L'indice
Dow Jones a cédé 0,15%, ou 72,27 points, à 48.463,72 points.Le S&P-500, plus large, a pris 55,57 points, soit 0,80%, à 7.022,95 points.Le
nasdaq Composite a avancé de son côté de 376,93 points (1,60%) à 24.016,02 points.
Il s'agit d'une onzième séance consécutive dans le vert pour le
nasdaq, qui n'avait plus réalisé une telle série depuis novembre 2021. Le précédent record de clôture du
nasdaq avait été établi en octobre dernier, tandis que le précédent record du S&P-500 datait du 27 janvier.
Un vent d'optimisme souffle depuis le début de la semaine à
wall street, en dépit de l'impasse dans les négociations menées au cours du week-end par Washington et Téhéran au Pakistan, alors que le président américain Donald Trump et des sources régionales ont suggéré qu'une nouvelle session de pourparlers devrait avoir lieu sous peu. Les échanges ont été maintenus entre les deux camps après la réunion d'Islamabad.
Déclenché par la campagne de bombardements américano-israélienne en Iran lancée le 28 février, le conflit au Moyen-Orient a provoqué des secousses sur les marchés mondiaux de l'énergie, avec une flambée des prix du pétrole en raison du blocage de facto par Téhéran du détroit d'Ormuz, dont Washington a débuté son propre blocus cette semaine.
La Maison blanche a qualifié mercredi de "productifs" les échanges en cours avec l'Iran, tout en niant des informations de presse selon lesquelles les Etats-Unis ont réclamé que le cessez-le-feu de deux semaines soit prolongé.
Au regard des gains constatés sur le marché, il apparaît que les investisseurs sont prêts à se tourner vers des actifs risqués à la moindre indication d'une désescalade de la guerre.
L'indice de
volatilité de CBOE, considéré comme l'indicateur du niveau de peur à
wall street, a reculé en séance à un plus bas depuis le 26 février - soit deux jours avant le début de la guerre et date à laquelle s'était tenue une réunion sur le nucléaire iranien entre Washington et Téhéran.
Que le cessez-le-feu soit prolongé, ou que des progrès dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran soient signalés, constituerait "un développement plutôt positif pour le marché énergétique et, par conséquent, pour l'économie américaine", a commenté Jeff Schulze, directeur stratégique chez ClearBridge Investments. "Les marchés attendent rarement d'avoir une information complète", a-t-il dit à propos du conflit.
"Bien qu'il y a toujours de l'incertitude à propos des perturbations pour l'énergie, les marchés concluent que les risques sont en déclin", a-t-il ajouté, notant également que le "bon début" de la saison des résultats trimestriels a contribué à l'optimisme.
Certains stratégistes ont prévenu toutefois que le rebond du marché pourrait nécessiter des catalyseurs supplémentaires pour s'inscrire dans la durée.
Il faudra "des preuves supplémentaires que les personnes désireuses de se réunir et de discuter de paix parviendront à accomplir quelque chose avant l'expiration du cessez-le-feu", a dit Art Hogan, stratégiste en chef de B. Riley Wealth.
Parmi les secteurs majeures du S&P-500, les technologies de l'information ont enregistré mercredi la hausse la plus importante (2,08%).
Côté valeurs, à noter,
bank of america a pris 1,8% après avoir fait état d'une croissance de son bénéfice au premier trimestre, tandis que Morgan Stanley a grimpé de 4,5% après avoir communiqué un bond de son bénéfice trimestriel.