L'indice
Dow Jones a cédé 0,95% à 47.501,55 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,33% à 6.740,00 points. Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,59% à 22.387,68 points.
Les trois principaux indices de
wall street finissent tous dans le rouge sur la semaine. Il s'agit pour le
Dow Jones du plus important repli hebdomadaire depuis avril dernier, tandis que le S&P-500 n'avait pas autant décliné en une semaine depuis octobre.
Un rapport du département américain du Travail publié dans la journée montre que l'économie a détruit de manière inattendue des emplois en février, alimentant les préoccupations sur un possible ralentissement économique alors même que les tensions géopolitiques favorisent une nette hausse des prix de l'énergie.
Cette situation complique les décisions de la Réserve fédérale (
FED), avec un possible regain des pressions inflationnistes, faisant planer un doute sur le calendrier de l'assouplissement monétaire de la banque centrale américaine.
"Deux coups ont été portés aujourd'hui au marché", note Kristina Hooper, stratégiste en chef de la firme financière
man Group, à New York, citant le rapport sur l'emploi et la hausse des prix du pétrole en raison de la suspension du fret maritime via le crucial détroit d'Ormuz.
Michael Arone, stratégiste de State Street Investment Management, prévient que "nous nous rapprochons chaque jour d'un baril de pétrole à 100 dollars". "Cela créé beaucoup de
volatilité et d'anxiété", ajoute-t-il.
L'indice de
volatilité de CBOE, considéré comme l'indicateur du niveau de peur à
wall street, s'est établi à un plus haut depuis avril 2022, prenant 5,74 points à 29,49.
Alors que la situation actuelle est propice à une dégradation des conditions de crédit, le secteur bancaire a reculé de 2,03%, pas aidé par la décision de BlackRock de limiter les retraits d'un fonds de crédit privé phare, imitant une démarche similaire de Blackstone plus tôt dans la semaine. BlackRock a cédé 7,1%.
Aujourd`hui sur les marches
La guerre au Moyen-Orient de nouveau en première ligne pour les marchés la semaine prochaine
La semaine débutera avec peu d'indicateurs économiques, mais l'attention des investisseurs se porte ailleurs. L'attaque américano-israélienne contre l'Iran a embrasé le Moyen-Orient et inquiète les opérateurs économiques.
Les marchés financiers vont entamer la semaine avec un agenda économique réduit ce lundi, mais pour autant la
tendance pourrait être à nouveau électrique avec la guerre au Moyen-Orient, à moins d'une accalmie durant le week-end. Donald Trump, qui entend s'impliquer dans le choix des futurs dirigeants de l'Iran, n'exige rien de moins que la capitulation de la République islamique. Depuis une semaine, l'escalade militaire autour de l'Iran imprime sa marque sur les marchés mondiaux : actions sous pression, cours du pétrole et du gaz en forte hausse et investisseurs en quête de refuges. Dans ce contexte nerveux, les quelques indicateurs au programme ce lundi auront encore moins d'impact que d'habitude.
Dans la nuit, la Chine publiera son
Inflation de février. Puis, on connaîtra le rythme de la production industrielle de janvier en Allemagne. Dans la zone euro, l'unique rendez-vous concernera l'indice Sentix relatif à la confiance des investisseurs au mois de
mars.