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On y parle psychologie, psychanalyse, développement personnel... Le trading c'est beaucoup plus que des chiffres
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Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par Bobbix » 29 juin 2020 20:03

Mis en contexte : Il y a quelques mois, j’ai eu le fameux déclic qui m’a fait évoluer et j’ai commencé à devenir rentable. Egalement je me suis mis à réfléchir sur la mécanique psychologique derrière ce phénomène car je pense que cela peut aider quelques personnes.

Réflexion sur l’évolution d’un comportement humain

En trading, pour passer de l’étape perdante à l’étape gagnante il faut adopter un certain nombre de réflexes, d’habitudes, façons de penser etc.. qui mis bout à bout avec des efforts réguliers nous emmènes a modifier notre comportement face aux marchés.

Ces changements forment l’évolution d’un trader A non rentable à un trader B rentable. Et, de la même manière qu’en anthropologie, le changement se fait que si cela coute moins cher de changer que de resté figé.

Le changement advient lorsque : Cout de l’action < Cout de l’inaction

Ce qui nous fait bouger

Le moteur de l’être humain, c’est comme le moteur d’une voiture. Il y a une force attractive et une force répulsive

La force attractive c’est ce qui nous attire, cela se manifeste par le sentiment qu’évoluer nous amènera vers une vie meilleure. En l’occurence, gagner de l’argent en bourse nous emmènerai vers une indépendance financière, une plus grande liberté etc.. C’est une force qui existe mais elle est rarement suffisante.

La force répulsive, qui pour moi est la plus grande force motrice. C’est lorsque que le cout de l’inertie est tellement grand que vous êtes obligez de bouger.

Je prend l’exemple des personnes qui font un régime drastique, qui change toutes leurs habitudes et qui ne dégrossissent jamais. Pourquoi la personne passe de l’état apathie à l’état de mouvement ? Une personne en surpoids sait que c’est mauvais pour elle, qu’elle devrait faire des efforts, mais elle ne souffre pas suffisamment, ses problèmes sont supportables. Par contre, à la seconde où elle prend le kilos de trop, à la seconde ou le cout de la souffrance devient trop grand, elle se met à faire des efforts.

Cette exemple de déclic est valable pour énormément de chose, les fumeurs, la douleur physique, le manque de capital économique, un emploi insupportable, etc etc etc

Qu’est-ce que c’est que la dépression/ le burnout ?

Pour moi la dépression et le burnout est l’étape finale de la phase de souffrance et précède l’étape où l’on commence à bouger. Si la dépression existe, c’est qu’elle est utile à l’humain, sinon l’anthropologie l’aurait supprimé. Ma théorie est que la dépression et le burnout sont un message du corp signifiant « C’est insupportable ce qu’il se passe, ça coute trop cher, je vais te perturber dans tout les sens pour que tu trouves l’énergie suffisante pour bouger »

Les conseils que j’aurai à donner :

Je reprend mon équation : Le changement arrive quand Cout de l’action < Cout de l’inaction

Estce que cela vous coute tant que ça de continuer à perdre ? Estce que cela vous blesse tant que ça psychologiquement ? Estce que les sommes perdus sont réellement si élevés que ça ? Estce que la douleur est insupportable ?

Tant que vous n’aurez pas suffisamment de ressentiment, tant que vous n’aurez pas souffert vous ne changerez pas. Il faut arriver au point ou la perte nous fait tellement mal qu’on se dit « Plus jamais ça ». Benoist dit souvent que sa règle n°1 c’est de ne pas perdre d’argent, je crois que cela à avoir avec cela.

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par ChristelleP » 29 juin 2020 23:45

merci Bobbix pour cette reflexion ! :mercichinois:

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par Elcester » 30 juin 2020 06:44

Effectivement, ton analyse me paraît très juste :top:

J'aime beaucoup l'apport de la notion de force attractive / répulsive et du cout de l'action < cout de l'inaction.
Je pense que tu as bien identifié les moteurs du changements :mercichinois:

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par Motiyo » 30 juin 2020 09:02

Bien vu, il arrive un moment où l'espérance de gain et le plaisir qui va avec sont complètement effacés par la douleur de l'échec. A ce stade, tous les efforts sont dirigés contre le risque et la perte, les gains ne sont qu'accessoires et ce tant qu'il n'y aura pas la maîtrise des échecs. Celle-ci acquise, toutes les portes de la réussite sont envisageables.

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par antares45 » 30 juin 2020 19:51

Très bonne réflexion bobbix :top:

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par soudeissi » 12 juil. 2020 08:48

merci pour ce magnifique réflexion :merci:

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par theoreal » 12 juil. 2020 09:06

Intéressante comme réflexion, elle est d'ailleurs applicable dans nombre de domaines : la cigarette, le surpoids, la masturbation
Ce n'est pas exactement pareil mais ce sont des plaisirs quasi instantanés, facile d'accès, qui à long terme peuvent être ravageurs
On ne s'en sort que lorsque la douleur est trop intense et on a alors ce déclic

Re: Vous perdez car vous ne souffrez pas vraiment

par Francis1 » 12 juil. 2020 13:34

Je n'en suis pas si sûr, mais ça peut être comme ça pour beaucoup de gens.