- La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, seul le
nasdaq terminant en hausse dans le sillage des gains des entreprises liées à l'intelligence artificielle (IA), tandis que le S&P-500 et le
Dow Jones ont décliné, plombés notamment par le repli de JPMorgan et de groupes financiers.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,94% à 48.996,08 points.Le S&P-500, plus large, a perdu 0,34% à 6.920,93 points.Le
nasdaq Composite a avancé de de 0,16% à 23.584,28 points.
Le S&P-500 et le
Dow Jones ont terminé dans le rouge alors qu'il s'étaient initialement établis à des plus hauts inédits en séance.
Des sociétés d'acquisition de logements ont reculé après que le président américain Donald Trump a annoncé qu'il allait interdire aux investisseurs de
wall street d'acheter des maisons individuelles, une mesure destinée à faire baisser les prix.
Blackstone et Apollo Global Management ont cédé plus de 5%, pesant lourdement sur le secteur des finances . American Homes 4 Rent a plongé de 4,3%.
jpmorgan chase a perdu 2,3% après que Wolfe Research a dégradé sa recommandation pour la banque.
Mettant en exergue l'intérêt des investisseurs pour les principaux acteurs de l'IA, Anthropic a dit prévoir une levée de fonds de plusieurs milliards de dollars qui valoriserait l'éditeur du chatbot Claude à 350 milliards de dollars, soit davantage que nombre de grands groups.
"Les investisseurs débutent 2026 avec un plan d'action similaire à l'an dernier", a commenté Jake Dollarhide, directeur général de Longbow Asset Management, à Tulsa dans l'Oklahoma.
Il a ajouté que les rumeurs selon lesquelles l'engouement autour de l'IA était terminé s'avéraient infondées.
Nvidia et
microsoft ont progressé d'environ 1%, tandis qu'Alphabet a grimpé de plus de 2%.
Des données publiées mercredi montrent que le nombre d'offres d'emploi aux Etats-Unis a reculé plus qu'attendu en novembre, tandis qu'un rapport distinct indique que le
Secteur privé américain a créé moins d'emplois que prévu en décembre.
Si la publication de ces données marque un retour à la normale, après l'interruption provoquée par le "shutdown" de l'administration fédérale, les prévisions des marchés concernant la politique de la Réserve fédérale (
FED) n'ont pas bougé.
Les investisseurs attendent désormais le rapport mensuel du gouvernement sur l'emploi, prévu vendredi.
Ils suivent également de près l'actualité géopolitique après que les Etats-Unis ont dit avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe dans le cadre de leurs efforts pour bloquer les exportations de pétrole du Venezuela.
Par ailleurs, la Maison blanche a déclaré que Donald Trump discutait activement d'un potentiel rachat du Groenland. Le président américain n'a pas exclu une intervention militaire.
Aujourd`hui sur les marches
Chômage, productivité et commerce : des chiffres américains à la loupe
Une journée sous le signe des statistiques économiques, avec des publications en Europe et aux Etats-Unis. En parallèle, les annonces de chiffres d'affaires de Sodexo et OVH Groupe pour leur premier trimestre.
En l'absence de résultats trimestriels majeurs (ceux des banques américaines tomberont dès la semaine prochaine), l'attention se portera presque exclusivement sur les statistiques macroéconomiques. Les dossiers chauds de géopolitique restent évidemment très suivis.
Bruxelles publiera en milieu de matinée l'indice final sur la confiance des consommateurs en zone euro au mois de décembre. A partir de 14h30, les Etats-Unis prendront le relais avec une salve de statistiques dont les inscriptions au chômage, qui devraient rebondir après être passées sous le seuil des 200.000 lors de la semaine de Noël, un chiffre jugé peu représentatif en raison des effets de saisonnalité. La
moyenne mobile sur quatre semaines, plus fiable, remonte légèrement, traduisant un marché du travail qui ralentit sans se détériorer brutalement. Une configuration qui conforte l'idée d'une Réserve fédérale prudente.
Autre publication : la productivité non agricole du troisième trimestre. Attendue en hausse de 4,7 %, elle viendrait confirmer la capacité de l'économie américaine à générer une croissance robuste malgré un essoufflement des embauches. Toujours à 14h30, la balance commerciale d'octobre devrait montrer un déficit en léger repli. Mais la lecture restera complexe : excédent toujours élevé avec la Suisse, lié aux flux d'or non monétaire, diminution attendue des importations pharmaceutiques en provenance de l'Union européenne, compensé en partie par une hausse des importations depuis le Mexique, notamment en biens d'équipement.