@Plataxis: je réponds avec du retard concernant ma tentative de remise en cause de l'assertion suivante: la liquidité diminue, en moyenne, la volatilité. Cette remise en cause t'intéresserait-ellePlataxis a écrit:
Eric, intéressante expérience, mais je n'ai pas saisi ton procédé de quantification le la volatilité et de la liquidité : quelle est l'unité ?
Je reposte la vidéo pour l'aspect didactique de comparaison entre les CO légers et lourd (et sutout, parce que j'ai cherché un bon moment pour trouver comment l'incruster correctement
[youtube]https://youtu.be/kAnihhxdeSs[/youtube]
Je caricature, mais il me suffit de revoir le manque d'éveil du trader à surveiller les CO lourds et le temps de réaction pour inférer que des petites oscillations de 2/3/4 ticks sur ces derniers sont effectivement ce qu'il a à scalper (d'ailleurs, en temps que minos capitalistique, s'il n'avait qu'un CO lourd à scalper, il ne pourrait pas en vivre, uniquement comme petit intermédiaire sur ce dernier: trop concurrentiel, pas d'utilité), alors que son œil semble manifestement prioritairement attiré par les volatilités plus étalées des CO légers. Moi, ça me suffit; pas besoin de test d'hypothèse.
Concernant ta question sur l'unité: globalement, la méthode de base aurait consisté à rapporter la volatilité moyenne observée d'un échantillonnage prélevé sur un CO léger, dans la distrib. des volat. du CO lourd ( l'objet étudié est le comportement de la volat., avec deux échantillons de qualité de liquidité diamétralement opposée ).
Je pense que si ce report peut se faire (avec des échantillonnages conséquents), il se fera dans la queue de distrib. des volatilité du CO lourd --> donc, rejet de l’hypothèse nulle H0. Donc, la réponse - j'espère avoir compris ta question - est qu'il n'y a pas d'unité, puisque le but aurait été de chercher où reporter une info. (volat. moyenne de dimension [€] d'un CO léger) dans une distrib. de volat. d'un CO léger, et déterminer à quelle proba. on peut la trouver (une proba. est [adimentionnelle]: elle vaut entre 0..1, ou 0..100%).
Et surtout, je n'ai pas envie de mesurer les d(Prix)/même_d(t) de cette vidéo, image par image, armé d'un double-décimètre sur mon écran et d'un chronomètre: cette collecte de données m'apparaît maintenant plus compliquée qu'elle ne m'apparaissait quand je l'ai envisagée
J'ajoute un petit dessin (qui n'est pas de moi) qui vaut mieux qu'un grand discours: la relation volat. <--> volumes s'explique par la profondeur de marché qui peut être vu comme un proxy de l'inertie (inertie qui certes n'est pas une condition sine qua non de stabilité, mais quand même: elle y participe la majeure partie du temps, et est donc un avantage sur l'illiquidité). Je poste ce graphique qui illustre cette relation ( ça montre l'évolution comparée d'un prix, sur un marché 2 plus profond qu'un marché 1, pour une même absorption de liquidité; les liquidités sont sensées être homogènes, composées de part et d'autres de blocs alternatifs de même taille - sans cette condition, cela peut impacter la résilience "normale"; le marché 2 est plus large que le marché 1 (Q2 > Q1); la profondeur correspond à la quantité de titres susceptible d'être échangée sans perturber les niveaux des prix; le marché 2 est plus profond que le marché 1: en effet, (Q'2 - Q2) > (Q'1 - Q1); la profondeur est une des composantes de la liquidité; elle permet à un investisseur d’évaluer son coût de transaction).L'idée de l'efficience du marché comme permettant une régulation des prix est particulièrement critiquable dès lors que l'on regarde un peu la volatilité des produits les plus liquides : c'est justement les excès qui permettent aux traders de faire leur beurre.
La profondeur influence fortement la volatilité des rentabilités:
