xxxx a écrit :Le battement d'aile du papillon ne change pas immédiatement l'état futur du système, ne déclenche pas tout de suite le cyclone à l'autre bout de la planète.
xxxx, cette image est fausse mais relayée de partout, suite à sa déformation par les publicitaires, journalistes, ...
Historiquement, c'est un météorologue nommé Lorenz qui l'a imaginée (mais elle a été dévoyée) pour expliquer les conditions sensitives initiales, découvertes de la façon suivante. Il avait créé un simulation simple d'un monde genre `Gaïa` de la terre avec peu d'équations programmées: celles qu'ils jugeait les plus importantes (je crois qu'il y en avait 3, tout au plus). Puis, il lançait des simulations en faisant varier les quelques paramètres de ses équations programmées. Ce faisant, il découvrait des simulations amenant à des mondes blancs - complètement gelés - et à d'autres extrêmes surprenants.
Le véritable thème de sa recherche, portait sur la prédictibilité en météo.
Un jour, il a repris une ancienne simulation dont il avait gardé les valeurs initiales des paramètres à entrer sauvegardées sur un listing, et l'autre listing-résultat montrant graphiquement l'évolution du temps. Il a donc ré-entré ces données originelles, et il a attendu le résultat qui devait correspondre forcément au précédent. Et bien non! Il a regardé plusieurs fois le graphique-listing originale, et celui qui venait de s'imprimer: ils étaient semblables tout au début, puis des divergences apparaissaient assez rapidement, puis ils différaient complètement.
Il a longtemps cherché et a fini par se souvenir d'un détail: lors de sa simulation originelle, les valeurs qu'il rentrait comptaient normalement 6 chiffres après la virgule, en sus du 10^5 Pa ie
de l’atmosphère globale courante. Son ordinateur pouvait en effet faire des calculs avec 6 chiffres décimaux.
Or, sur le listing de sauvegarde de ces mêmes valeurs des paramètres en entrée, elles étaient tronquées à 3 chiffres après la virgule. il avait donc re-entré des valeurs tronquées à la 3ème décimale d'une atmosphère.
➔ ça voulait dire que lorsqu'il rentrait une
petite variation de pression globale de l'ordre de la grandeur du battement d'ailes d'une armée de papillons recouvrant la terre, les prévisions se mettaient à différer assez rapidement.
☞ ce jour là, il décida que la prévision météo à long terme était une chimère, et il abandonna cette recherche.

Tout ça pour dire, que Lorenz parlait de la différence de pression uniformément répartie sur la surface de sa terre miniature modélisée, égale à celle qu'exerce la force d'un papillon localement. Mais il n'a jamais parlé d'un seul papillon isolé dans son coin, ce qui est une nuance de taille!!?