La Bourse de New York a fini en baisse vendredi, pénalisée par l'incertitude liée à l'intelligence artificielle (IA), aux droits de douane ainsi qu'aux tensions géopolitiques persistantes.
L'indice
Dow Jones a cédé 1,05% à 48.977,92 points. Le
Standard & Poor's 500 a perdu -0,43% à 6.878,88 points.Le
nasdaq Composite a reculé de soit -0,92% à 22.668,212 points.
Les trois indices ont enregistré des pertes hebdomadaires importantes, le
Dow Jones affichant sa plus grosse baisse en une semaine depuis novembre.
Le S&P 500 et le
nasdaq ont enregistré leurs plus grosses pertes mensuelles depuis
mars 2025, tandis que le
Dow Jones affiche un dixième mois consécutif de hausse.
La publication de l'indice des prix à la production, qui a augmenté plus que prévu en janvier, laisse également présager une accélération de
l'inflation américaine dans les mois à venir et contribue également à saper le moral des investisseurs.
"Pour conclure le mois de février, nous avons été rappelés à la réalité qu'il existe encore certaines failles", a déclaré Ryan Detrick, stratège en chef des marchés chez Carson Group à Omaha, dans le Nebraska. "Les données sur
l'inflation plus élevée ont ajouté à la faiblesse de la journée, ce qui pourrait remettre en question l'idée d'une
FED accommodante plus tard cette année."
Les valeurs technologiques américaines restent sous pression, les investisseurs s'inquiétant du retour sur investissement des dépenses colossales consacrées à l'IA.
Les craintes persistent malgré les prévisions et les résultats supérieurs aux estimations de la coqueluche du secteur, Nvidia NVDA.O, qui recule de 4,2% dans les premiers échanges après un recul de 5% la veille.
Aux valeurs, Netflix et Paramount Skydance grimpent de 13,8% et 20,34% respectivement, le géant du streaming ayant dit jeudi qu'il ne relèverait pas son offre sur Warner Bros Discovery (-2,2%) après l'offre révisée déposée par Paramount, une annonce qui met fin au feuilleton du rachat du prestigieux studio de cinéma américain et de sa plateforme de streaming.
Le fabricant d'ordinateurs
dell, qui s'attend à un doublement du chiffre d'affaires de son activité de serveurs optimisés pour l'intelligence artificielle (IA) au cours de l'exercice 2027, grimpe de 21,9%.
Aujourd`hui sur les marches
La Bourse et le pétrole sous haute surveillance lundi après les frappes américaines et de ses alliés sur l'Iran
La semaine boursière s'ouvrira lundi avec la réaction des investisseurs à l'offensive américaine et de ses alliés sur l'Iran, qui a riposté. Téhéran a annoncé qu'il n'était plus autorisé de transiter via le détroit d'Ormuz, par lequel transite un tiers des exportations mondiales totales de pétrole brut par voie maritime. De quoi faire grimper les prix du pétrole.
Quatre ans jour pour jour, ou presque, après le début de l'invasion russe en Ukraine, c'est un autre front qui s'ouvre dans le monde, depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran ce week-end, ce qui s'est traduit par la riposte du pays sur les bases des Etats-Unis et des pays alliés dans la région. Le guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, et plusieurs hauts responsables iraniens (« 48 dirigeants », selon Donald Trump) ont été tués. Des explosions ont notamment été entendues à Dubaï, Ryad et Doha. Dimanche soir, le président américain a déclaré que les opérations militaires américaines en Iran étaient « en avance sur le calendrier prévu ».
Dans ce contexte, les marchés et le milieu politique suivent bien entendu de près l'évolution de ce nouveau conflit pour voir jusqu'où il s'étend et dans quelle mesure le changement de pouvoir en cours à Téhéran va modifier l'orientation politique du pays. Les Emirats arabes unis ont d'ores et déjà annoncé que la Bourse d'Abu Dhabi et le marché financier de Dubaï seraient fermés ces lundi et mardi.