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Hier sur les marches
Wall Street en nette hausse dans le sillage des "midterms"
La Bourse de New York a fini en nette hausse mercredi alors que les résultats des élections de mi-mandat au Congrès américain dessinaient une victoire écrasante des démocrates, avec pour effet d'atténuer l'incertitude politique et de soutenir les prises de risque, même si un pan lié à l'intelligence artificielle (IA) a décliné par crainte de régulation accrue.
La Bourse de New York a fini en nette hausse mercredi alors que les résultats des élections de mi-mandat au Congrès américain dessinaient une victoire écrasante des démocrates, avec pour effet d'atténuer l'incertitude politique et de soutenir les prises de risque, même si un pan lié à l'intelligence artificielle (IA) a décliné par crainte de régulation accrue.
L'
indice Dow Jones a gagné 3%, ou 1.569,40 points, à 53.356,12 points.Le S&P-500, plus large, a pris 119,7 points, soit 1,6%, à 7.688,62 points.Le
Nasdaq Composite a avancé de son côté de 364,50 points (1,4%) à 25.736,51 points.
Le Parti démocrate a remporté mardi soir la majorité dans les deux chambres du Congrès, en infligeant notamment au Parti républicain des revers historiques dans de traditionnels bastions conservateurs, à l'issue de "midterms" que nombre d'électeurs ont vu comme un référendum contre la politique de Donald Trump depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
Certaines grandes valeurs technologiques ont grimpé mercredi à Wall Street, en raison de la perspective d'un développement plus lent des infrastructures d'IA, ce qui leur profiterait, tandis que, à l'inverse, des firmes plus petites impliquées dans la construction de centres de données ont subi des pertes.
Par ailleurs, l'hypothèse que le prochain Congrès pousse Donald Trump à mettre fin rapidement à la guerre en Iran a fait chuter les prix du pétrole et renforcé la confiance des investisseurs à l'égard d'un éventail plus large de secteurs.
Le dollar a reculé face à un panier de devises, tandis que les rendements des bons du Trésor américain à échéance longue ont décliné.
Déjà sous pression en raison de l'inquiétude des investisseurs à propos des dépenses massives effectuées par les géants technologiques, le secteur de l'IA a subi des "vents contraires", a noté Scott Chronert, directeur de stratégie chez Citi Research.
"Si vous modifiez la vitesse à laquelle les 'data centers' sont construits, vous touchez à la trajectoire fondamentale de nombre de fournisseurs", a-t-il ajouté.
Microsoft et Amazon, poids lourds de l'IA, ont tous deux pris mercredi plus de 6%, tandis que Meta et Alphabet ont progressé respectivement de 1,4% et 3,2%. Les opérateurs de centres de données IREN et Hut 8 ont plongé, de même qu'Applied Digital et Core Scientific.
L'indice des semiconducteurs a cédé 3,1%, s'établissant à un creux de six mois.
Neuf des onze secteurs majeurs du S&P-500 ont fini la séance dans le vert, l'énergie subissant le repli le plus important (4,8%).
A noter, SpaceX et Tesla, détenues par Elon Musk, ont reculé de plus de 3%. L'homme d'affaires a dépensé près d'un demi-milliard de dollars pour soutenir des candidats républicains lors des "midterms", notamment au Texas, où sont basées les deux sociétés.
Aujourd`hui sur les marches
Retour des publications trimestrielles au Cac 40, six entreprises sur le pont
ArcelorMittal, Bouygues, Engie, Euronext, Legrand et Veolia Environnement présentent leurs chiffres du troisième trimestre, tout comme Commerzbank, Diageo et Rheinmetall ailleurs en Europe. La Banque d'Angleterre rend sa décision de politique monétaire.
Après le grand rendez-vous des midterms, l'actualité microéconomique reprend ses droits ce jeudi, et notamment en France, où six publications sont programmées au sein du Cac 40. Ce sont quasiment les dernières de cette saison, na manque plus à l'appel qu'Eiffage la semaine prochaine.
Dans le détail, les résultats du deuxième trimestre d'ArcelorMittal avaient marqué de légers progrès, on sera donc attentif à leur confirmation sur la période estivale. Chez Bouygues, les investisseurs sont prêts à se laisser séduire par les perspectives d'Equans, mais le groupe va devoir rassurer sur la santé de TF1, sur lequel vient d'enregistrer une dépréciation de sa participation dans ses comptes. Outre les résultats, sont aussi attendues des détails des négociations de la part d'Engie avec la Belgique sur la sortie totale du nucléaire dans le pays, annoncées prolongées mercredi soir. Chez Euronext, il est espéré l'annonce d'un rachat d'actions, le levier de la dette étant très bas, et d'un abaissement de l'objectif de coûts annuels. Pour Legrand, la feuille de route à horizon 2030 a été revue en hausse. Il faut maintenant des preuves chiffrées que peuvent apporter les chiffres du trimestre. Enfin, Veolia Environnement a relevé, en juillet, à plus de 8% la progression estimée de son bénéfice net courant 2026, c'est à confirmer à l'issue des neuf premiers mois.