Retour du GMT lundi 10 aout 2026
En attendant, le calendrier du jour, ce qui est important :
Rien de particulier, les inscriptions au chômage US à 14H30 comme toutes les semaines.
L'anecdote du jour pour les plus vieux :
En août 1995, une petite entreprise qui existe depuis à peine seize mois s'apprête à entrer en Bourse. Elle s'appelle Netscape, et elle fabrique le logiciel qui permet, pour la première fois, à monsieur et madame tout le monde de naviguer facilement sur Internet.
À l'époque, Internet est encore un mystère pour la plupart des gens. Peu de foyers sont connectés, et personne ne sait vraiment si ce réseau deviendra un jour autre chose qu'un gadget pour chercheurs et informaticiens. Netscape, elle, ne gagne quasiment pas d'argent. Elle distribue même son logiciel gratuitement à beaucoup d'utilisateurs.
Le jour de son entrée en Bourse, le 9 août 1995, l'action devait initialement être proposée autour de 14 dollars. Mais la demande est tellement forte que le prix est relevé à 28 dollars juste avant l'ouverture. Et dès les premières minutes de cotation, le titre s'envole encore, jusqu'à toucher 75 dollars dans la journée, avant de terminer autour de 58 dollars. En une seule séance, une entreprise qui ne gagnait presque pas d'argent se retrouve valorisée à plus de deux milliards de dollars.
Ce jour-là marque un tournant. C'est souvent cité comme le vrai coup d'envoi de ce qu'on appellera plus tard la bulle internet. Des centaines d'entreprises vont suivre le même chemin dans les années qui suivent : entrer en Bourse avec très peu de revenus, mais une promesse immense liée à ce nouveau monde numérique. Certaines deviendront des géants. Beaucoup d'autres disparaîtront quelques années plus tard, quand la bulle éclatera en 2000 et 2001.
Netscape elle-même ne survivra pas telle quelle : rachetée par AOL en 1999, sa technologie finira par s'éteindre progressivement face à la concurrence d'un certain Internet Explorer de microsoft.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire, c'est à quel point un marché peut s'emballer sur une promesse d'avenir, bien avant que les chiffres ne suivent. Ce n'est pas forcément une erreur en soi. Mais c'est un mécanisme qui se répète à chaque grande révolution technologique, et qu'il vaut mieux reconnaître quand on le voit venir.
De bons trades à tous et toutes
