Macroéconomie : définition et étude des agrégats

Qu’est-ce que la macroéconomie ?
La macroéconomie correspond à l’étude globale des phénomènes économiques au travers des relations entre les agrégats suivants :
- Produit intérieur brut
- Inflation
- Chômage
- Taux d’intérêt
- Consommation
- Revenu…
Contrairement à la microéconomie, la macroéconomie prend en compte tous les acteurs du marché économique et non le comportement individuel des entreprises et des ménages. Largement évoquée par John Maynard Keynes, la macroéconomie donne une vision d’ensemble et permet de prévoir les évolutions du marché et d’adapter les politiques à mener.
Quel est un exemple concret de macroéconomie ?
L’étude macroéconomique est communément pratiquée dans de nombreux pays partout dans le monde et constitue un outil indispensable d’analyse de l’environnement économique.
Pourquoi la macroéconomie ?
La macroéconomie permet d’avoir une vision globale et non restrictive des phénomènes économiques, ce qui est appréciable et apporte une richesse à l’analyse et se révèle complémentaire à l’étude microéconomique.
La macroéconomie en résumé
La macroéconomie étudie l’économie d’un pays ou d’une zone dans son ensemble : la production, mesurée par le PIB, l’emploi et le chômage, l’inflation, les taux d’intérêt, les échanges extérieurs et les finances publiques. Elle cherche à expliquer les relations entre ces grandeurs et ce que peuvent les politiques budgétaire et monétaire. Elle se distingue de la microéconomie, qui étudie les choix d’un ménage, d’une entreprise ou le fonctionnement d’un marché particulier.
Comment la macroéconomie est-elle née dans les années 1930 ?
Les questions d’ensemble sont anciennes : le Tableau économique de François Quesnay, au XVIIIe siècle, décrit déjà la circulation des richesses entre les grandes classes de la société, et le Suédois Knut Wicksell étudie en 1898 le lien entre taux d’intérêt et niveau des prix. Mais la macroéconomie devient une discipline distincte dans les années 1930. En 1933, le Norvégien Ragnar Frisch parle de « macrodynamique ». En 1936, la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie de John Maynard Keynes, écrite pendant la Grande Dépression, en marque le vrai point de départ : elle explique qu’une économie peut rester durablement en sous-emploi faute de demande suffisante.
Il fallait aussi des chiffres. En 1934, Simon Kuznets présente au Congrès américain les premières estimations officielles du revenu national des États-Unis : c’est la naissance de la comptabilité nationale, sans laquelle la macroéconomie resterait théorique. Le mot « macroéconomie » est employé en 1946 par Lawrence Klein dans le titre d’un article.
Pourquoi, en macroéconomie, le tout n’est-il pas la somme des parties ?
La macroéconomie existe parce que ce qui est vrai pour un agent ne l’est pas toujours pour tous. Le paradoxe de l’épargne, popularisé par Keynes, en est l’exemple classique : un ménage qui épargne davantage s’enrichit ; mais si tous les ménages épargnent davantage en même temps, la consommation baisse, les entreprises vendent moins, les revenus reculent, et l’épargne totale peut ne pas augmenter.
L’outil de base est la comptabilité nationale. Du côté des dépenses, le PIB est la somme de la consommation des ménages (C), de l’investissement (I), des dépenses publiques (G) et des exportations (X), moins les importations (M) : PIB = C + I + G + X − M. Imaginons une économie où C = 1 200, I = 400, G = 500, X = 600 et M = 700 (en milliards) : son PIB est de 1 200 + 400 + 500 + 600 − 700 = 2 000 milliards.
Quels sont les grands débats de la macroéconomie ?
Pendant les décennies d’après-guerre, la macroéconomie est dominée par les keynésiens, qui défendent une gestion active de la demande agrégée. Milton Friedman et les monétaristes leur opposent le rôle central de la monnaie et l’idée qu’on ne peut pas réduire durablement le chômage par l’inflation, ce que la stagflation des années 1970 a semblé confirmer.
En 1976, Robert Lucas publie une critique décisive : les modèles fondés sur les relations passées entre grandeurs agrégées deviennent faux dès que la politique change, parce que les agents adaptent leurs comportements. Il en résulte l’exigence de « microfondements » et la théorie des attentes rationnelles. Les nouveaux keynésiens reprennent ces outils en y ajoutant les rigidités de prix et de salaires. À la fin des années 1990 s’impose un cadre commun, les modèles dits DSGE (équilibre général dynamique et stochastique), utilisés par les banques centrales. La crise de 2008 a montré leurs limites, notamment la place trop faible qu’ils accordaient au système financier, et la discipline continue d’en débattre.
Qu’est-ce que la macroéconomie apporte au trader ?
Les marchés réagissent en permanence aux chiffres macroéconomiques : croissance, inflation, rapport sur l’emploi américain, décisions de taux de la BCE et de la Fed. Ce qui fait bouger les cours n’est pas le chiffre lui-même, mais l’écart avec ce qu’attendait le marché, le consensus. Les relations macroéconomiques, comme la courbe de Phillips entre chômage et inflation ou la loi d’Okun entre croissance et chômage, aident à comprendre comment une banque centrale lira un chiffre, et donc ce qu’elle fera des taux.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre microéconomie et macroéconomie ?
La microéconomie étudie les choix d’un agent ou d’un marché : un consommateur, une entreprise, le prix du blé. La macroéconomie étudie l’économie entière à travers des grandeurs agrégées : PIB, chômage, inflation, taux d’intérêt.
Qui est le fondateur de la macroéconomie ?
On cite le plus souvent John Maynard Keynes, dont la Théorie générale (1936) en marque la naissance comme discipline, avec des précurseurs comme Quesnay et Wicksell, et Ragnar Frisch qui parle de « macrodynamique » dès 1933.
Quels sont les principaux indicateurs macroéconomiques ?
Le PIB et sa croissance, le taux de chômage, l’inflation, les taux d’intérêt, la balance commerciale, le déficit et la dette publics.
À quoi sert la macroéconomie ?
À comprendre les cycles économiques, à prévoir l’évolution de la conjoncture et à évaluer l’effet des politiques budgétaire et monétaire.
Pour aller plus loin
Lexique économique : toutes les définitions, de A à Z.
Historien de formation, j’aborde l’économie en praticien : depuis 1994, je vois chaque jour sur mes écrans ce que les décisions des banques centrales et des États font aux prix. J’essaie d’expliquer ce qui se joue derrière les chiffres, sans jargon et sans promesse.
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