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John Maynard Keynes : biographie, idées et héritage

John Maynard Keynes (1883-1946) a montré qu’une économie peut rester en sous-emploi faute de demande, et fondé la macroéconomie avec sa Théorie générale.

John Maynard Keynes : biographie, idées et héritage

Biographie de John Maynard Keynes

Né en 1883 à Cambridge en Angleterre d’une famille bourgeoise, John Maynard Keynes est l’un des économistes les plus renommés et l’un des seuls dont les théories ont donné jour à un courant de pensée éponyme. Doué pour les mathématiques depuis l’enfance, il décroche en 1904 sa licence au King’s College de Cambridge. Il finit par devenir maître de conférences (lecturer) en économie en 1908 à l’université de Cambridge et sa passion pour la politique le pousse à intervenir dans la vie économique et politique de son époque notamment lorsqu’il entre au Trésor britannique en 1915, et en 1944 lorsqu’il dirige la délégation britannique à la conférence monétaire de Bretton Woods. Le New Deal de Roosevelt, lancé en 1933, a précédé sa Théorie générale, mais ses idées ont ensuite guidé de nombreux gouvernements et en inspirent encore certains.

john maynard keynes
john maynard keynes

Théorie de l’économiste John Maynard Keynes

John Maynard Keynes défendait particulièrement l’intervention de l’État lorsque l’économie était en berne et avait besoin d’être relancée, politique que l’on associe souvent à l’État providence. Il s’opposa clairement à Jean-Baptiste Say qui préconisait le laissez-faire et était convaincu, avec sa loi des débouchés, qu’une surproduction générale durable est impossible. La nouveauté proposée par Keynes provient de son analyse macro-économique de l’environnement qui prend en compte les différents agrégats économiques (investissements, chômage, revenus, consommation…) et permet de prévoir les périodes de récession ou de croissance, grâce à une vision globale de l’économie, différente de celle des libéraux qui est axée vers les entreprises. Le raisonnement de Keynes fonctionne en circuit économique. En effet, selon lui, tout part de la demande prévue par les entreprises qui agit sur la production, et celle-ci détermine ensuite l’emploi. Puis, le revenu des ménages et les investissements des entreprises, conditionnés par l’emploi et la production, définissent la demande. Il s’agit d’un cycle qui ne garantit pas le plein emploi mais permet l’équilibre, et si le sous-emploi est trop important, les pouvoirs publics doivent intervenir par des politiques budgétaires ou monétaires. John Maynard Keynes analysait également les conséquences psychologiques que pouvait avoir une crise sur les entrepreneurs et donc sur le marché de l’emploi et le marché financier. Il observait comment ceux-ci devenaient méfiants et n’investissaient plus, ce qui crée un blocage dans le système économique.  Les théories de Keynes ont été quelque peu délaissées dans les années 1980, au profit de la pensée monétariste de Milton Friedman, néanmoins, elles se sont révélées complètement d’actualité lors de la crise économique de 2008.

Œuvre de John Maynard Keynes

Les conséquences économiques de la paix (The economic consequences of the peace), 1919

La fin du laissez-faire (The end of laissez faire), 1926

Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (General theory of employment, interest and money), 1936

 

John Maynard Keynes en résumé

John Maynard Keynes a montré qu’une économie de marché peut rester durablement en sous-emploi, parce que le niveau de l’activité dépend de la dépense totale, et non de la seule capacité de produire. Mathématicien de formation, haut fonctionnaire, essayiste, investisseur et négociateur, il a mêlé la théorie et l’action. Sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) est souvent tenue pour l’acte de naissance de la macroéconomie moderne. Ses idées ont guidé les politiques occidentales jusqu’aux années 1970, avant d’être contestées, puis de revenir en force en 2008.

  • Naissance : 5 juin 1883, à Cambridge (Angleterre)
  • Mort : 21 avril 1946, à Tilton, près de Firle (Sussex)
  • Nationalité : britannique
  • Courant : fondateur du keynésianisme
  • Œuvres principales : Les Conséquences économiques de la paix (1919), A Tract on Monetary Reform (1923), Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)
  • Distinction : fait baron Keynes, de Tilton, en 1942
  • Idée la plus connue : une demande globale insuffisante peut maintenir le chômage à un niveau élevé pendant longtemps

Du King’s College au Trésor : un économiste dans les crises de son siècle

Keynes est le fils aîné de John Neville Keynes, économiste à Cambridge, et de Florence Ada Keynes, future maire de la ville. Boursier d’Eton en 1897, il entre en 1902 au King’s College, d’où il sort en 1904 avec une licence de mathématiques obtenue en première classe. Alfred Marshall le presse de devenir économiste ; sa seule formation en économie se résume pourtant à un trimestre de cours suivis en auditeur. Après un passage à l’India Office, il revient à Cambridge en 1908 sur un poste d’enseignant d’abord payé de leur poche par Marshall et Pigou. Il dirige l’Economic Journal à partir de 1911.

Entré au Trésor en janvier 1915, il y organise le crédit entre alliés ; sa démission de 1919 et le livre qui suit le rendent célèbre.

Les années 1920 sont celles du polémiste. Après un traité sur les probabilités (1921), il publie en 1923 A Tract on Monetary Reform, où il demande que la politique monétaire vise la stabilité des prix intérieurs plutôt que la défense d’une parité. Il combat le retour de la livre à l’étalon-or à sa parité d’avant-guerre, décidé en 1925, et défend dès 1924 des grands travaux contre le chômage. En 1925, il épouse la danseuse russe Lydia Lopokova ; il fréquente le groupe de Bloomsbury, autour de Virginia Woolf.

La crise de 1929 le pousse à refonder la théorie. Après un Treatise on Money (1930) qui le déçoit, il travaille avec les jeunes économistes de Cambridge, dont Richard Kahn, auteur en 1931 du premier « multiplicateur ». La Théorie générale paraît en février 1936. Une crise cardiaque en 1937 l’éloigne ensuite des débats.

La guerre le ramène aux affaires. Dans How to Pay for the War (1940), il propose de financer la guerre par l’impôt et une épargne obligatoire plutôt que par le déficit, pour éviter l’inflation. Revenu au Trésor en 1940, anobli en 1942, il conduit la délégation britannique à la conférence de Bretton Woods (1er-22 juillet 1944), puis négocie le prêt américain de 1945. Il meurt d’une crise cardiaque le 21 avril 1946, à 62 ans, peu après la réunion inaugurale du FMI à Savannah.

Les idées clés

La demande effective. Pour Keynes, les entreprises produisent et embauchent en fonction de la demande qu’elles anticipent, la somme de la consommation et de l’investissement attendus. Si cette demande agrégée est trop faible, rien ne garantit que la baisse des salaires ou des prix ramène le plein emploi : l’économie peut se stabiliser durablement avec un chômage élevé, ce qu’il appelle un équilibre de sous-emploi. C’est le cœur de sa contestation de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say, que Keynes résume par l’idée que l’offre crée sa propre demande. Voir la fiche sur l’économie keynésienne.

Le multiplicateur. Une dépense nouvelle, publique ou privée, devient le revenu de quelqu’un, qui en dépense à son tour une partie : l’effet final sur le revenu national dépasse la mise initiale. L’ampleur de cet effet dépend de la propension à consommer, c’est-à-dire de la part de chaque revenu supplémentaire qui est dépensée. Keynes reprend l’idée de Kahn et l’applique à l’investissement ; elle fonde la politique de relance.

La préférence pour la liquidité. Le taux d’intérêt n’est pas, chez Keynes, le prix qui égalise l’épargne et l’investissement : c’est la rémunération exigée pour renoncer à détenir de la monnaie. En période d’inquiétude, chacun veut garder des liquidités, et une baisse des taux peut ne plus suffire à relancer l’investissement, situation que ses successeurs appelleront « trappe à liquidité ».

L’incertitude et les esprits animaux. L’investissement repose sur des anticipations qu’aucun calcul de probabilité ne peut fonder. Keynes parle d’« esprits animaux », l’élan spontané qui pousse à agir plutôt qu’à attendre. Au chapitre 12 de la Théorie générale, il compare la Bourse à un concours de beauté de journal où l’on gagne en devinant non le plus joli visage, mais celui que la moyenne des participants croira préféré par la moyenne.

Une œuvre en contexte : Les Conséquences économiques de la paix (1919)

En 1919, Keynes représente le Trésor à Paris, mais les négociations sur les réparations lui échappent : Lloyd George, qui a fait campagne fin 1918 en promettant de faire payer l’Allemagne, les confie à Lord Sumner et Lord Cunliffe, partisans de sommes très élevées. Keynes propose un plan de réduction radicale des dettes de guerre, qui aurait fait porter une large part du coût de la reconstruction aux États-Unis ; Washington le refuse. Écœuré, il remet sa démission le 26 mai 1919, avant même la signature du traité de Versailles le 28 juin.

Le livre, publié fin 1919 et succès immédiat des deux côtés de l’Atlantique, mêle une analyse chiffrée de la capacité de paiement allemande et des portraits cinglants de Clemenceau, Wilson et Lloyd George. Keynes y annonce qu’appauvrir délibérément l’Europe centrale préparerait une nouvelle catastrophe. Ses admirateurs y voient une prophétie confirmée par l’hyperinflation de 1923 puis par l’effondrement de la république de Weimar. Les historiens sont plus partagés : Ruth Henig estime que le traité n’était pas, sur le plan économique, d’une dureté excessive, et Stephen Schuker a montré que les prêts américains reçus par l’Allemagne entre 1919 et 1933 ont dépassé ce qu’elle a versé au titre des réparations.

Les critiques et les débats

Le New Deal était-il keynésien ? Le New Deal commence en 1933, trois ans avant la Théorie générale. Keynes écrit à Roosevelt fin 1933 et le rencontre en 1934, mais son biographe Robert Skidelsky retient que son influence sur la politique américaine ne dépasse le stade marginal qu’après 1939 ; le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau restait attaché à l’équilibre budgétaire. Les keynésiens répondent que le déficit fédéral, de 3,7 % en moyenne entre 1933 et 1939, était trop faible pour compenser l’effondrement de la dépense privée.

Hayek et l’école autrichienne. Friedrich Hayek critique longuement en 1931 le Treatise on Money ; pour lui, la crise vient d’un excès de crédit antérieur, et la relance prolonge les déséquilibres au lieu de les corriger. Keynes, lisant La Route de la servitude en 1944, s’y dit d’accord sur le plan moral et philosophique, tout en réclamant davantage de planification, pas moins.

La contre-révolution monétariste. Milton Friedman tenait la Théorie générale pour un grand livre, mais soutenait que la politique économique n’agit durablement que sur les grandeurs nominales. En 1968, il conteste la stabilité de la courbe de Phillips et prédit qu’une relance prolongée produira à la fois chômage et inflation. La stagflation des années 1970 lui donne raison aux yeux de beaucoup, et la critique de Robert Lucas sur les anticipations ébranle les modèles keynésiens. En 1979, le gouvernement britannique abandonne officiellement le keynésianisme, et le monétarisme devient la principale référence des politiques anglo-américaines.

Keynes trahi par les keynésiens ? John Hicks, Franco Modigliani et Paul Samuelson traduisent ses idées en modèles mathématiques : c’est la synthèse néoclassique. Les postkeynésiens, dont Hyman Minsky, jugent que cette lecture a effacé l’incertitude et la finance, le plus original chez Keynes. Son biographe Richard Davenport-Hines rappelle aussi que Keynes réservait les grands travaux financés par l’emprunt à des circonstances exceptionnelles.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

La macroéconomie enseignée partout porte la marque de Keynes. La nouvelle économie keynésienne, très présente dans les modèles des banques centrales, accepte les anticipations rationnelles mais garde l’idée que prix et salaires s’ajustent lentement. En 2008-2009, les plans de relance de Barack Obama aux États-Unis et de Gordon Brown au Royaume-Uni ont été justifiés par des arguments keynésiens ; leur efficacité et leur coût en dette publique restent débattus.

Son héritage institutionnel compte autant : le Fonds monétaire international et la Banque mondiale sont nés à Bretton Woods, même si le plan de l’Américain Harry Dexter White l’a emporté sur le sien, qui prévoyait une monnaie internationale, le bancor, et des incitations à éviter les gros excédents comme les gros déficits.

Ce que ça change pour un investisseur ou un trader

Keynes fut lui-même investisseur. Presque ruiné par le krach de 1929, qu’il n’avait pas vu venir, il laisse pourtant à sa mort près de 500 000 livres. Chargé à partir des années 1920 du fonds de dotation du King’s College, il délaisse la tentative de deviner les retournements du marché pour une sélection d’actions de sociétés petites et moyennes versant de gros dividendes ; la partie active du portefeuille aurait battu l’indice britannique de 6 à 8 % par an sur un quart de siècle.

Sa grille de lecture reste utile. Le concours de beauté rappelle que les prix reflètent souvent ce que le marché croit que le marché pensera, et peuvent s’éloigner longtemps de la valeur. La préférence pour la liquidité aide à comprendre les ruées vers les liquidités et les emprunts d’État en période de panique, et pourquoi une baisse des taux ne suffit pas toujours à rassurer. Enfin, savoir si un gouvernement raisonne en keynésien ou en monétariste aide à anticiper ses réactions face à une récession. Aucune de ces idées ne donne un signal d’achat ou de vente.

Questions fréquentes

Qu’a apporté Keynes à l’économie ?

Keynes a montré qu’une économie de marché peut rester durablement en sous-emploi faute de demande suffisante, et que l’État peut y remédier par la dépense publique et la politique monétaire. Il a fondé la macroéconomie, l’étude de l’économie par grands agrégats.

Keynes était-il libéral ?

Keynes appartenait au Parti libéral britannique. Il défendait la liberté individuelle et l’économie de marché, mais rejetait le laissez-faire : l’État devait, selon lui, piloter la demande pour sauver le capitalisme de ses crises.

Que veut dire Keynes quand il écrit qu’à long terme, nous sommes tous morts ?

La formule figure dans A Tract on Monetary Reform (1923), à propos de la théorie quantitative de la monnaie. Elle ne prône pas l’insouciance : il reprochait aux économistes de se contenter d’affirmer que tout revient à l’équilibre à long terme, alors que le court terme est ce que vivent les gens.

Quel livre lire de Keynes ?

Les Conséquences économiques de la paix (1919) est le plus accessible et le mieux écrit. La Théorie générale (1936, traduite en français par Jean de Largentaye en 1942) est l’œuvre majeure mais difficile ; on peut commencer par ses chapitres 12 (les anticipations et la Bourse) et 24 (les conclusions politiques).

Pour aller plus loin

Retrouvez plus de biographies d’économistes célèbres dans notre Lexique économique

Lexique économique : toutes les définitions, de A à Z.


L’auteur

Benoist Rousseau

Maîtrise d’histoire (Sorbonne) · Trader depuis 1994

Historien de formation, j’aborde l’économie en praticien : depuis 1994, je vois chaque jour sur mes écrans ce que les décisions des banques centrales et des États font aux prix. J’essaie d’expliquer ce qui se joue derrière les chiffres, sans jargon et sans promesse.

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15 commentaires

La discussion se poursuit sur le forum andlil.com.
A
amamdou oumar ball4 septembre 2013
c est grace a keynes j ai aime l economie,surtout de ses debats avec des idees convainquantes a Bretton woods pour la creation des institutions monetaires internationales qui ont toujours servi ce monde.keynes est un mort vivant.Il confirme que l homme c est l idee,c est grace a sa force intellectuelle qu on a pu terrasser bcp d obstacles. je me rappelle de sa citation <> lorsqu il expliquait les phenomenes cycliques de la crise.
E
Efahir Rochley Pierre3 décembre 2013
Keynes est sans nul doute le plus grand penseur de la machine économique de tout les temps. Lui ayant recu une instruction classique, a su questionner son savoir face aux dérives empiriques de l'époque, là on parle de sur production, de crash boursier, de la conférence de Bretton Woods dont il est le principal acteur, pour ne citer que cela.. Si la théorie classique reste figée par la main invisible, Keynes l'améliore et la rend fléxible.. Keynes ne change pas sa structure d'appui qui est le capitalisme.. comme l'avait voulu faire Marx... Keynes reste donc un classique, un classique éclairé... Il a accepté d'abandonner ses dogmes pour ouvrir son esprit à la recherche et à la créativité... c'est extraordinaire... Keynes a l 'éthique classique, mais est un artiste... Les pro keynésiens contemporains diraient à ceux qui ne l'ont pas compris : On a remplacé une vérité confuse par une erreur complètement d'équerre''... Moi je reprendrais Keynes : '' la difficulté ne réside pas dans le fait d'apprendre de nouvelles choses, mais dans le fait d'oublier les anciennes qui se ramifient dans le recoin de nos esprits''.......
B
Benoist Rousseau3 décembre 2013
Merci pour votre intervention de très grande qualité sur Keynes.
P
Patient26 décembre 2015
je suis satisfait et convaincu par les theories de ce grand monument de l'economie
B
banna diaby2 février 2016
Mon seul et unique référent est Keynes je crois qu'il fut le meilleur et le plus grand penseur économique
K
K Basile Keynes14 février 2016
Keynes est un économiste d'inspiration mondiale.il a modernisé l'économie grâce à sa théorie générale.Je marche sur ses pas «ce qui arrive en fin de compte,ce n'est pas l'inévitable mais l'imprévisible»
D
Doudoute12 mars 2016
John maynard keynes en tant qu'un grand economiste je lui congratule au superlatif absolument et moi en tant qu'etudiant en economie il a laisser sa trace pour que je puis trouver une idee sur la macroeconomie et me permet aussi de mieux apprehender mon apprentissage.
D
Diallo Lountan27 juin 2016
keynes est un grand capitaliste de tout les temps et un ennemi de l'Afrique
J
jean hilaire kouassi7 juillet 2016
Keynes est mon économiste préféré de tout temps .Je le remercie pour sa politique sur le chômage et le marche de d’emploi et sa théorie de la monnaie
Z
zekpa vanelle30 décembre 2016
je remercie Keynes pour l' inspiration et la force qu' il me procure chaque jour grâce ses travaux
K
koffi k j m27 mars 2017
merci a vous grand chef de l'économie
J
John Djumaini2 mai 2017
John Maynard Est Pour Moi Une Très Grande Référence Pour Toute Mes Conceptions .
K
KOFFI DIMITRI30 octobre 2017
MERCI AU GRAND MAITRE ECONOMISTE J'AIMERAIS ETRE COMME LUI DANS L'AVENIR
S
soim KAZIMNA9 mai 2018
Son parcours résume à lui seul ce que en vérité l'école est censée être pour nous,lui classique de formation mais interventionniste de fait. il devient de ce fait un des plus brillants évangélistes de l’économie de tous les temps.
T
Théau9 octobre 2020
Merci Benoit, grâce à toi, j'ai compris mon cours d'économie !!!
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