Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
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Deilhade
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Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Le géographe, 1669
Introduction
Vous êtes-vous déjà baladé au Louvre ? … Hum ?
En déambulant dans ses galeries, vous contemplerez des centaines de tableaux, tous plus gros les un que les autres.
Et puis, si vous êtes fin observateur… Vous décèlerez, relégué dans un misérable coin de couloir, une toute toute petite œuvre… Peut-être l’une des plus petites que contienne ce musée. 40 par 60 cm maximum… Un Vermeer, messieurs dames. Un Vermeer.
Un léger détail vous sautera alors au visage: sa luminosité irradie avec une telle intensité, qu’elle renvoie à elle seule toutes les autres dans l’obscurité.
Tous ces artistes, tous, au travers des commandes officielles, dépeignaient des immenses batailles ! Des grands rois ou riches nobles, des scènes mythologiques gargantuesques ! Des paradis aux mille vierges et anges, et tout le tintouin.
… Vermeer, lui, peignait des servantes dans des pauvres arrières cours.
Tous surenchérissaient en termes de taille, de grandiloquence, de démonstration de puissance exacerbée, et de moyens de réalisation démesurés !
… Vermeer, lui, s’émerveillait devant un simple rayon de soleil passant au travers d’une fenêtre. Ce rayon venait se poser délicatement sur le velouté d’un drapé, sur la blancheur de peau d’une dame hollandaise de son époque.
Tous pouvaient se prévaloir à leur actif de centaines de tableaux qu’ils débitaient à la chaîne !
…Vermeer, lui, n’a peint que 45 tableaux, dont à peine 34 nous sont parvenus. Décédé à 43 ans, il n’aurait de toute façon pas eu le temps de faire plus, le pauvre.
Or, Vermeer est selon moi, le plus grand peintre de l’histoire de l’art (je sais, j’en fais des caisses, là).
Et l’histoire l’a reconnu comme tel. Tout ce que l’on sait sur sa biographie pourrait tenir sur un timbre poste. La plupart des autres peintres, eux, ont des biographies longues comme mon … bras, et sont pourtant peu ou prou tombés dans l’oubli.
La question, c’est :
Pourquoi ?
Bon ben, c’est ce que nous allons voir. C’est parti.
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Deilhade
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1 - Biographie éclair
1 - Biographie éclair
Extrait Wikipédia :
« Actif dans la cité hollandaise de Delft rattachée à la maison d’Orange, Vermeer semble avoir acquis en son temps une réputation d’artiste novateur, et avoir bénéficié de la protection de riches commanditaires. Mais une notoriété qui s'est essentiellement cantonnée aux limites du territoire provincial qui était le sien.
Vermeer n'est réellement mis en lumière que dans la deuxième moitié du xixe siècle. »
Autoportrait présumé, 1656
Johannes a démarré sa vie à partir d’une une situation familiale pour le moins précaire. Orthodoxe, il s‘est par la suite converti au christianisme afin d’épouser Catharina Bolnes, une catholique aisée.
Après lui avoir fait une tripotée de marmots (15 au total), il dut se décarcasser pour ramener de quoi faire chauffer la marmite.
Passez-moi l’expression, mais ce point est très important. Les peintres ont toujours, et je dis bien toujours, été confrontés à ce problème. Et de tout temps.
Il le fit, bien sur. Être peintre ne veut pas dire être irresponsable.
Il commença donc en reprenant le négoce de tableaux de son père. Il a par ailleurs été reconnu comme expert dans ce domaine à trente ans à peine. Une corporation issue de ce milieu, la guilde de Saint-Luc, l’avait élu à sa tête. Ça carburait plutôt bien au début, en somme.
Il se considérait avant tout comme un peintre. Et c’est pour cette raison qu’il le notifia ainsi dans les divers documents officiels qui nous sont parvenus.
Seulement voilà, tout n’est pas cirrhose (comme dirait un alcoolo), surtout pour un simple peintre connu juste régionalement (J’en connais un rayon à ce sujet, croyez-moi). Même s’il vécut dans l’âge d’or hollandais, son époque connut de nombreux revers financiers.
De graves crises économiques (et oui, ça ne date pas d’hier, ça) dues à des attaques des anglais (encore eux, bon sang. Ils ont toujours eu faim, les bougres). De graves crises, disais-je, ont ni plus ni moins stoppé net le marché de l’art durant cette période.
Et là, les réjouissances commencent… Plutôt que d’en faire une liste interminables (il dut s’endetter, etc, etc…), on dispose d’un témoignage particulièrement touchant de sa charmante femme, qui relate cette période dans les termes suivants :
« Mon mari, non seulement n'avait pu vendre son art, mais en plus, à son grand préjudice, les tableaux d'autres maîtres avec lesquels il faisait commerce lui étaient restés sur les bras. Pour cette raison et à cause des grandes dépenses occasionnées par les enfants, pour lesquelles il ne disposait plus de moyens personnels, il Futures si affligé et s’affaiblit tellement qu’il en perdit la santé et mourut en l’espace d’un jour ou un jour et demi»
Voilà, juste histoire de vous donner une idée.... Pour les jeunes générations voulant être artiste, dites-vous qu’il en va comme pour le trading : ça n’est pas forcément une sinécure (Je parle en connaissance de cause)
Vue de Delft, 1660. L’un des deux seuls paysages de Vermeer connus à ce jour.
Extrait Wikipédia :
« Actif dans la cité hollandaise de Delft rattachée à la maison d’Orange, Vermeer semble avoir acquis en son temps une réputation d’artiste novateur, et avoir bénéficié de la protection de riches commanditaires. Mais une notoriété qui s'est essentiellement cantonnée aux limites du territoire provincial qui était le sien.
Vermeer n'est réellement mis en lumière que dans la deuxième moitié du xixe siècle. »
Autoportrait présumé, 1656
Johannes a démarré sa vie à partir d’une une situation familiale pour le moins précaire. Orthodoxe, il s‘est par la suite converti au christianisme afin d’épouser Catharina Bolnes, une catholique aisée.
Après lui avoir fait une tripotée de marmots (15 au total), il dut se décarcasser pour ramener de quoi faire chauffer la marmite.
Passez-moi l’expression, mais ce point est très important. Les peintres ont toujours, et je dis bien toujours, été confrontés à ce problème. Et de tout temps.
Il le fit, bien sur. Être peintre ne veut pas dire être irresponsable.
Il commença donc en reprenant le négoce de tableaux de son père. Il a par ailleurs été reconnu comme expert dans ce domaine à trente ans à peine. Une corporation issue de ce milieu, la guilde de Saint-Luc, l’avait élu à sa tête. Ça carburait plutôt bien au début, en somme.
Il se considérait avant tout comme un peintre. Et c’est pour cette raison qu’il le notifia ainsi dans les divers documents officiels qui nous sont parvenus.
Seulement voilà, tout n’est pas cirrhose (comme dirait un alcoolo), surtout pour un simple peintre connu juste régionalement (J’en connais un rayon à ce sujet, croyez-moi). Même s’il vécut dans l’âge d’or hollandais, son époque connut de nombreux revers financiers.
De graves crises économiques (et oui, ça ne date pas d’hier, ça) dues à des attaques des anglais (encore eux, bon sang. Ils ont toujours eu faim, les bougres). De graves crises, disais-je, ont ni plus ni moins stoppé net le marché de l’art durant cette période.
Et là, les réjouissances commencent… Plutôt que d’en faire une liste interminables (il dut s’endetter, etc, etc…), on dispose d’un témoignage particulièrement touchant de sa charmante femme, qui relate cette période dans les termes suivants :
« Mon mari, non seulement n'avait pu vendre son art, mais en plus, à son grand préjudice, les tableaux d'autres maîtres avec lesquels il faisait commerce lui étaient restés sur les bras. Pour cette raison et à cause des grandes dépenses occasionnées par les enfants, pour lesquelles il ne disposait plus de moyens personnels, il Futures si affligé et s’affaiblit tellement qu’il en perdit la santé et mourut en l’espace d’un jour ou un jour et demi»
Voilà, juste histoire de vous donner une idée.... Pour les jeunes générations voulant être artiste, dites-vous qu’il en va comme pour le trading : ça n’est pas forcément une sinécure (Je parle en connaissance de cause)
Vue de Delft, 1660. L’un des deux seuls paysages de Vermeer connus à ce jour.
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Deilhade
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2 - Le travail du peintre
2 - Le travail du peintre
Ce coup-ci, bon résumé de l’article wikipédia. Je me permets de citer l’extrait suivant :
« Vermeer reste essentiellement connu pour ses scènes de genre. Celles-ci présentent, dans un style qui conjugue mystère et familiarité, perfection formelle et profondeur poétique, des intérieurs et scènes de la vie domestique, pour figurer un monde plus parfait que celui dont il a pu être le témoin. Ces œuvres de la maturité présentent une cohérence qui les rend immédiatement reconnaissables, et qui se fonde notamment sur des associations de couleurs inimitables — avec une prédilection pour l'outremer naturel et le jaune, une grande maîtrise du traitement de la lumière et de l'espace, et la combinaison d'éléments restreints, récurrents d'un tableau à l'autre. »
Alors, voyons… En un mot, s’il y avait un seul point que vous devriez retenir sur Vermeer selon moi, ce serait :
« La lumière »
La lumière, c’est quoi ? En tant que peintre, avec d’autres collègues, nous avions bossé plus de quinze ans sur le sujet.
(Et c’est là que nous avions finalement découvert que les gens n’étaient attirées que par la déco kitsh, marqueur de leur classe sociale, mais qu’une démarche de peintre, en revanche, ça leur faisait comme la pluie sur le plumage des canard : c'est-à-dire que ça glisse, mais ça rentre pas. Bon).
Hum hum… Mes excuses pour cette énième digression. Reprenons. Ou plutôt, reformulons plus précisément, en contextualisant ce cher Vermeer dans la Hollande du XVIIème :
« Comment Vermeer, compte tenu du degré de connaissance et des moyens technologiques en vigueur dans son époque, comment est-il parvenu à comprendre ce qu’est une lumière donnée, et à un niveau qui frise le divin ? »
(Sur ce point en revanche, je n’en fais pas des caisses. Je le pense on ne peut plus sérieusement)
Nouvelle devinette (je vous soupçonne d’y prendre goût, depuis notre dernier sujet sur la perspective) :
1 - La joueuse d’archiluth, 1663, par Franz van Mieris, un contemporain de Vermeer.
2 – Une femme jouant de la guitare, 1670 par Vermeer
La première est une œuvre, la seconde, quant à elle, un pur chef-d’œuvre… Peut-être l’un des plus grands.
Pourquoi ?
- Les deux dépeignent exactement le même sujet, à savoir une femme jouant d’un luth ou d’une guitare.
- La première œuvre s’octroie même le plaisir de s’offrir des couleurs vives, limite tape-à- l’œil, là où pour la seconde, les couleurs restent douces, presque en retrait.
- La première a une facture classique, un type de représentation codifié, bieen conformiste, bieen « léché ». La seconde ressemble presque à une ébauche, tant les coups de pinceaux sont plâtrés (visage et fond mis à part).
- La seconde choisit de surcroit de dépeindre ce qu’il y a de plus difficile : un léger contre-jour avec une lumière tamisée (Tout peintre sait que c’est un véritable calvaire pour ne pas tomber dans la grisaille, dès lors que l’on se risque à vouloir peindre ce type de lumière)
Pour répondre à cette question, je vous ai déjà donné des pistes. Mais si vous êtes attentifs, vous remarquerez Vermeer lui aussi vous en dissémine…
A commencer par le titre du tableau. Avez-vous remarqué cette désinvolture affichée ?
Ce n’est même pas un enjoué « la joueuse, la guitariste…. » . Non. Ben non. Même pas un peu.
C’est : « une femme jouant de la guitare »… Le summum de la banalité. L’inintérêt radical et sans appel. D’un ennui mortel.
Ce que Vermeer essaie de vous faire comprendre là, c’est que le problème du peintre n’est pas de représenter un sujet quel qu’il soit. Tous les sujets finissent par être banals.
C’est toujours les mêmes, de toute façon.
Ce coup-ci, bon résumé de l’article wikipédia. Je me permets de citer l’extrait suivant :
« Vermeer reste essentiellement connu pour ses scènes de genre. Celles-ci présentent, dans un style qui conjugue mystère et familiarité, perfection formelle et profondeur poétique, des intérieurs et scènes de la vie domestique, pour figurer un monde plus parfait que celui dont il a pu être le témoin. Ces œuvres de la maturité présentent une cohérence qui les rend immédiatement reconnaissables, et qui se fonde notamment sur des associations de couleurs inimitables — avec une prédilection pour l'outremer naturel et le jaune, une grande maîtrise du traitement de la lumière et de l'espace, et la combinaison d'éléments restreints, récurrents d'un tableau à l'autre. »
Alors, voyons… En un mot, s’il y avait un seul point que vous devriez retenir sur Vermeer selon moi, ce serait :
« La lumière »
La lumière, c’est quoi ? En tant que peintre, avec d’autres collègues, nous avions bossé plus de quinze ans sur le sujet.
(Et c’est là que nous avions finalement découvert que les gens n’étaient attirées que par la déco kitsh, marqueur de leur classe sociale, mais qu’une démarche de peintre, en revanche, ça leur faisait comme la pluie sur le plumage des canard : c'est-à-dire que ça glisse, mais ça rentre pas. Bon).
Hum hum… Mes excuses pour cette énième digression. Reprenons. Ou plutôt, reformulons plus précisément, en contextualisant ce cher Vermeer dans la Hollande du XVIIème :
« Comment Vermeer, compte tenu du degré de connaissance et des moyens technologiques en vigueur dans son époque, comment est-il parvenu à comprendre ce qu’est une lumière donnée, et à un niveau qui frise le divin ? »
(Sur ce point en revanche, je n’en fais pas des caisses. Je le pense on ne peut plus sérieusement)
Nouvelle devinette (je vous soupçonne d’y prendre goût, depuis notre dernier sujet sur la perspective) :
1 - La joueuse d’archiluth, 1663, par Franz van Mieris, un contemporain de Vermeer.
2 – Une femme jouant de la guitare, 1670 par Vermeer
La première est une œuvre, la seconde, quant à elle, un pur chef-d’œuvre… Peut-être l’un des plus grands.
Pourquoi ?
- Les deux dépeignent exactement le même sujet, à savoir une femme jouant d’un luth ou d’une guitare.
- La première œuvre s’octroie même le plaisir de s’offrir des couleurs vives, limite tape-à- l’œil, là où pour la seconde, les couleurs restent douces, presque en retrait.
- La première a une facture classique, un type de représentation codifié, bieen conformiste, bieen « léché ». La seconde ressemble presque à une ébauche, tant les coups de pinceaux sont plâtrés (visage et fond mis à part).
- La seconde choisit de surcroit de dépeindre ce qu’il y a de plus difficile : un léger contre-jour avec une lumière tamisée (Tout peintre sait que c’est un véritable calvaire pour ne pas tomber dans la grisaille, dès lors que l’on se risque à vouloir peindre ce type de lumière)
Pour répondre à cette question, je vous ai déjà donné des pistes. Mais si vous êtes attentifs, vous remarquerez Vermeer lui aussi vous en dissémine…
A commencer par le titre du tableau. Avez-vous remarqué cette désinvolture affichée ?
Ce n’est même pas un enjoué « la joueuse, la guitariste…. » . Non. Ben non. Même pas un peu.
C’est : « une femme jouant de la guitare »… Le summum de la banalité. L’inintérêt radical et sans appel. D’un ennui mortel.
Ce que Vermeer essaie de vous faire comprendre là, c’est que le problème du peintre n’est pas de représenter un sujet quel qu’il soit. Tous les sujets finissent par être banals.
C’est toujours les mêmes, de toute façon.
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Deilhade
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2 - A - Le travail du peintre, détails
Non. Ce qui en fait un chef-d’œuvre immense, c’est ça :
Ou, ben tiens, ça encore :
Commençons par le plus évident, voulez-vous ?
La légèreté et la grâce absolue de cette main… Des deux mains. L’authenticité et la fraicheur dans l’expression du visage… A des années lumières des expressions rigides et codifiées de l’époque…. Les reflets tachetés du collier de perles, la douceur hallucinante de la chevelure, le … Hein ? … Oui, ok, j’arrête.
… Observez bien la main, la tête et le sillet de la guitare, ou encore le cadre du tableau dans le fond… Les lignes disparaissent. Elles finissent englouties par les tâches.
Pourquoi la tâche de peinture ? Parce que la tâche, c’est la couleur.
Et de l’agencement de plusieurs couleurs parfaitement harmonisées, naît la lumière.
… le gars vient de toucher le divin deux siècles avant les impressionnistes… P… Pardon, je deviens grossier. Je m’excuse.
Tout comme la résolution d’une équation mathématique complexe. Lorsque les lois du cosmos, de l’universel, ou de dieu (appelez-ça comme vous voulez) ; bref, lorsque ces lois sont comprises, et que l’agencement s’équilibre… Le miracle s’opère.
Désolé d’être pompeux, mais j’ai beau chercher : j’trouve pas d’autres mots.
Avez-vous remarqué le visage ? … Il est vert. Oui. Vert. Et pourtant, ça marche, ça fonctionne. Pourquoi ? Il m’a fallut toute une vie de peintre pour parvenir à le comprendre. Ça va m’être difficile de résumer ça en deux mots… Allez, je m’lance.
Nous avions, avec un collègue peintre, passé des années à mettre au point une nouvelle théorie sur la couleur. Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’y en avait pas eu de nouvelles depuis plus d’un siècle (le XIXème pour Chevreul), voir plus encore si l’on se réfère à Goethe.
Pour faire court, avec les moyens technologiques actuels, nous sommes enfin en mesure pour pouvoir « disséquer » une lumière. Ce que les anciens essayaient de deviner intuitivement, on peut maintenant le faire « scientifiquement ».
Mais comme tout le monde s’en Fiche, personne d’autre que nous ne l’a fait. Le monde actuel s’intéresse à son nombril, pas à Dieu. Bref. Passons. Ceci un autre sujet, et qui nous amènerait beaucoup trop loin.
Dans cette nouvelle théorie, fondée sur nos découvertes, ce n’est pas le rouge qui est complémentaire avec le vert, mais bel et bien le MAGENTA (un espèce de rose, si vous voulez).
Bien. Maintenant, observez la joue de la joueuse de guitare. Elle est rouge ? Jaune ? … Non. Elle est magenta. Et d’un magenta intense, presque criant.
Arrêtez-vous pour prendre un peu de recul … C’est même la seule couleur vive du tableau.
C’est LE POINT CENTRAL DU TABLEAU.
Je vous propose de jouer au jeu suivant. Avec votre doigt (celui que vous voulez, hein, m’embêtez pas avec ça), fermez un œil, et amusez-vous à cacher cette tâche magenta. D’un coup s’un seul, le visage devient livide, le vert devient presque immonde, LA TOTALITE du tableau s’effondre, et redevient terne.
"Tout" ne tient que par cette tâche. Et ça, c’est du génie. A l’état pur. Nous autres peintres modernes, ils nous a fallut quinze ans pour ne Futures-ce que commencer à comprendre ce que sont réellement les complémentaires. Et nous disposons de moyens technologiques infiniment plus évolués que ceux propres à l’époque de Vermeer.
Vermeer, lui, ne disposait que du dispositif de la chambra obscura (j’en parlerai plus tard si j’ai le temps). Lui n’avait pas d’appareil photos numériques reflex à quatre mille balles, il n’avait pas photoshop. Or pourtant, juste grâce à son intuition, il avait compris.
Nom de d..., c’est juste géant…. Pardon, je me mets à jurer maintenant, c’est pas bien. Je m’excuse.
… L’œuvre date de 1670. C’est une œuvre de maturité… Pas étonnant. Tout Vermeer est là, compris dans ces deux complémentaires.
Ou, ben tiens, ça encore :
Commençons par le plus évident, voulez-vous ?
La légèreté et la grâce absolue de cette main… Des deux mains. L’authenticité et la fraicheur dans l’expression du visage… A des années lumières des expressions rigides et codifiées de l’époque…. Les reflets tachetés du collier de perles, la douceur hallucinante de la chevelure, le … Hein ? … Oui, ok, j’arrête.
… Observez bien la main, la tête et le sillet de la guitare, ou encore le cadre du tableau dans le fond… Les lignes disparaissent. Elles finissent englouties par les tâches.
Pourquoi la tâche de peinture ? Parce que la tâche, c’est la couleur.
Et de l’agencement de plusieurs couleurs parfaitement harmonisées, naît la lumière.
… le gars vient de toucher le divin deux siècles avant les impressionnistes… P… Pardon, je deviens grossier. Je m’excuse.
Tout comme la résolution d’une équation mathématique complexe. Lorsque les lois du cosmos, de l’universel, ou de dieu (appelez-ça comme vous voulez) ; bref, lorsque ces lois sont comprises, et que l’agencement s’équilibre… Le miracle s’opère.
Désolé d’être pompeux, mais j’ai beau chercher : j’trouve pas d’autres mots.
Avez-vous remarqué le visage ? … Il est vert. Oui. Vert. Et pourtant, ça marche, ça fonctionne. Pourquoi ? Il m’a fallut toute une vie de peintre pour parvenir à le comprendre. Ça va m’être difficile de résumer ça en deux mots… Allez, je m’lance.
Nous avions, avec un collègue peintre, passé des années à mettre au point une nouvelle théorie sur la couleur. Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’y en avait pas eu de nouvelles depuis plus d’un siècle (le XIXème pour Chevreul), voir plus encore si l’on se réfère à Goethe.
Pour faire court, avec les moyens technologiques actuels, nous sommes enfin en mesure pour pouvoir « disséquer » une lumière. Ce que les anciens essayaient de deviner intuitivement, on peut maintenant le faire « scientifiquement ».
Mais comme tout le monde s’en Fiche, personne d’autre que nous ne l’a fait. Le monde actuel s’intéresse à son nombril, pas à Dieu. Bref. Passons. Ceci un autre sujet, et qui nous amènerait beaucoup trop loin.
Dans cette nouvelle théorie, fondée sur nos découvertes, ce n’est pas le rouge qui est complémentaire avec le vert, mais bel et bien le MAGENTA (un espèce de rose, si vous voulez).
Bien. Maintenant, observez la joue de la joueuse de guitare. Elle est rouge ? Jaune ? … Non. Elle est magenta. Et d’un magenta intense, presque criant.
Arrêtez-vous pour prendre un peu de recul … C’est même la seule couleur vive du tableau.
C’est LE POINT CENTRAL DU TABLEAU.
Je vous propose de jouer au jeu suivant. Avec votre doigt (celui que vous voulez, hein, m’embêtez pas avec ça), fermez un œil, et amusez-vous à cacher cette tâche magenta. D’un coup s’un seul, le visage devient livide, le vert devient presque immonde, LA TOTALITE du tableau s’effondre, et redevient terne.
"Tout" ne tient que par cette tâche. Et ça, c’est du génie. A l’état pur. Nous autres peintres modernes, ils nous a fallut quinze ans pour ne Futures-ce que commencer à comprendre ce que sont réellement les complémentaires. Et nous disposons de moyens technologiques infiniment plus évolués que ceux propres à l’époque de Vermeer.
Vermeer, lui, ne disposait que du dispositif de la chambra obscura (j’en parlerai plus tard si j’ai le temps). Lui n’avait pas d’appareil photos numériques reflex à quatre mille balles, il n’avait pas photoshop. Or pourtant, juste grâce à son intuition, il avait compris.
Nom de d..., c’est juste géant…. Pardon, je me mets à jurer maintenant, c’est pas bien. Je m’excuse.
… L’œuvre date de 1670. C’est une œuvre de maturité… Pas étonnant. Tout Vermeer est là, compris dans ces deux complémentaires.
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Deilhade
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2 - C - Le travail du peintre, parralèle avec Rembrandt
Il a poursuivit le travail commencé par un certains Rembrandt. Ce nom vous dit quelques chose ? …
(Et de grâce, commencez pas à me brancher sur Rembrandt, hein, sinon on va y passer la nuit, et ma compagne va encore me passer un savon)
Juste, ceci :
Autoportrait jeune, 1629, par Rembrandt
La lumière, là, sur la joue, elle est « blancharde » ? …Non, elle est d’un jaune chaud, intense.
L’ombre, elle est juste marron ? … Non, elle est verte.
Bien. Maintenant, visez-moi ça :
L’officier et la jeune fille riant, 1657, par Vermeer
Toutes les parties lumineuses du tableau …Dans les jaunes. Aussi intense que ceux de Rembrandt.
Toutes les parties dans l’ombre, ou celles qui sont plus retraits … dans les tons bleus. Outremer pour l’ombre, Cyan pour les parties en retrait.
Là, il y aurait beaucoup trop à dire… Faisons court. L’outremer (un bleu tirant sur le violet) est la couleur de l’ombre, et le jaune celle de la lumière. C’est connu depuis le XIXème. Mais pas avant.
A l’époque, très peu de peintres s’intéressaient au fonctionnement d’une lumière qui diffracte sur une matière donnée. Tout simplement parce qu’ils devaient s’atteler à d’autres problématiques (composition, dessin, contrastes, respect des codes et des commandes, etc…)
Vermeer, lui, a non seulement su maîtriser toutes ces notions fondamentales, mais il Futures l’un des premiers peintres à creuser vraiment la question de la couleur. Il observa et en découvrit alors, trois siècles avant les autres, les lois fondamentales.
Et ce bieeen avant qu’elles ne soient théorisées, et donc conscientisées. Il observa et retranscrivit la plupart des phénomènes chromatiques que nous sommes à peine capable de comprendre à l’heure actuelle.
Exemple :
La dame au collier de perles, 1662
Arrêtons-nous un instant sur les contours du sujet. Les lignes dessinant les avants bras, les mains, le visage, la chevelure.
Jusqu’alors, et même bien après d’ailleurs, les peintres esquissaient les lignes en marron. Banal. Passe-partout. Terne. Sauf que dans l’œuvre de Johannes, elles oscillent entre le magenta, le carmin, le violet…
La ligne dépasse le simple stade du dessin, pour devenir lumière elle-même
Bon là aussi, il me faudrait une conférence de trois heures minimum pour expliquer ça.
Disons que lorsque la lumière « rebondit » sur une matière donnée, de nombreux phénomènes chromatiques apparaissent. Mon collègue avait théorisé l’un d’entre eux sous le concept de « linéaire chromatique ». Trop long à expliquer ici. Je m’en excuse, mais j’enchaine.
Là, c’est plus du hasard. Pour que Vermeer est peint ça de cette façon, c’est qu’il ne s’est pas juste contenté de se poser la question. Non. Il a placé l’étude de la couleur comme étant le point cardinal de sa démarche artistique.
Il ne l’a peut-être pas dit, mais il a fait beaucoup mieux : il l’a prouvé.
Un ou deux p’tit dernier pour la route ?
La dame au collier de perles, 1658
(J’vais pas vous faire la pub pour les yaourts, rassurez-vous)
Jeune femme à l’aiguillère, 1662
Aaah… Le bleu lapis-lazuli… Le mythique (au moins depuis les égyptiens).
Ce que nous autres avons découvert il y a quelques années, c’est que le bleu (primaire) ne s’accorde pas juste avec l’orange, mais aussi et surtout avec le rouge. Or, si vous comparez les deux tableaux, quels accords trouvez-vous ?
Le bleu primaire, et le rouge.
Et la couleur centrale ? … Le jaune de l’habit, venant appuyer la lumière provenant de la fenêtre.
IL EST L’UN DES PREMIERS PEINTRES, SI CE N’EST LE PREMIER, A AVOIR EMPLOYE LA TOTALITE DU CERCLE CHROMATIQUE DANS UN SEUL ET MEME TABLEAU, ET A LES ARTICULER ENSEMBLE DE MANIERE COHERENTE.
(Et de grâce, commencez pas à me brancher sur Rembrandt, hein, sinon on va y passer la nuit, et ma compagne va encore me passer un savon)
Juste, ceci :
Autoportrait jeune, 1629, par Rembrandt
La lumière, là, sur la joue, elle est « blancharde » ? …Non, elle est d’un jaune chaud, intense.
L’ombre, elle est juste marron ? … Non, elle est verte.
Bien. Maintenant, visez-moi ça :
L’officier et la jeune fille riant, 1657, par Vermeer
Toutes les parties lumineuses du tableau …Dans les jaunes. Aussi intense que ceux de Rembrandt.
Toutes les parties dans l’ombre, ou celles qui sont plus retraits … dans les tons bleus. Outremer pour l’ombre, Cyan pour les parties en retrait.
Là, il y aurait beaucoup trop à dire… Faisons court. L’outremer (un bleu tirant sur le violet) est la couleur de l’ombre, et le jaune celle de la lumière. C’est connu depuis le XIXème. Mais pas avant.
A l’époque, très peu de peintres s’intéressaient au fonctionnement d’une lumière qui diffracte sur une matière donnée. Tout simplement parce qu’ils devaient s’atteler à d’autres problématiques (composition, dessin, contrastes, respect des codes et des commandes, etc…)
Vermeer, lui, a non seulement su maîtriser toutes ces notions fondamentales, mais il Futures l’un des premiers peintres à creuser vraiment la question de la couleur. Il observa et en découvrit alors, trois siècles avant les autres, les lois fondamentales.
Et ce bieeen avant qu’elles ne soient théorisées, et donc conscientisées. Il observa et retranscrivit la plupart des phénomènes chromatiques que nous sommes à peine capable de comprendre à l’heure actuelle.
Exemple :
La dame au collier de perles, 1662
Arrêtons-nous un instant sur les contours du sujet. Les lignes dessinant les avants bras, les mains, le visage, la chevelure.
Jusqu’alors, et même bien après d’ailleurs, les peintres esquissaient les lignes en marron. Banal. Passe-partout. Terne. Sauf que dans l’œuvre de Johannes, elles oscillent entre le magenta, le carmin, le violet…
La ligne dépasse le simple stade du dessin, pour devenir lumière elle-même
Bon là aussi, il me faudrait une conférence de trois heures minimum pour expliquer ça.
Disons que lorsque la lumière « rebondit » sur une matière donnée, de nombreux phénomènes chromatiques apparaissent. Mon collègue avait théorisé l’un d’entre eux sous le concept de « linéaire chromatique ». Trop long à expliquer ici. Je m’en excuse, mais j’enchaine.
Là, c’est plus du hasard. Pour que Vermeer est peint ça de cette façon, c’est qu’il ne s’est pas juste contenté de se poser la question. Non. Il a placé l’étude de la couleur comme étant le point cardinal de sa démarche artistique.
Il ne l’a peut-être pas dit, mais il a fait beaucoup mieux : il l’a prouvé.
Un ou deux p’tit dernier pour la route ?
La dame au collier de perles, 1658
(J’vais pas vous faire la pub pour les yaourts, rassurez-vous)
Jeune femme à l’aiguillère, 1662
Aaah… Le bleu lapis-lazuli… Le mythique (au moins depuis les égyptiens).
Ce que nous autres avons découvert il y a quelques années, c’est que le bleu (primaire) ne s’accorde pas juste avec l’orange, mais aussi et surtout avec le rouge. Or, si vous comparez les deux tableaux, quels accords trouvez-vous ?
Le bleu primaire, et le rouge.
Et la couleur centrale ? … Le jaune de l’habit, venant appuyer la lumière provenant de la fenêtre.
IL EST L’UN DES PREMIERS PEINTRES, SI CE N’EST LE PREMIER, A AVOIR EMPLOYE LA TOTALITE DU CERCLE CHROMATIQUE DANS UN SEUL ET MEME TABLEAU, ET A LES ARTICULER ENSEMBLE DE MANIERE COHERENTE.
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Deilhade
- Padawan
- Messages : 439
- Enregistré le : 28 août 2020 06:12
Conclusion : Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Voilà. Ce sera ma conclusion. Je n’ai fait qu’ébaucher à peine le centième de tout ce qu’il y aurait à dire sur Vermeer. Mais vous aurez compris, je pense, l’angle d’approche.
Pour finir, une œuvre qui résume bien ce que nous n’aurons pas le temps d’aborder ici, à savoir l’état d’esprit de Vermeer, sa vision du beau, et sa vision de la vie en général, j’imagine.
Pour lui, le beau est dans la simplicité, et non la grandiloquence. Dans l’authenticité et le réel, pas dans les stéréotypes codifiés propres à une époque et qui, passé de mode, deviennent inexorablement ringards…
Démonstration :
Jeune femme à l’aiguillère, 1662
Cette fille magnifique ne correspondait en rien aux critères de beauté de son époque. L’œuvre en elle-même se situe aux antipodes de toute forme d’exubérance : c’est minimaliste, épuré au possible.
Et pourtant… Pourtant c’est beau que ça en peut plus. C’est beau « éternellement », et quelles que soit les époques futures.
Allez, à tchao bonsoir.
Pour finir, une œuvre qui résume bien ce que nous n’aurons pas le temps d’aborder ici, à savoir l’état d’esprit de Vermeer, sa vision du beau, et sa vision de la vie en général, j’imagine.
Pour lui, le beau est dans la simplicité, et non la grandiloquence. Dans l’authenticité et le réel, pas dans les stéréotypes codifiés propres à une époque et qui, passé de mode, deviennent inexorablement ringards…
Démonstration :
Jeune femme à l’aiguillère, 1662
Cette fille magnifique ne correspondait en rien aux critères de beauté de son époque. L’œuvre en elle-même se situe aux antipodes de toute forme d’exubérance : c’est minimaliste, épuré au possible.
Et pourtant… Pourtant c’est beau que ça en peut plus. C’est beau « éternellement », et quelles que soit les époques futures.
Allez, à tchao bonsoir.
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Deilhade
- Padawan
- Messages : 439
- Enregistré le : 28 août 2020 06:12
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Merci Francis
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gima
- Membre du Conseil Jedi
- Messages : 8178
- Enregistré le : 18 juin 2020 18:43
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Merci pour ce sujet que j’ai eu plaisir à lire , à cliquer sur les images pour les mettre plein écran. Cela m’a rappelé ma visite il y a quelques années déjà au Rijksmuseum d’Amsterdam.
Un incontournable de la ville.
Tu nous a mis en appétit pour la suite et tu es un érudit de la peinture pour être peintre toi même si j’ai bien lu.
Un incontournable de la ville.
Tu nous a mis en appétit pour la suite et tu es un érudit de la peinture pour être peintre toi même si j’ai bien lu.
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ChristelleP
- La Battante
- Messages : 68755
- Enregistré le : 23 janv. 2018 09:53
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
merci Deilhade 
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Deilhade
- Padawan
- Messages : 439
- Enregistré le : 28 août 2020 06:12
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Gima et Christelle : je vois que vous avez posté plein de sujets super intéressants aussi
Bonne soirée à tous les deux
Bonne soirée à tous les deux
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VigVag
- Compagnon Jedi
- Messages : 1609
- Enregistré le : 30 mai 2020 04:08
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Merci beaucoup Deilhade.
Je trouve cela tellement bienveillant, j'ai beaucoup appris.
Merci à Gima pour l'avoir posté sur la file, sans ça je serai passé à côté.
Je trouve cela tellement bienveillant, j'ai beaucoup appris.
Merci à Gima pour l'avoir posté sur la file, sans ça je serai passé à côté.
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ChristelleP
- La Battante
- Messages : 68755
- Enregistré le : 23 janv. 2018 09:53
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falex
- Le Gladiateur
- Messages : 34275
- Enregistré le : 12 févr. 2013 15:41
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Merci pour cette mise en lumière
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Amarantine
- Modératrice
- Messages : 75482
- Enregistré le : 16 sept. 2011 19:12
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
@Deilhade:
Sublime ce peintre!
Mais ... voila qui ferait une excellente semaine d'ouvertures!
Tu penses reprendre cette file pour la semaine que tu as prise fin mai?
Sublime ce peintre!
Mais ... voila qui ferait une excellente semaine d'ouvertures!
Tu penses reprendre cette file pour la semaine que tu as prise fin mai?
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HellionReign
- Membre du Conseil Jedi
- Messages : 8596
- Enregistré le : 24 oct. 2016 15:00
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
… le gars vient de toucher le divin deux siècles avant les impressionnistes…
P… Pardon, je deviens grossier. Je m’excuse.
L'Apologie De Vermeer Dans Toute Sa Splendeur
,
Quel Style, Quelle Audace
,
Tu Maitrises Aussi Bien La Plume Et L'Encre,
Que La Soie Et L'Huile
,
Nice To Meet You, Cher Confrère Artiste
,
Rare De Trouver Quelqu'Un Aussi Passionné Que Moi Pour Le 3 Eme Art
.
Il Est Clair Que Vermeer Est (Encore Aujourd'Hui) Le Maitre De La Lumière
.
Bien Que J'Adore Aussi Rembrandt, Et Qu'Il Maitrise Aussi Parfaitement Le Sujet,
Mais Bref... Il Est Vrai Que Ces Deux Peintre Sont Beaucoup Moins Médiatiques Qu'Un Van
Gogh, Ou Un Monet.
Qui Maitrisent Aussi A La Perfection La Lumière, Oui Mais 2 Siècles Plus Tard Que Vermeer.
De Toute Façon Impossible De Comparer Un Artiste A Un Autre... Chaque Artiste Est Unique
.
La Chambre Obscure La Aider Sa Ne Fait Aucun Doute... Mais Ce N'Est Qu'Un Outil.
Et Un Outil Sans Talent, Sans Génie, N'Est Qu'Un Outil.
Ce N'Est Pas Parcequ'On Fait De La Guitare Qu'On Sera Un Satriani...
Pourtant Regarder Ce Qu' Hendrix à Fait D'Une Guitare Acheter 5 Pauvres Dollars.
Mais Je M'Egare... Je Suis D'Accord Avec Toi... Veermer Est Le Grand Maitre De La
Lumière. On En Parle Peut Être Moins Parce Qu'Il Est Vrai Que Ces Toiles Sont
Relativement Petites Au Niveau Du Format, Par Rapport A
Ces Concurrents... Oui Mais Petite Par La Taille, Grande Par Les Détails.
Et Le Premier A Maitriser Le Cercle Chromatique Comme Tu La Si Joliment Dis.
On Peut Aisément Dire, Que Par Rapport à Son Matériel Rudimentaire,
Et Son Époque, Il Avait Des Siècles D'Avance Sur Tous Les Autres.
Car Il Était Né Pour Être Un Grand Peintre. Ce Qu'Il Est Encore Aujourd'Hui
.
Au Plaisir Deilhade
P… Pardon, je deviens grossier. Je m’excuse.
L'Apologie De Vermeer Dans Toute Sa Splendeur
Quel Style, Quelle Audace
Tu Maitrises Aussi Bien La Plume Et L'Encre,
Que La Soie Et L'Huile
Nice To Meet You, Cher Confrère Artiste
Rare De Trouver Quelqu'Un Aussi Passionné Que Moi Pour Le 3 Eme Art
Il Est Clair Que Vermeer Est (Encore Aujourd'Hui) Le Maitre De La Lumière
Bien Que J'Adore Aussi Rembrandt, Et Qu'Il Maitrise Aussi Parfaitement Le Sujet,
Mais Bref... Il Est Vrai Que Ces Deux Peintre Sont Beaucoup Moins Médiatiques Qu'Un Van
Gogh, Ou Un Monet.
Qui Maitrisent Aussi A La Perfection La Lumière, Oui Mais 2 Siècles Plus Tard Que Vermeer.
De Toute Façon Impossible De Comparer Un Artiste A Un Autre... Chaque Artiste Est Unique
La Chambre Obscure La Aider Sa Ne Fait Aucun Doute... Mais Ce N'Est Qu'Un Outil.
Et Un Outil Sans Talent, Sans Génie, N'Est Qu'Un Outil.
Ce N'Est Pas Parcequ'On Fait De La Guitare Qu'On Sera Un Satriani...
Pourtant Regarder Ce Qu' Hendrix à Fait D'Une Guitare Acheter 5 Pauvres Dollars.
Mais Je M'Egare... Je Suis D'Accord Avec Toi... Veermer Est Le Grand Maitre De La
Lumière. On En Parle Peut Être Moins Parce Qu'Il Est Vrai Que Ces Toiles Sont
Relativement Petites Au Niveau Du Format, Par Rapport A
Ces Concurrents... Oui Mais Petite Par La Taille, Grande Par Les Détails.
Et Le Premier A Maitriser Le Cercle Chromatique Comme Tu La Si Joliment Dis.
On Peut Aisément Dire, Que Par Rapport à Son Matériel Rudimentaire,
Et Son Époque, Il Avait Des Siècles D'Avance Sur Tous Les Autres.
Car Il Était Né Pour Être Un Grand Peintre. Ce Qu'Il Est Encore Aujourd'Hui
Au Plaisir Deilhade
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aa3
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
De son époque les représentations étaient scientifique, des documents fidèles et permanents. Alors qu'un siècle plus tard l'art pictural met en avant un monde idéalisé, théâtralisé par une bourgeoisie bienfaitrice.
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Deilhade
- Padawan
- Messages : 439
- Enregistré le : 28 août 2020 06:12
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Amarantine :
Pourquoi pas... mais dans une forme plus synthétique, bien sur.
Puisqu'il y aura un peintre par jour dans les files durant cette semaine de Mai, le travail sur la lumière et sa représentation picturale pourront faire office de fil conducteur.
ça, c'est une bonne idée que tu viens de me donner.
Falex et VigVag :
Si cet article vous a fait passer un bon moment tout en vous apprenant quelque chose, alors c'est mission réussie.
HellionReign : que vois-je ? Un homme qui sait aimer Vermeer à sa juste valeur, tout en appréciant ma plume et surtout, le plus important, mon humour ?
J'ai donc affaire là à un homme de goût.
Au plaisir, mon cher HellionReign, au plaisir !
aa3 : tiens, c'est une remarque intéressante que tu fais là... Ben merci à toi, du coup.
à toutes et à tous : ça a été un plaisir. Passez un excellent bon week-end, même s'il est confiné.
Pourquoi pas... mais dans une forme plus synthétique, bien sur.
Puisqu'il y aura un peintre par jour dans les files durant cette semaine de Mai, le travail sur la lumière et sa représentation picturale pourront faire office de fil conducteur.
ça, c'est une bonne idée que tu viens de me donner.
Falex et VigVag :
Si cet article vous a fait passer un bon moment tout en vous apprenant quelque chose, alors c'est mission réussie.
HellionReign : que vois-je ? Un homme qui sait aimer Vermeer à sa juste valeur, tout en appréciant ma plume et surtout, le plus important, mon humour ?
J'ai donc affaire là à un homme de goût.
Au plaisir, mon cher HellionReign, au plaisir !
aa3 : tiens, c'est une remarque intéressante que tu fais là... Ben merci à toi, du coup.
à toutes et à tous : ça a été un plaisir. Passez un excellent bon week-end, même s'il est confiné.
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HellionReign
- Membre du Conseil Jedi
- Messages : 8596
- Enregistré le : 24 oct. 2016 15:00
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
It's A Pleasure
Disons Qu'Entre Artistes On Se Comprend
Il Me trade De Reprendre La Peinture...
Car Je Ne Vois Jamais Le Temps Passer Lorsque Je Peins...
Je Pourrais Faire Ça A Longueur De Journée...
Si J'Etais Chez Drouot
Un Jour Peut Être
C'Est Bizarre Non ?
J'Ai Choisi Les 2 Métiers Au Monde Ou C'Est Le Plus Difficile D'Y Réussir Et D'En Vivre :roll:
Je Dois Aimer Les Défis
Bon Il Me trade De Lire Ton Prochain Post
:roll: Sur Rembrandt Peut Être ? Non Il Faut Que Ce Soit Une Surprise
Je Te Souhaite De Bon Trades Et De Bonnes Toiles Deilhade
Mais En Attendant, Un Bon Weekend De Pâques
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Benoist Rousseau
- Trader Futures / CME Member
- Messages : 174691
- Enregistré le : 06 sept. 2011 22:45
Re: Vermeer, ou le plongeon dans la lumière
Splendide. Merci encore.
