Cette séance du jeudi 9 avril 2026 est cruciale car elle confronte des données "miroirs" (le passé récent de février) à une réalité géopolitique radicalement différente depuis le déclenchement du conflit avec l'Iran fin février.
1.
l'inflation PCE : Le calme avant la tempête ?
L'indice PCE de février est la mesure favorite de la
FED pour
l'inflation.
Prévisions mensuelles : Une hausse de 0,4 % est attendue pour l'indice global et
sous-jacent (core).
Rythme annuel :
l'inflation "core" devrait se stabiliser autour de 3 %.
Le bémol : Ces chiffres reflètent la situation avant l'explosion des cours du pétrole liée au conflit. Depuis le 2
mars, le baril de Brent a bondi de 10 à 13 %, dépassant les 80-82 $ suite aux tensions dans le détroit d'Ormuz. Les marchés craignent que ce rapport PCE ne soit déjà "périmé" face à
l'inflation énergétique actuelle.
2. Le
pib du T4 2025 : Une lecture rétrospective
La troisième estimation du
pib pour la fin d'année dernière devrait confirmer une croissance modeste de 0,7 % en rythme annuel.
Facteurs de ralentissement : Ce chiffre a été plombé par une baisse de la dépense publique (-5,8 %) due à la paralysie des services gouvernementaux (shutdown) fin 2025.
Prospective : Pour le premier trimestre 2026, la
FED d'Atlanta (via son modèle GDPNow) reste plus optimiste avec une prévision de 1,3 %, signe d'une résilience relative de la consommation privée avant le choc de la guerre.
3. Emploi : Un marché du travail qui reste tendu
Les inscriptions hebdomadaires au chômage, attendues à 210 000, restent proches de leurs plus bas niveaux historiques.
Ce chiffre suggère que, malgré les incertitudes, les entreprises américaines ne procèdent pas encore à des licenciements massifs.
Une surprise à la hausse (plus de chômage) pourrait paradoxalement rassurer la
FED sur le refroidissement de l'économie, tandis qu'un chiffre trop bas alimenterait les craintes de surchauffe salariale.
4. Contexte de Marché : Le "War Premium"
Le sentiment à
wall street est actuellement dicté par les rumeurs de cessez-le-feu.
Un apaisement des tensions pourrait entraîner un
Rallye sur le S&P 500 et une détente sur les rendements obligataires.
À l'inverse, si
l'inflation PCE ressort plus forte que les 0,4 % prévus, cela pourrait enterrer l'espoir d'une baisse des taux de la
FED avant l'été.