La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, le
nasdaq enregistrant le plus fort repli, dans le sillage du recul des titres technologiques alors que les investisseurs se sont tournés vers des secteurs plus défensifs, tandis que les banques ont enregistré de nouvelles pertes à la suite de résultats trimestriels mitigés.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,09% 49.149,63 points.Le S&P-500 soit 0,53%, à 6.926,60 points.Le
nasdaq reculé de (1,00%) à 23.471,75 points.
En nette hausse l'an dernier, le secteur financier a été plombé ces derniers jours par les préoccupations à l'égard du projet du président américain Donald Trump de fixer un plafond aux taux d'intérêt des cartes de crédit, une mesure qui, selon les dirigeants de JPMorgan, pourrait entraîner des pressions sur les consommateurs et nuire aux profits des firmes du secteur.
Rappelant la dynamique positive de 2025 et notant des résultats trimestriels "plutôt médiocres", Michael O'Rourke, stratégiste de marché en chef de JonesTrading, à Stamford dans le Connecticut, a dit constater des "prises de bénéfices et une
Consolidation" dans le secteur bancaire.
"De manière générale, les gens demeurent optimistes" à son égard, a-t-il ajouté.
A l'inverse, le secteur de l'énergie a progressé, porté par la hausse des prix du pétrole sur fond de craintes de perturbations dans les livraisons de l'Iran, où le vaste mouvement de contestation pourrait s'accompagner d'une possible opération militaire des Etats-Unis.
Des données publiées dans la journée montrent que les prix à la production aux Etats-Unis ont progressé à un rythme moins important en novembre, comme attendu, tandis que les ventes au détail ont été supérieures aux prévisions.
Il est attendu que la Réserve fédérale américaine (
FED), qui se réunira dans deux semaines, ne modifie pas ses taux d'intérêt au premier semestre, selon des données LSEG, les traders misant plutôt sur au moins deux baisses au second semestre.
Parmi les principaux secteurs du S&P-500, celui des technologies a subi mercredi le déclin le plus important.
Côté valeurs, à noter, Wells Fargo a chuté de 4,6% après avoir publié un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes. Citigroup et
bank of america ont aussi reculé, en dépit de résultats meilleurs qu'attendu.
Aujourd`hui sur les marches
Croissance allemande le matin, banques américaines l'après-midi de ce jeudi
Entre statistiques économiques et publications d'entreprises, la journée s'annonce encore riche en opportunités. En Europe, la croissance allemande annuelle, la production industrielle de la zone euro et la publication de Richemont seront au centre des attentions. Les résultats de
GOLDMAN SACHS et des indices manufacturiers pourraient donner le ton à
wall street.
Comme presque toujours, la matinée sera européenne et l'après-midi américaine sur les marchés ce jeudi. A 10 heures, Berlin publie sa croissance économique annuelle, exercice toujours un peu curieux puisque les chiffres du quatrième trimestre sortiront à la fin du mois. Le verdict devrait être une croissance de 0,2 % en 2025, après deux années de contraction. Les économistes de Bloomberg Intelligence anticipent une accélération à 0,8 % en 2026, tirée par une hausse des dépenses publiques.
La zone euro enchaînera une heure plus tard avec la production industrielle et la balance commerciale de novembre.
Outre-Atlantique, un quatuor de statistiques prendra les commandes à 14h30. Un léger rebond des inscriptions hebdomadaires au chômage, à 215.000, est attendu, plus lié aux ajustements saisonniers qu'à une vraie dégradation du marché du travail. Le thermomètre reste pourtant sensible : près de deux tiers des ménages craignent une hausse du chômage dans l'année à venir. Les prix du commerce extérieur viendront compléter le tableau inflationniste de la semaine, pendant que les bureaux de la Réserve fédérale à New York et à Philadelphie livreront deux instantanés de l'industrie locale. L'indice manufacturier Empire State devrait repasser de peu en territoire positif après sa chute spectaculaire de décembre, même ambiance du côté de la Pennsylvanie où l'activité reste poussive. « Le recul de l'incertitude tarifaire et la perspective de baisses d'impôts auraient dû soutenir le moral des industriels. C'est le contraire qui s'est passé ces derniers mois. L'industrie continue d'absorber le choc des droits de douane », explique Oddo BHF.