Juste un petit passage pour dire que je n'ai plus de gastornis : fin des prises de bénéfice ce matin. Attente prochain retour en dessous de 5300/5200.
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Pour poursuivre sur le cygne noir de l'autre jour, j'ai encore appris plein de choses avec une analyste quantitative en chef d'une grosse boîte : le calcul de risques pèse des dizaines de milliards de dollars et emploie parmi les plus brillants cerveaux mondiaux de New York à Paris en passant par Tel Aviv et les 4 coins de la planète.
Les systèmes experts sont de plus en plus compliqués et en dessous d'un doctorat en maths/physique, peu de chance d'y comprendre quelque chose. C'est une partie du problème d'autant que les meilleures équipes de R/D très recherchées ont tendance à avoir la bougeotte. L'autre étant, qu'à ma surprise je dois dire, tout n'est pas codé en dur : les utilisateurs doivent rentrer certaines variables. Du coup, même les plus grandes banques mondiales font des grosses boulettes. Rassurant ...
En plus, une dérive habituelle est de confondre la somme des risques des éléments d'un produit déterminé avec le risque du produit lui-même. Comme chaque institution doit calculer en permanence son risque total sur des dizaines de milliers de produits différents, on imagine facilement que le résultat final est certes joliment présenté mais d'une fiabilité plus que douteuse.
Comme je lui ai fait remarquer, comme ça, que ça fleurait bon les subprimes, son bazar, elle a ri pendant 5 minutes. Je dis ça je dis rien.

(soit dit en passant que ça m'arrangeait puisqu'on dit
Femme qui rit, à moitié dans son lit. Ok je

)