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Élargissement symétrique de sommet : Analyse graphique

L’élargissement symétrique de sommet : le même mégaphone : la sortie décide de la suite.
· Mis à jour le · 7 min de lecture

Qu’est-ce qu’un élargissement symétrique de sommet ?

L’élargissement symétrique de sommet est une figure en forme de mégaphone qui apparaît après une hausse : les sommets sont de plus en plus hauts, les creux de plus en plus bas, et les deux droites qui les relient s’écartent. Il traduit un marché qui hésite de plus en plus violemment. Une sortie par le haut en fait une figure de continuation haussière, une sortie par le bas une figure de retournement baissier.

Comment repérer un élargissement symétrique de sommet ?

L’élargissement symétrique de sommet se distingue par une résistance oblique haussière et un support oblique baissier. On peut confirmer la formation de l’élargissement symétrique de sommet quand les cours ont touché les deux droites au moins cinq fois en tout, dont trois fois l’une d’elles. La validation n’est totale que lorsqu’il y a cassure d’une des deux droites. Parfois les cours stagnent entre les deux droites et la configuration en élargissement symétrique de sommet est invalidée.

Les volumes sont souvent élevés et irréguliers pendant la formation de la figure, et ils ne disent pas à l’avance de quel côté le cours sortira. Une cassure accompagnée d’une hausse nette du volume est plus fiable qu’une cassure sans volume.

Comment utiliser l’élargissement symétrique de sommet ?

  • Quand la résistance est percée, c’est un signal d’achat ; le stop se place sous l’ancienne résistance, avec une marge, car le cours revient souvent la tester.
Schéma d’un élargissement symétrique de sommet cassé par le haut, avec deux objectifs mesurés sur la hauteur de la figure
Sortie par le haut : continuation haussière
  • Quand la droite de support est percée, c’est un signal de vente à découvert ; le stop se place au-dessus de l’ancien support, avec une marge.
Schéma d’un élargissement symétrique de sommet cassé par le bas, avec deux objectifs mesurés sur la hauteur de la figure
Sortie par le bas : retournement baissier

Dans les deux cas, on peut également se servir des fluctuations entre les droites de support et de résistance (à l’intérieur de la figure) afin de se positionner à l’achat ou à la vente. Bulkowski tient toutefois l’achat sur le troisième contact de la droite basse pour une entrée risquée : la figure peut casser à tout moment.

L’élargissement symétrique de sommet en résumé

L’élargissement symétrique de sommet est une figure en mégaphone qui se forme après une hausse. Tant qu’aucune des deux droites n’est cassée, il ne donne aucune direction ; c’est la sortie qui décide : continuation de la hausse par le haut, retournement par le bas.

Que disent les statistiques sur l’élargissement symétrique de sommet ?

Thomas Bulkowski, qui a étudié plus de deux mille de ces figures sur des actions américaines (il les appelle broadening tops), observe une sortie par le haut dans 60 % des cas. Après une sortie par le haut, la hausse moyenne atteint 42 % ; après une sortie par le bas, la baisse moyenne est de 13 %. Dans les deux cas, le cours revient tester la droite franchie environ deux fois sur trois (67 %), et ces retours affaiblissent la suite du mouvement. Ce sont des moyennes, mesurées sur de longues périodes : elles donnent un ordre de grandeur, pas une promesse.

Barres des statistiques de Bulkowski sur l’élargissement symétrique de sommet : 60 % de sorties par le haut, objectif atteint dans 66 % des cas par le haut et 42 % par le bas, retour vers la droite cassée dans 67 % des cas.
La sortie par le haut l’emporte, mais l’objectif est bien moins souvent atteint après une sortie par le bas. Source : Thomas Bulkowski, thepatternsite.com.

Comment calculer l’objectif de cours d’un élargissement symétrique de sommet ?

Les schémas ci-dessus montrent deux objectifs. Le premier reporte la hauteur du début de la figure (x) ; le second, plus ambitieux, la hauteur maximale (y), mesurée entre le plus haut sommet et le plus bas creux. C’est cette seconde mesure que retient Bulkowski. Imaginons un plus haut sommet à 52 € et un plus bas creux à 44 € : la hauteur vaut 8 €.

  • Sortie par le haut : objectif 52 + 8 = 60 €.
  • Sortie par le bas : objectif 44 − 8 = 36 €.

Selon Bulkowski, cet objectif est atteint dans 66 % des cas après une sortie par le haut, mais dans 42 % des cas seulement après une sortie par le bas.

Quels sont les pièges de l’élargissement symétrique de sommet ?

À chaque oscillation, l’écart entre les deux droites grandit : un stop placé de l’autre côté de la figure coûte de plus en plus cher. Les rebonds à l’intérieur de la figure se travaillent donc avec des stops courts. Après la cassure, le retour fréquent vers la droite franchie piège les stops trop serrés. Enfin, les droites d’un mégaphone sont souvent approximatives : raisonnez en zones plutôt qu’en prix au centime près.

Questions fréquentes sur l’élargissement symétrique de sommet

L’élargissement symétrique de sommet est-il une figure baissière ?

Pas forcément. Il se forme après une hausse, mais les sorties par le haut sont les plus fréquentes : 60 % des cas chez Bulkowski. Tant qu’aucune droite n’est cassée, la figure ne donne aucune direction.

Quelle différence avec un élargissement symétrique de creux ?

La forme est la même ; c’est la tendance qui précède qui change. Le sommet se forme après une hausse, le creux après une baisse.

Comment calculer l’objectif d’un élargissement symétrique de sommet ?

On mesure la hauteur entre le plus haut sommet et le plus bas creux de la figure, puis on la reporte au-dessus du sommet en cas de sortie par le haut, ou sous le creux en cas de sortie par le bas.

Combien de contacts faut-il pour valider la figure ?

Au moins cinq contacts en tout avec les deux droites, dont trois sur l’une d’elles. La validation n’est totale qu’à la cassure d’une des deux droites.

Sources de référence utilisées

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Pour aller plus loin

Sur le forum

L’auteur

Benoist Rousseau

Trader indépendant · Membre du CME et du CBOT

Benoist Rousseau est trader depuis 1994 et membre du Chicago Mercantile Exchange (CME) et du Chicago Board of Trade (CBOT), où il détient deux sièges de membre individuel. Fondateur d'Andlil.com en 2010 et auteur de Devenez Trader Pro (2016), il a formé des centaines de traders au sein de sa formation de trading professionnelle. Dans la rubrique Analyse technique, il confronte l'analyse classique et les Smart Money Concepts à l'épreuve de la séance réelle.

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