wall street en ordre dispersé, record du
Dow Jones
- La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, le S&P-500 et le
Dow Jones terminant dans le vert sur fond d'espoir d'avancées vers la paix du Moyen-Orient, tandis que le
nasdaq a reculé à la marge, plombé par le repli du secteur des semiconducteurs à la suite des résultats décevants de Broadcom.
L'indice
Dow Jones a gagné 1,73%, ou 874,86 points, à 51.561,93 points.Le S&P-500, plus large, a pris 30,63 points, soit 0,41%, à 7.584,31 points.Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de 23,02 points (0,09%) à 26.830,96 points.
Le
Dow Jones a signé un record de clôture, soutenu par les gains des secteurs des soins de santé et des finances.
Broadcom a publié mercredi après la clôture des résultats inférieurs aux attentes au premier trimestre, voyant son titre plonger de 12,6% en séance ce jeudi et doucher la frénésie autour de l'IA, qui a grandement profité au secteur des semiconducteurs depuis le début de l'année.
Si Marvell Technology a progressé de 4,9%, Advanced Micro Devices, Micron Technology et Qualcomm ont tous cédé entre 2,6% et 7,7%.
Estimant que les résultats de Broadcom constituent le seul point noir sur le marché, Paul Nolte, stratégiste chez Murphy & Sylvest à Elmhurst dans l'Illinois, a dit penser que les investisseurs ne se sont pour l'heure pas détournés des semiconducteurs. "Mais ils doivent encore s'attaquer à certaines questions - les valorisations sont-elles justifiées ?", a-t-il ajouté. "Je ne suis pas sûr qu'ils s'interrogent vraiment".
Le fait que la Chambre américaine des représentants, contrôlée par les pairs républicains de Donald Trump, a approuvé mercredi une mesure destinée à empêcher le président américain de poursuivre les hostilités contre l'Iran, tant qu'il n'aura pas l'aval du Congrès, a alimenté l'optimisme sur une issue au conflit. Reste que la mesure semble surtout symbolique, alors que le texte pourrait être bloqué au Sénat.
Les marchés ont été rassurés aussi par l'annonce d'une trêve entre Israël et le Liban chapeautée par Washington, même si l'armée israélienne a poursuivi sa campagne militaire et que le Hezbollah libanais aligné sur l'Iran a rejeté cet accord.
Aujourd`hui sur les marches
Le rapport sur l'emploi américain, dernier temps fort économique de la semaine
Tous les regards se tourneront vers le rapport sur l'emploi américain de mai. Les prévisions de Bloomberg, avec 85.000 créations de postes et un chômage stable, laissent entrevoir une économie en bonne santé, pas de quoi inquiéter la Réserve fédérale. Verdict à 14h30.
Les prévisions du
Consensus (Bloomberg)
Créations de postes non agricoles : 85 000 nouveaux emplois attendus.
Taux de chômage : Stable à 4,3 % de la population active.
Dynamique trimestrielle : Si ces chiffres se confirment, la moyenne des embauches sur trois mois atteindrait son plus haut niveau depuis plus d'un an. Elle validerait la solidité déjà observée en
mars et avril.
Secteurs d'activité en mouvement
Moteurs de l'emploi : Les données privées de pré-évaluation (comme l'enquête ADP) signalent une solide reprise dans les loisirs, l'hôtellerie-restauration, l'éducation et la santé.
Freins à l'emploi : Le secteur de l'emploi fédéral devrait continuer à afficher un recul, bien que moins prononcé que lors des mois précédents
L'enjeu pour la
FED et l'économie
Ces chiffres suggèrent une économie américaine résiliente et en "bonne santé", qui s'éloigne des craintes de récession sans pour autant surchauffer. Cette trajectoire de normalisation progressive devrait conforter la Réserve fédérale (
FED) dans son approche d'observation prudente de la
Politique monétaire
Le rapport sur l’emploi américain de mai 2026, avec un
Consensus de 85 000 créations de postes et un taux de chômage stable à 4,3 %, valide un scénario de « soft landing » pour l’économie, éloignant le spectre d’une surchauffe. Cette dynamique à deux vitesses, marquée par la vigueur des services et la faiblesse du
Secteur public, laisse la Réserve fédérale dans une position d’attente. La réaction des marchés dépendra de la conformité à ces attentes, avec une attention particulière sur la croissance des salaires horaires moyens comme indicateur de pression inflationniste. Vous pouvez consulter les analyses sectorielles de Bloomberg.