essayer de manier correctement un instrument si difficile.
Je n’ai aucun souvenir de mon père et de ma mère faisant ensemble de la musique pour le plaisir. Mes parents n’étaient pas très amoureux de leur activité. Mon père travaillait beaucoup son violon, mais comme un métier qui le fatiguait. C’était une sorte de fonctionnaire de la musique, très organisé, très discipliné. Une image tendre me livre sa silhouette ondulante pendant qu’il répétait ses gammes. Mais aucune passion ne s’exprimait là. Je suis le résultat de parents artistes qui n’ont pas su m’initier à l’art. À l’époque, ce constat pouvait me faire de la peine. Quand j’y repense, je suis encore très troublé. Comment peut-on vivre en exerçant une discipline artistique comme la musique sans joie ni passion ?
Le souvenir un peu terne de mes parents contraste avec celui, lumineux, de mon oncle, le frère de mon père, lui aussi violoniste, et de sa femme, elle aussi pianiste. Ils formaient un couple qui m’intriguait et m’intéressait davantage que celui dont j’étais issu. Ils représentaient l’envers positif de mes parents. S’il faut chercher mon influence, mon modèle, c’est sans doute de ce côté.
Mon oncle et ma tante habitaient à Sceaux. J’adorais leur rendre visite. J’échappais un moment à un environnement pesant. Mes parents et moi habitions derrière la mairie de la place d’Italie, dans un appartement d’une petite rue où se trouvaient un commissariat de police, un magasin de pompes funèbres et un hôtel de passe. C’était un modeste trois pièces. Il y avait la chambre de mes parents, une pièce minuscule, et le salon où l’on mangeait et où je dormais. Mon lit était dans le salon, je n’avais pas de chambre. Je ne crois pas que j’en ai été malheureux, mais mon enfance s’est déroulée sans que j’aie jamais eu la moindre intimité, dans la sensation difficile de ne pouvoir avoir une vie à moi. J’étais une sorte de locataire chez mes parents, sans aucun endroit qui me soit réservé et où j’aurais pu me réfugier. Je me souviens d’être juste là, sur le divan, mon lit, pendant que ma mère donnait sa série de leçons à ses élèves. Je l’observais en silence.
J’aimais l’ambiance qui émanait de mon oncle, que je trouvais radieux. Mon père pensait me faire rire en racontant des histoires pas drôles du tout. Son frère, lui, était un vrai conteur. Il connaissait mille histoires pittoresques et merveilleuses. En sa présence, un monde s’ouvrait. Il voyageait, allait apprendre la musique aux sauvages dans les pays du Sud – comme on disait à l’époque –, je le voyais comme un violoniste errant. Je l’aimais. Et tout autant sa femme, ma tante. Ce sont des personnes qui m’ont gâté. Ils m’offraient du temps de vie et des moments privilégiés. Il y avait de la gaieté, de la fantaisie autour d’eux. Ils auraient été très heureux de m’avoir comme enfant. J’avais avec eux une intimité que je n’avais pas avec mes parents. C’étaient eux, mon oncle et ma tante, mes exemples, et non pas mes parents. Ils étaient étranges ces deux couples, apparemment semblables – un violoniste et une pianiste – mais si différents…
Je ne sais pas si mon oncle a toujours été très fidèle. Je me souviens que ma mère, de temps en temps, disait à mon père – qui, comme à son habitude, ne répondait pas – que son frère exagérait tout de même beaucoup, qu’il n’était pas très sérieux. L’insinuation était claire. Est-ce qu’il trompait ma tante ? Je n’ai jamais perçu de tension entre eux deux. Ils s’adoraient, sans aucun doute. Contrairement à mon père et ma mère, qui ne s’amusaient guère, mon oncle et ma tante étaient à la fois passionnés l’un par l’autre et par leur musique.
Mes parents ne formaient pas une alliance très heureuse. Il n’y avait rien de violent entre eux. Ce n’était pas un grand malheur. Ils s’aimaient bien, mais ils s’ennuyaient. Leur histoire ne donnait pas l’impression d’être animée par une nécessité profonde. C’était un homme et une femme qui s’étaient habitués l’un à l’autre. Un jour, ma mère m’a dit une chose qui m’a fait du mal : « Tu dois savoir que si ton père et moi n’avons pas divorcé, c’est à cause de toi. »
Mon père était un homme silencieux. À côté de son violon, il y avait sa femme, et ce fils qui était mort. Après, il en a fait un autre, moi, en remplacement, mais il demeurait effacé, comme dissous dans le tableau. Ma naissance a sans doute calmé les choses, je veux dire qu’elle a calmé la tension extrême et la tristesse qu’engendre un deuil comme celui que des parents peuvent vivre. Cela dit, je n’ai pas été l’objet d’une tendresse particulière de la part de mon père, ce qui m’a toujours chagriné. Chagriné et étonné. Je le regrettais. Il y avait une distance qui s’est toujours maintenue entre nous et j’en ai certainement souffert.

Re: Les colibris

par takapoto » 02 janv. 2019 08:26

[youtube]https://youtu.be/Zadq5dl2G8Q[/youtube]
L'avancée de la civilisation

Re: Les colibris

par noko » 02 janv. 2019 08:29

la tristesse

Re: Les colibris

par takapoto » 02 janv. 2019 12:30

[youtube]https://youtu.be/itbwXMMkBQw[/youtube]
Stockage d'énergie renouvelable pas cher.
Lorsque l’électricité est excédentaire, la grue monte les blocs de béton. Lors d’un pic de demande, les blocs sont descendus en alimentant une turbine qui produit de l’électricité

Re: Les colibris

par takapoto » 13 janv. 2019 20:02

[youtube]https://youtu.be/9DRMJExUxhE[/youtube]

Re: Les colibris

par takapoto » 14 janv. 2019 16:46

lettre.jpg
lettre.jpg (193.76 Kio) Vu 380 fois

Re: Les colibris

par takapoto » 07 févr. 2019 06:27

[youtube]https://youtu.be/nTq3HF0O4yk[/youtube]

Re: Les colibris

par takapoto » 13 févr. 2019 07:25

Screenshot 2019-02-13_07-22-05-274.jpg
Screenshot 2019-02-13_07-22-05-274.jpg (53.7 Kio) Vu 352 fois
QUAND L’IMPENSABLE DEVIENT PENSABLE
La première d’un nouvelle génération de mini bombes nucléaires vient de quitter sa chaine de montage pour équiper les missiles tridents d’une portée de 7500 kms des sous-marins US. Transportant une charge de 5 kilotonnes au lieu des 100 kilotonnes actuelles, elle n’est pas conçue pour dissuader, mais pour être utilisée. A relier au processus de retrait du Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire récemment engagé par l’administration Trump.

Re: Les colibris

par Benoist Rousseau » 13 févr. 2019 08:24

Les mini bombes tactiques :(