@Elcester
Je risque de dériver du pur stoïcisme car je me permets d'apporter un autre éclairage et une autre voie de compréhension à ce que j'ai précédemment écrit et qui peut être interprété différemment : savoir générer son propre bonheur n'a rien à voir avec l'égoïsme ou le fait d'être indépendant, et c'est pourtant bien trop souvent un amalgame courant.
Tu décris la colocation de 2 êtres qui vivraient chacun leur vie, en parallèle l'un de l'autre, car vivre en couple signifierait, de ce que j'en ai compris et à l'inverse, devoir faire des concessions et donc diminuer potentiellement son bonheur. La notion de couple idéal est bien toute personnelle et je me garderai d'y apposer un quelconque jugement. Je ne te réponds donc pas sur le mode de fonctionnement que tu décris qui a sa raison d'être, mais sur la réaction que tu as eu pour aboutir à cette vision :
Être égoïste, c’est faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Être heureux c’est au contraire s’épanouir personnellement, ceci aboutissant à étendre son éclat vers son entourage pour incidemment les tirer eux aussi vers le haut ou vers l’accomplissement et entrer dans un système vertueux. L’égoïsme mène au matérialisme et à la solitude, or quand on est heureux on partage, on donne et on reçoit (mais sans jamais se sacrifier et sans attendre de retour, c’est important), on devient altruiste et « simplement » satisfait.
Voici une très bonne définition de l’égoïsme par Lise Burbeau, qui a écrit le livre « L’acceptation de soi » : « Être égoïste, c’est vouloir que l’autre s’occupe de nos besoins avant les siens ; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre ; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur. Ainsi, c’est le contraire de l’amour véritable ».
Nos proches, notre famille, notre conjoint(e) ne peuvent nous aider qu’à être plus heureux, mais pas à l’être tout court. S'affranchir de ses attentes envers les autres permet de trouver beaucoup plus de sérénité, de se détacher un peu plus d'un éventuel ressentiment généré par une déception quelconque à leur égard qui viendrait, lui, ternir notre quotidien.
Là encore on pourrait me dire, en quoi est-ce qu'on génère son bonheur alors ? Le bonheur vient de l'intérieur, et seulement de là, en cela les stoïciens n'ont rien de matérialiste et c'est une clé importante. Le bonheur ne peut venir de quiconque ou de quoi que ce soit d'extérieur. En cela la voie de l'auto-suffisance personnelle est intéressante dans ce courant de pensée, mais ne remet pas en question l’interrelation avec les autres pas plus qu'une absence de sentiment.
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Sur ce je file désolé

Je vais me régénérer les neurones en fin de journée au grand air !