Lancement d’une startup : mon nouveau projet entrepreneurial

Cela fait deux semaines que je n’ai pas donné de nouvelles sur le blog car je suis bien occupé. J’ai passé le mois de janvier à revendre une partie de ma société ce qui a nécessité beaucoup d’aller retour un peu partout en France et donc de temps perdu.
Je suis toujours étonné par le fait qu’il faille rencontrer les gens, leur serrer les mains, déjeuner ensemble pour établir une confiance. Je trouve que cela fait très 19ème siècle. Non pas que je n’aime pas les rapports humains et les bonnes tables, mais perdre deux jours, les allers retours en TGV, la fatigue, le coup financier… pour au final arrivé à la même chose qu’avec un client anglais ou canadien en 2 heures de discussion sur Skype… La société latine a des avantages, mais niveau efficacité et prises de décisions, nous ne sommes pas au top.
Ensuite, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie. J’ai assez d’argent pour attendre la mort à glander avec une espérance de vie raisonnable. Je ne suis pas un artiste, je ne suis pas musicien, je n’ai pas de passion dévorante, les voyages m’ennuient de plus en plus, je trouve le monde trop mondialisé, quand on déboule à Denpasar en Indonésie à l’autre bout du monde techniquement on retrouve les mêmes choses, Zara Mac Do… les mêmes gens qui vous parlent de leur téléphone portable et du dernier chanteur RAP. Bon, 18h de voyage pour ça, j’aurai pu rester chez moi… Il y a juste les monuments historiques qui m’intéressent en fait… Seul Venise trouve grâce à mes yeux, car c’est le seul endroit que je connaisse où je suis vraiment dépaysé, comme coupé du monde, pas une voiture, pas un câble téléphonique, pas un avion, un palais à chaque coin de rue… mais deux mois par an à la morte saison.
Alors que faire de ce temps libre ? Une start up !
Passez plus de temps avec les gens que j’aime, ma famille, j’ai ainsi passé un week-end AFK (« Away from keyboard ») la semaine dernière, le premier depuis quelques mois, années ( ?), ça a fait du bien 🙂 et cela m’a fait cogiter. Le problème que j’ai c’est que j’ai travaillé chez moi et que je n’arrive pas à m’arrêter, le boulot est toujours présent même quand je regarde la télé, le week-end… En fait je n’arrête jamais.
Donc je me suis mis à chercher un petit local près de chez moi à 5 à 10 minutes à pied, le cahier des charges. Je vais au boulot le matin, je rentre manger, je retourne au boulot si j’en ai envie et quand je rentre chez moi ou que je sort, il n’y a plus de boulot. Je me fais des journées de 3 heures de travail, 8h etc comme j’en ai envie. Séparation des deux activités, quand je suis chez moi c’est pour me reposer. Je suis un homme de cloisonnement, obsessionnel, j’ai des comptes différents pour trader différemment, des budgets séparés, jadis je travaillais à temps plein et j’étais étudiant à temps plein en même temps et j’arrivais parfaitement à passer de l’un à l’autre. Là, avec ma société à la maison, aucun cloisonnement, un client appelle à 22h00 etc.
En cherchant un petit local de quelques mètres carrés, je me suis rendu compte que pour 50 € de plus on a un bureau de 10 m² comme un de 25 m². Bon, prenons 25 m², autant avoir ses aises. Pour 100 € de plus, on a un 40 m² avec WC, petit lavabo… Bon prenons un 40 m² je mettrai un flipper, une borne de café space invaders j’en ai toujours rêvé et je n’ai pas trop la place chez moi… en rajoutant un petit frigidaire et un matelas et cela pourra toujours dépanner des copains qui passent sur Tours le week end.
Le hasard faisant bien les choses, ou mal l’avenir le dira, je me suis pris une soufflante carabinée par mon comptable qui me dit la même semaine que comme je n’investis pas je ne suis qu’une vache à lait pour l’État que je dois absolument investir… C’est le paradoxe de la fiscalité française exponentielle, cela t’encourage soit à te barrer soit à investir, quand je réinvestis 100 € de mes bénéfices, cela ne me coûte que 35 € en gros car si j’avais pas investi, c’est ce qui me serait resté dans la poche. L’argent n’étant pas du tout une fin en soit pour moi, je reste en France et je paye beaucoup d’impôt, une forme de fierté aussi.
Donc j’ai un peu réfléchi pendant 48h et en rajoutant encore 100 € de plus, je peux acquérir un 60 m² et investir dans… l’humain….
3 ans pour lancer la Start Up
J’ai ainsi décidé de repartir pour une nouvelle aventure, beaucoup plus complexe mais aussi stimulante, passer à l’étape supérieure, trouver des locaux, les aménager, recruter du personnel, les former, les manager au départ… autant de chose que je n’ai jamais fait par confort, paresse. J’ai toujours trouvé une solution professionnelle pour être relativement seul dans mon coin (prof, solo chez moi…) mais il y a une sorte de goût d’inachevé, c’est comme rouler à 70 kilomètres avec une voiture de sport, on aime parfois pousser, se dire et si je tentais un truc, si j’allais au bout de mes idées…
Donc je m’offre cette aventure pour 3 ans, j’ai le budget pour les locaux, les frais etc durant 3 ans. Dans 3 ans on fait le point, rentable, pas rentable ? 100 % des bénéfices, s’il y en a, seront réinvestis dans la structure durant 3 ans, je vivrais sur mes réserves personnelles.

3 pôles de développement pour la Start Up
Je ne rentre pas dans les détails de l’activité ne serait ce pour ne pas donner des idées à des concurrents, c’est très B to B. La structure fonctionne sur 3 pôles très différents car j’ai 3 idées depuis longtemps que je n’avais jamais lancé. Chaque pôle étant autonome et avec pas mal de synergie (même locaux, ordinateurs, déploiement technique, personnel pouvant être switché d’un pôle à l’autre…), l’idéal sera que dans les 3 ans, 1 des pôles soit rentable avec à terme du personnel formé autonome aussi, bref que j’ai plus rien à faire, sauf à avoir de nouvelles idées pour lancer un nouveau pôle (et j’en ai déjà lol). C’est aussi une gestion du risque, je lance en fait 3 idées à la fois, si une seule fonctionne c’est bon.
Si la Start Up marche ou se plante
Si cela marche bien, 1 pôle bénéficiaire peut soutenir un autre pôle pour lui laissez une chance supplémentaire si l’équilibre n’est pas loin ou bien pour lancer un nouveau pôle.Si cela rate, j’aurai juste perdu de l’argent pendant 3 ans mais j’aurai la fierté d’avoir essayé de créer quelque chose.
Trouver les locaux de la Start Up…
Et pourquoi une start up ?
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Benoist Rousseau est trader depuis 1994 et membre du Chicago Mercantile Exchange (CME) et du Chicago Board of Trade (CBOT), où il détient deux sièges de membre individuel. Fondateur d'Andlil.com en 2010 et auteur de Devenez Trader Pro (2016), il a formé des centaines de traders désireux de maîtriser l'exécution rapide pour apprendre le scalping. Dans la rubrique Vie du trader, il raconte le quotidien du métier : ce qu'il exige en discipline, ce qu'il offre et ce qu'il coûte.
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