dexter444 a écrit :En fait l’approche dont tu parles vise à comprendre quelle est le prochain domino à chuter en fonction des précédents,
Pas seulement, ce n'est pas seulement l'étude d'indicateurs avancés. C'est aussi chercher la compréhension globale des marchés (vision holistique), des cycles, des rotations (flux de capitaux), l'identification des marchés tendances ("places to be") avec la notion de marchés surperformants/sous performants, la sélection des meilleurs opportunités swing parmi de nombreux marchés plus ou moins corrélés, éventuellement la diversification et le hedging...
Pour être plus concret, pour ma part je m'autorise à surveiller et intervenir sur la plupart des indices mondiaux (pays, régionaux), les secteurs (US et Europe), le forex (150 paires environ) les MP (du moins quelques unes), les indices obligataires, les taux. Par contre je ne surveille pas les actions que je ne traite pas, sauf de temps en temps regarder les plus gros capitalisations de certains indices pays ou sectoriels pour avoir certaines confirmations. Je surveille prioritairement ce sur quoi je peux investir, en ETF (PEA), OPCVM (en assurance-vie) ou cfd à risque limité. Le reste me donne de la compréhension et de l'information supplémentaire.
Les traders actions screenent plusieurs 100 aines d'actions afin de sélectionner les meilleures opportunités. Finalement c'est un peu le même principe avec les indices + forex, se donner la possibilité d'avoir plus de choix et plus d'opportunités. Pourquoi limiter ton univers à 20 marchés seulement ? Il y a tant d'informations des autres marchés dont tu ne seras pas au courant, et qui pourront enrichir ta vision et tes analyses. Et tant de marchés tradables, via les ETF et les cfd à risque limité.
L'intégration des marchés dans mon système d'analyse s'est faite au fur et à mesure que je progressais dans la compréhension, ça ne s'est pas fait en un jour.
Par exemple, avec la crise grecque en 2010/2011 j'ai intégré l'indice grec (Athex) à mon "screener", ce qui n'était pas le cas avant. D'autant plus que le support est dispo en ETF et en cfd à risque limité. Mais il y encore d'autres indices mineurs que je laisse de côté, qui ne m'intéresse pas (petits marchés tels que Belgique, Hollande, Pologne, Israel, Maroc...).
Sinon ça fait seulement 1 an que je me suis mis à surveiller les taux 10Y et spread de taux. Avant je n'étais pas prêt, je ne comprenais pas assez l'intérêt.
dexter444 a écrit :je dois maintenant intégrer de façon solide la mécanique de marché générale ce qui ne me parait pas une mince affaire
La compréhension des mécanismes des marchés est un long processus. On a jamais fini d'apprendre. Il faut surtout mettre en place / acquérir des outils pour permettre l'analyse de ces marchés, corrélations, comparaisons de performance... La compréhension passe par là.
dexter444 a écrit :Je trouve que ta vision et mise en pratique ressemble beaucoup à celle de Alexandre Baradez.
Ne connaissant pas trop je ne sais pas. Mais c'est l'idée, être au même niveau que ces analystes de marché. Sauf qu'eux ne tradent pas généralement, ils sont seulement analystes. A.B. ou d'autres ne m'apprennent plus rien sur l'état des marchés quand je les écoute, car je peux tout analyser par moi-même. Certes les premières années j'aspirais tous ces commentaires de marchés comme une éponge, je lisais beaucoup (rapports de gérants OPCVM notamment, très utiles pour améliorer sa compréhension des mécanismes / corrélations), maintenant c'est acquis et j'ai les outils en place pour être tout à fait autonome pour l'analyse.
dexter444 a écrit :Combien d’écrans as tu sur ta station ?
Un seul de 22 pouces même pas full HD ! Eh oui.
Le matériel n'est rien, l'important est la méthodologie, les process.
Ces idées, si elles te parlent, peuvent être des objectifs moyen terme pour toi. Ton approche actuelle est une base de départ, il y a du bon, il faut continuer à construire dessus, et à te développer à ton rythme. Ça prend du temps. Moi ça fait 8 ans que je travaille les marchés. Et je ne peux pas dire encore que je suis rentable, parce que toutes ces années ont été des années de R&D et d'expérimentation. L'approche est maintenant finalisée, elle est en phase de délivrer cette rentabilité attendue.