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Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Benoist Rousseau » 21 janv. 2019 08:45

Tu plaisantes ? 1200 à 1600 milliards en assurance vie et sicav chez les français :lol: la plus grande épargne au monde par habitant. Les assurances vie et les sicav c’est constitué de quoi à ton avis ? D’actions entre autres :musique:

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par BeerIsDead » 21 janv. 2019 08:47

Ok mais dans ces 2 supports, comme tu le dis, il y a également des obligations (versus des "unités de compte" = des actions).

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Benoist Rousseau » 21 janv. 2019 08:50

Et alors ça change rien à la démonstration. Les obligations c’est de la dette des entreprises s’ils doivent rembourser ou des États. C’est même pire que des actions lol

Donc les français sont en grande majorité soit actionnaire et / ou créancier d’une entreprise ou de multiples États :musique: mais on peut leur confisquer leur épargne aussi.

Les gens qui crachent sur les actionnaires généralement ne savent même pas qu’ils le sont eux même :? J’ai pu l’expérimenter Avec une ex collègue prof CGT qui voulait confisquer les dividendes des actionnaires. Quand je lui ai dit que ses sicav et assurances vie rapporteraient rien elle faisait la g**le :lol: elle n’avait pas capté que c’était lié et qu’elle était actionnaire sur 90% de son épargne

Les SICAV ou Sociétés d'Investissement à Capital Variable.

Je l’explique dans mon livre cela ;)

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Florian » 21 janv. 2019 08:57

Non finalement je supprime mon message. Ca me sidère la pensée française. Peace

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par takapoto » 21 janv. 2019 11:56

J'ai mal précisé ma pensée.
Je trouve que la partie des revenus distribué aux actionnaires est bien trop faible.
Et que la diminution de 20% des salariés n'est pas suffisante.
De plus on pourrait supprimer les charges sociales puisque les retraités tirent leur revenus des dividendes.
Et je suis persuadé que si Carlos Ghosn a été contraint de frauder le fisc pour boucler ses fins de mois, c'est parce que sa rémunération était trop faible.
Je propose qu'on lance une opération de crowdfunding sur Andlil pour lui venir en aide.

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par noko » 21 janv. 2019 11:57

au moins on ne peut pas leur reprocher de faire ce pour quoi ils sont payés

optimiser les entrées
diminuer les sorties (impots)

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Benoist Rousseau » 21 janv. 2019 12:06

Je repose les questions car je n’ai pas eu de réponse.

Je ne pose jamais de question. J’y répond généralement. Mais là je ne comprends pas du tout votre logique.

Les actionnaires c’est aussi voire principalement des petits retraités, les assurances vie, les sicav. . Vous voulez spolier l’épargne des retraités qu’ils ont mis une vie de labeur à constituer ?

Et quel est le rapport avec l’emploi En France pour des entreprises multinationales qui font parfois 95% de leur chiffre d’affaires en dehors de la France ?

Être contre c’est bien. C’est facile. On est contre les actionnaires. Pourquoi pas. Je m’en fiche royalement je n’ai pas une action pas une sicav pas une assurance vie j’ai toujours trouvé cela immoral.

Mais puisqu’on est dans la caricature à chaque ligne vous allez expliquez aux millions de veuves qui ont une petite rente grace à l’assurance vie qu’elles sont odieuses :roll: ?

Ce que je dénonce c’est l’emploi de mots bouc émissaires dont on ne sait même pas la réalité qu’il touche. Vous ferez plus de mal smicards qui a épargne et aux veuves qu’à Ingrid Bettancourt :roll:

Attention à la simplification. C’est comme cela que les populistes arrivent au pouvoir. En nous prenant pour des abrutis.


Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Santé-Fitness » 21 janv. 2019 19:30

Les actionnaires sont principalement des retraités ?, (l'épargne de leur dur labeur)
(et aussi le smicard qui a épargné?)
Ce sont eux qui nomment les dirigeants et qui participent donc aux comités des entreprises cotées? :D

Je pose aussi des questions, comme il y a beaucoup de sages c'est :top: de pouvoir se cultiver 8-)

Re: Écarts salariaux, Revenu maximale et disparité sociale

par Euraed » 21 janv. 2019 19:39

Lorsqu'un groupe international se développe à l'étranger, il recrute localement, des chinois en Chine, des mexicains au Mexique etc...
Pour réussir son développement international (nécessaire pour survivre), ce qu'il produisait en France initialement pour les marchés étrangers doit souvent être progressivement transférée vers les marchés consommateurs.
Exemple
https://fr.statista.com/statistiques/549407/nombre-employes-groupe-francais-renault-par-zone/

En effet, transporter du ciment, des voitures etc... à l'autre bout de la planète ne permet pas d'entrer en compétition avec les producteurs locaux ou internationaux implantés localement (sans parler des fortes pressions politiques locales justement pour collecter la part de la valeur ajoutée qu'ils n'estiment que justice, eux aussi).
Une production française à destination des marchés internationaux n'est possible que sous certaines conditions restrictives: faible poids, haute valeur ajoutée, coût compétitif etc...
D'un point de vue macro-économique la France dispose de peu d'industries à forte valeur ajoutée, des industries où le prix de vente est moins important et où par conséquent vous avez plus de chance de conserver le centre de fabrication en France.

L'internationalisation, non pas uniquement en tant que consommateur de ressources provenant de l'étranger mais aussi en tant que producteur vers l'étranger, peut donc de façon contre-intuitive être génératrice de délocalisations.

Comment les deux phénomènes - Je produis plus ici pour l'étranger versus je transfère mes productions plus volumineuses au plus près des consommateurs - s'équilibrent d'un point de vue macro? je n'ai aucune idée de ces chiffres économiques.

Quoiqu'il en soit l'industrie en France ayant tendance à décliner, pour des raisons qui ne sont pas uniquement liées à la Mondialisation, on constate une baisse constante des effectifs français dans les groupes internationaux. Baisse en valeur relative évidemment, ce qui n'est pas malsain, et baisse en valeur absolue, ce qui là est préoccupant.

La valeur ajoutée devient locale et si le développement est réussi, sa part dans la valeur mondiale du groupe se développe. La part du profit en provenance de l'étranger augmente et si possible fortement en cas de développement réussi.

Et maintenant il faut bien voir une chose. Tous les fiscs nationaux sont à la chasse des profits locaux !!!
Il n'est pas question pour eux de laisser ces profits s'évader.
En conséquence un groupe international qui respecte les règles internationales DOIT laisser une part du profit localement.
Et au nom des fameux accords bilatéraux mis en oeuvre par tous les gouvernements sur la planète, il n'y a pas de double taxation, sauf à vouloir massacrer la bête.
Ainsi un groupe français présent à l'étranger peut remonter les bénéfices après impôt local et ceux ci ne seront pas taxés une deuxième fois.
Annexe comptable: d'un point de vue comptable, pour calculer un chiffre d'affaire et un profit on fait ce que l'on appelle une Consolidation.

En tant qu'insider, je peux vous dire que la pression s'est considérablement accrue, notamment depuis la crise de 2008/9. Fini le temps où vous pouviez quasi librement disposer de vos profits sur la planète, seuls les équilibristes continuent de le faire et jouent avec les contraintes.
Comme le dit souvent notre hôte, finie la colonisation, directe ou indirecte.

On pourrait se dire, et pourquoi pas ? finalement deux fois 1/3 d'impot ne font que 2/3, il en reste donc 1/3 pour ces entreprises déjà trop riches.
Nul doute que les actionnaires ne seront pas du tout de cet avis (et les actionnaires comme l'a bien précisé Benoist sont souvent des fonds qui abritent l'épargne de centaines de milliers ou millions de citoyens) et exigeront des managers de trouver une solution efficace.

On trouve alors ici le même cercle un peu schizophrène que dans l'univers de la consommation. Je veux consommer moins cher donc j'achète un produit en provenance d'un pays à bas coût de production, ce faisant je détruis de l'emploi en France (mais c'est celui de mes voisins), dans l'immédiat je suis gagnant.
Et en investissement idem: je choisis plutôt ce produit de placement à 6%, nettement plus favorable que cet autre investissement qui ne délivre qu'un pauvre 2%, ce faisant j'incite le gestionnaire du fonds à mettre la pression maximale sur les managers des entreprises dont il est actionnaire.
Les comportements de consommation et d'investissement sont donc ensuite relayées dans les entreprises.... qui en quelque sorte n'ont pas d'autres choix, c'est le diktat des marchés, s'adapter ou mourir.
Toujours moins cher, toujours plus productif.
Ces spirales sont de toute évidence auto-destructrice, elles mènent à une implosion.

C'est la théorie du ruissellement mais en version perverse. Les managers sont alors pris entre l'enclume du marché et le marteau des actionnaires avec pour mandat et obligation d'en faire plus de part et d'autre;
Dans les groupes, les managers sont stratifiés du top au bottom (niveaux hiérarchiques) ... et ici cela ruisselle bien :mrgreen: essentiellement du haut vers le bas, mais pas que! , aussi en collatéral et même, un peu moins fréquent, de bas en haut.

Ces phénomènes sont bien plus vicieux et fondamentaux que la paye du patron du CAC40 ou SBF120.
Car il ne faut pas se leurrer, dans l'hypothèse où le patron gagnerait dix fois moins, où irait ces économies ? réparties entre tous ? eh bien non, ces 2,3,4,5 millions iront tout simplement alimenter les dividendes (la pression des fonds).
La politique salariale dans une entreprise cotée est indépendante de la rémunération du dirigeant. D'un point de vue actionnarial, elle n'est pas perçue comme étant ponctionnée sur les autres salaires mais prélevée sur le profit.
Et c'est la réalité.
Le contraire serait une aberration malsaine et tous les groupes du CAC40 et SBF120 ne commettent pas ce genre d'erreur managériale, sinon ils n'auraient jamais atteint la taille requise pour entrer dans ces Compartiments de la côte.
C'est un fort biais psychologique et une méconnaissance totale du sujet qui amène certains à penser le contraire.

Et c'est en général dans ces grands groupes du CAC, DAX, DJ etc que l'on trouve les sociétés offrant toute une palette de services, prestations et émoluments annexes, souvent bien plus que dans les PME.

La cristallisation du sujet autour du salaire de quelques dizaines de patrons de grands groupes n'aidera en aucun cas les millions de salariés présents dans une grande variété de structures, et encore moins ceux qui cherchent un job.

Il y a énormément à faire mais ce débat là, facile, nous détourne des sujets plus complexes et utiles.

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