Bonjour à tous et bienvenue. J'espère que vous avez passé une bonne journée hier. Normalement, j'aurais la possibilité de faire le good morning trading qui vous donnera toutes les informations demain matin sur les niveaux, donc je vous mets le good morning trading ici vers 7:30 :
L'anecdote du jour
Le 18 mai 2012, facebook entre en Bourse. C'est l'événement le plus attendu de l'année à wall street. L'entreprise de Mark Zuckerberg compte déjà plus de 900 millions d'utilisateurs dans le monde, et tout le monde veut une part du gâteau.
L'action est mise en vente à 38 dollars, ce qui valorise l'entreprise à plus de 100 milliards de dollars, un chiffre énorme pour une société qui n'a que huit ans d'existence. La demande est tellement forte que l'introduction est même repoussée de quelques minutes, puis retardée encore, à cause d'un problème technique sur le nasdaq, la Bourse où l'action doit être cotée. Le système informatique n'arrive tout simplement pas à gérer le nombre d'ordres d'achat qui arrivent en même temps.
Mais très vite, l'euphorie retombe. Le titre, censé s'envoler comme celui de beaucoup d'autres entreprises technologiques avant lui, termine sa première journée quasiment au même prix qu'à l'ouverture, ce qui est déjà vu comme une déception pour une entrée aussi attendue. Les jours suivants sont pires : l'action dévisse, perdant plus d'un quart de sa valeur en deux semaines.
Ce qui rend cette histoire intéressante, c'est ce qu'on découvre ensuite. Juste avant l'introduction en Bourse, plusieurs grandes banques chargées de l'opération avaient discrètement revu à la baisse leurs prévisions de revenus pour facebook, notamment à cause d'une inquiétude sur la publicité affichée sur les téléphones mobiles. Ces informations avaient été partagées avec quelques gros clients institutionnels, mais pas avec le grand public qui achetait les actions en pensant miser sur une valeur sûre. L'affaire finira devant la justice, et les banques concernées paieront de lourdes amendes.
L'histoire ne s'arrête pas là, et c'est ce qui la rend presque belle. Deux ans plus tard, en 2014, l'action facebook a déjà largement dépassé son prix d'introduction. Aujourd'hui, l'entreprise, devenue Meta, vaut plusieurs fois ce qu'elle valait ce jour de mai 2012.
La leçon à en tirer est double. D'abord, une entrée en Bourse ratée ne dit rien de l'avenir d'une entreprise sur le long terme. Et ensuite, méfiez-vous toujours de l'écart entre ce que savent les grands acteurs d'un marché et ce qui est réellement communiqué à tout le monde au même moment.
Je vous souhaite une belle journée de trading et beaucoup de patience, la patience étant probablement la principale qualité d'un trader.
L'anecdote du jour
Le 18 mai 2012, facebook entre en Bourse. C'est l'événement le plus attendu de l'année à wall street. L'entreprise de Mark Zuckerberg compte déjà plus de 900 millions d'utilisateurs dans le monde, et tout le monde veut une part du gâteau.
L'action est mise en vente à 38 dollars, ce qui valorise l'entreprise à plus de 100 milliards de dollars, un chiffre énorme pour une société qui n'a que huit ans d'existence. La demande est tellement forte que l'introduction est même repoussée de quelques minutes, puis retardée encore, à cause d'un problème technique sur le nasdaq, la Bourse où l'action doit être cotée. Le système informatique n'arrive tout simplement pas à gérer le nombre d'ordres d'achat qui arrivent en même temps.
Mais très vite, l'euphorie retombe. Le titre, censé s'envoler comme celui de beaucoup d'autres entreprises technologiques avant lui, termine sa première journée quasiment au même prix qu'à l'ouverture, ce qui est déjà vu comme une déception pour une entrée aussi attendue. Les jours suivants sont pires : l'action dévisse, perdant plus d'un quart de sa valeur en deux semaines.
Ce qui rend cette histoire intéressante, c'est ce qu'on découvre ensuite. Juste avant l'introduction en Bourse, plusieurs grandes banques chargées de l'opération avaient discrètement revu à la baisse leurs prévisions de revenus pour facebook, notamment à cause d'une inquiétude sur la publicité affichée sur les téléphones mobiles. Ces informations avaient été partagées avec quelques gros clients institutionnels, mais pas avec le grand public qui achetait les actions en pensant miser sur une valeur sûre. L'affaire finira devant la justice, et les banques concernées paieront de lourdes amendes.
L'histoire ne s'arrête pas là, et c'est ce qui la rend presque belle. Deux ans plus tard, en 2014, l'action facebook a déjà largement dépassé son prix d'introduction. Aujourd'hui, l'entreprise, devenue Meta, vaut plusieurs fois ce qu'elle valait ce jour de mai 2012.
La leçon à en tirer est double. D'abord, une entrée en Bourse ratée ne dit rien de l'avenir d'une entreprise sur le long terme. Et ensuite, méfiez-vous toujours de l'écart entre ce que savent les grands acteurs d'un marché et ce qui est réellement communiqué à tout le monde au même moment.
Je vous souhaite une belle journée de trading et beaucoup de patience, la patience étant probablement la principale qualité d'un trader.
