La Bourse de New York a fini en hausse lundi, portée par les valeurs technologiques et les gains de
walmart qui ont surplombé les inquiétudes concernant les déclarations du président de la
FED, Jerome Powell, qui dit être menacé de poursuites pénales par l'administration de Donald Trump.
L'indice
Dow Jones a gagné 0,17% à 49.590,20 points.Le
Standard & Poor's 500 a pris 0,16% à 6.977,27 points. Le
nasdaq soit 0,26% à 23.733,904 points.
Les marchés américains avaient ouvert à la baisse, l'attaque de l'administration Trump contre la Réserve fédérale américaine (
FED) ayant ravivé les inquiétudes quant à l'indépendance de la banque centrale américaine.
Jerome Powell a déclaré dimanche que l'administration du président américain l'a menacé de poursuites pénales en lien avec l'une des auditions qu'il a effectuées l'été dernier devant le Congrès à propos des rénovations du siège de la banque centrale.
Le directeur de la
FED a qualifié ces menaces de "prétexte" pour influer sur les taux d'intérêt que Donald Trump veut voir à la baisse.
"La nouvelle selon laquelle Powell fait l'objet d'une enquête du département de la Justice a été maintes fois annoncée par Trump, et je pense donc que le marché l'accepte sans sourciller", a déclaré Peter Cardillo, économiste en chef chez Spartan Capital Securities à New York.
Par ailleurs, les actions des prêteurs et des sociétés de cartes de crédit ont été sous pression après que Donald Trump a appelé à plafonner à 10%, à compter du 20 janvier et pendant un an, les taux d'intérêt des cartes de crédit.
Citigroup chute de 3%,
american express abandonne 4,3% et Capital One perdait 6,4%.
walmart a pris 3% alors que le distributeur, qui a demandé le mois dernier un transfert de sa cotation du NYSE (
new york stock exchange) au
nasdaq, doit rejoindre le 20 janvier le grand indice des valeurs technologiques.
Aujourd`hui sur les marches
Inflation américaine et résultats de JPMorgan : les deux dossiers brûlants de ce mardi
Les marchés sont en alerte avec deux rendez-vous majeurs :
l'inflation américaine, dont les chiffres pourraient influencer la
Politique monétaire de la
FED, et les résultats de JPMorgan, qui donneront le ton pour le secteur bancaire.
Les marchés auront les yeux rivés sur un chiffre qui ne dit peut-être plus toute la vérité :
l'inflation américaine, à 14h30. Après des mois de statistiques bringuebalées par le plus long shutdown de l'histoire des Etats-Unis, l'indice des prix de décembre promet de relancer le débat sur la fiabilité des données. En embuscade ce mardi, les résultats de
jpmorgan chase & Co. donneront le ton de la saison bancaire.
Delta Air Lines, elle, tentera de convaincre que les turbulences sont derrière elle.
Les économistes tablent sur une hausse annuelle de 2,7 % pour
l'inflation globale, comme en novembre. Idem pour l'indice
sous-jacent, soit une accélération d'un dixième de mois. « A cause du shutdown, le BLS n'a pas pu mesurer normalement les prix au quatrième trimestre. Le reflux de
l'inflation de 3 % sur un an en septembre à 2,7 % en novembre pourrait n'être qu'un artifice […] La mesure des prix a perdu en qualité et ce problème risque de déformer le profil mensuel de
l'inflation sur une bonne partie de 2026 (
Inflation sous-estimée au début, rattrapage ensuite) », prévient Oddo BHF.
L'absence de données claires sur
l'inflation, ainsi que les signes de stabilisation du marché du travail après une série de chiffres médiocres sur l'emploi, expliquent pourquoi les responsables de la Réserve fédérale devraient maintenir leurs taux d'intérêt inchangés à court terme.