wall street en ordre dispersé après des données sur
l'inflation
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, seul le
nasdaq ayant terminé en hausse, alors que des données moins élevées qu'attendu sur
l'inflation aux Etats-Unis ont éloigné un peu aux yeux des investisseurs le spectre d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale (
FED) dès octobre.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,86%, ou 443,87 points, à 50.906,05 points.Le S&P-500, plus large, a perdu 19,30 points, soit 0,25%, à 7.651,54 points.Le
nasdaq Composite a avancé de son côté de 63,52 points (0,24%) à 26.861,06 points.
Le
nasdaq s'inscrit dans le vert pour un deuxième mois consécutif, au contraire du S&P-500 et du
Dow Jones, lequel boucle septembre dans le rouge après cinq mois d'affilée de hausse.
Sur l'ensemble du troisième trimestre, le S&P-500 a pris 2,0%, le
nasdaq progressé de 2,5% et le
Dow Jones cédé 2,7%.
Un rapport du département américain du Commerce publié dans la journée indique que la hausse des prix de la consommation personnelle (PCE) a été moins importante qu'attendu et a ralenti en août.
Des données distinctes montrent que la croissance du
Produit intérieur brut (
pib) des Etats-Unis a été revue à la hausse en lecture définitive au deuxième trimestre, dans le sillage d'une consommation solide et d'investissements en
Infrastructures pour l'intelligence artificielle (IA).
La hausse des prix du carburant aux Etats-Unis, en raison du conflit avec l'Iran, a alimenté les craintes de pressions inflationnistes plus larges et a fait grimper les rendements des
bons du trésor américain.
Les responsables de la
FED, qui ont procédé à un resserrement monétaire lors de leur réunion de septembre, ont signalé que des hausses supplémentaires des taux pourraient être nécessaires si
l'inflation ne ralentissait pas.
Selon des données FedWatch de
CME, les marchés misent désormais à environ 37% seulement sur une hausse des taux en octobre, contre 51% la veille et près de 71% une semaine plus tôt.
"Ce qui focalise le marché, c'est de savoir si l'économie continue de croître et si elle peut tenir avec des taux d'intérêt plus élevés", a commenté Anthony Saglimbene, stratégiste en chef d'Ameriprise Financial, dans le Michigan.
"Pour l'instant, avec une économie qui progresse, avec des bénéfices solides (..), le marché peut passer outre des taux d'intérêt plus élevés", a-t-il poursuivi. Mais "si ces taux restent à des niveaux élevés pendant longtemps (..), avec un possible poids sur la croissance ou la rentabilité des entreprises, alors il devrait y avoir rapidement une réaction négative sur les marchés".
La plupart des valeurs à forte croissance ont enregistré mercredi des gains, dont
amazon,
apple, Nvidia et Alphabet, qui ont permis aux technologies d'être l'un des rares secteurs majeurs du S&P-500 à finir en hausse.
A noter également,
hewlett packard Enterprise a grimpé de 3,9% après avoir relevé sa prévision de chiffre d'affaires et annoncé un accord de 1,2 milliard de dollars avec Vultr.
Aujourd’hui sur les marches
Après
l'inflation américaine, place à l'activité dans l'industrie
Les marchés surveilleront de près l'ISM manufacturier américain, attendu en modeste amélioration. Accenture dévoilera ses comptes trimestriels avant l'ouverture de
wall street. Nike fera de même mais dans la soirée.
La matinée européenne sera consacrée aux enquêtes manufacturières. Les premières estimations des PMI de septembre avaient plutôt rassuré, notamment en Allemagne, avec des nouvelles commandes en hausse et des exportations mieux
orientées, mais les composantes de prix s'étaient encore raffermies. Les Etats-Unis prendront ensuite nettement le dessus avec la publication du PMI manufacturier, puis de l'indice ISM à 16 heures
.
Ce dernier sera particulièrement suivi : les enquêtes régionales disponibles restent solides et le
Consensus attend un résultat de 55, soit un léger mieux de 0,4 point. Oddo BHF rappelle que le PMI préliminaire a bondi à 57, son meilleur niveau
depuis juillet 2021 ; si l'ISM confirme à son tour une telle vigueur, « nul doute que cela pourrait inquiéter ceux qui craignent une surchauffe, à commencer par la Réserve fédérale ». A 14h30, les inscriptions au chômage devraient rester faibles
autour de 200.000, signe que les entreprises continuent de peu licencier malgré des taux élevés. La séance donnera aussi un aperçu de la
résistance de l'investissement avec les dépenses de construction d'août.