les témoignages sont là, et ils se multiplient.
Depuis la sortie de l’enquête, nous en avons reçu plus d’une dizaine.
Une source policière nous a également contactés pour exprimer son malaise.
Selon elle, l’utilisation de la reconnaissance faciale via le téléphone est encouragée par la politique du chiffre.
«Si une personne apparaît dans le fichier pour avoir été arrêtée en train de fumer un joint, même il y a des années, on va systématiquement la retenir pour la fouiller, voire la palper de manière approfondie, alors même qu’il n’y a aucune autre raison de la soupçonner».
En clair, l’utilisation de cette technologie hors de tout cadre légal est complètement banalisée.
C’est vertigineux. Imaginons que demain notre démocratie bascule dans un régime autoritaire. Il ne faudrait pas grand-chose pour que l’outil se retourne contre des pans entiers de la population
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Laurent Nuñez dit avoir découvert le problème avec notre enquête.
Le ministre assure qu’il «n’a pas connaissance» de cette pratique «illégale», mais précise toutefois qu'il a donné des instructions aux directions générales de la police et de la gendarmerie... Au cas où.
Il confirme également que la CNIL va mener «des enquêtes au sein du ministère de l'intérieur».
Il conclut : «Nous verrons bien»
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