La Bourse de New York a fini en baisse mardi, en raison notamment de la chute des valeurs du secteur de la finance après les déclarations faites par les dirigeants de JPMorgan sur la question des cartes de crédit.
Les dirigeants de JPMorgan, et notamment son directeur général Jamie Dimon, ont prévenu que la proposition du président américain Donald Trump de plafonner à 10% des taux d'intérêt des cartes de crédit affecterait grandement les consommateurs.
Ces déclarations ont ravivé les inquiétudes dans le secteur des finances, qui a accusé la plus forte baisse parmi les onze secteurs majeurs du S&P-500.
"Le secteur des finances est frappé de plein fouet par la proposition de (Donald) Trump sur les cartes de crédit", a déclaré Tim Ghriskey, stratégiste chez Ingalls & Snyder, à New York.
"Cela semble faire son chemin", a-t-il ajouté. "Je pense qu'il sera extrêmement difficile d'y parvenir, mais cela reste possible."
Les investisseurs examinaient également les données sur
l'inflation publiées par le département du Travail, qui ont montré que les distorsions liées à la paralysie du gouvernement américain se sont résorbées au mois de décembre, renforçant les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale (
FED) maintiendra ses taux d'intérêt inchangés ce mois-ci.
Aux valeurs, Visa et Mastercard ont reculé.
JPMorgan était lui aussi à la baisse après la publication de résultats trimestriels mitigés, affichant un bénéfice supérieur aux attentes au quatrième trimestre mais plombé par une provision de 2,2 milliards de dollars liée à la reprise d'un partenariat avec
apple dans le domaine des cartes de crédit.
Les autres grandes banques américaines, qui doivent publier leurs résultats trimestriels plus tard dans la semaine, ont également perdu du terrain.
Delta Air Lines a décliné, les perspectives annuelles de la compagnie aérienne ayant déçu.
Aujourd`hui sur les marches
l'inflation, encore, aux Etats-Unis et les bilans des banques sous la loupe de la Bourse ce mercredi
Les chiffres de
l'inflation américaine continuent de capter l'attention. Ce mercredi, les données sur les prix à la production ainsi que les ventes au détail de novembre seront dévoilées. Les analystes anticipent une progression modérée des ventes, soutenue par un rebond dans l'automobile. Trois grandes banques américaines publient leurs comptes du quatrième trimestre.
Au lendemain des prix à la consommation, on attend une autre mesure de
l'inflation américaine ce mercredi avec les prix à la production. Les chiffres de novembre tomberont à 14h30, en même temps que les ventes au détail pour le même mois.
Le
Consensus Bloomberg s'attend à une progression modérée des ventes, autour de 0,4 %, aidée par un léger rebond des ventes automobiles après le trou d'air d'octobre lié à la fin de certains crédits d'impôt sur les véhicules électriques. Le groupe de contrôle des ventes, qui exclut les automobiles, l'essence, les services de restauration et les matériaux de construction, et qui contribuent directement au
pib, a probablement ralenti mais pour s'établir à un niveau toujours solide de 0,4 %. « Selon les enquêtes Visa et Mastercard, les dépenses des ménages auraient progressé après la fin du shutdown et à l'entrée dans la période des fêtes. Toutefois, les contraintes budgétaires sont resserrées (freinage des salaires réels) et divers rapports signalent que les consommateurs sont plus frileux, sauf sur le segment du haut de gamme », détaillent les analystes d'Oddo BHF.
Côté
Inflation, l'indice des prix à la production devrait afficher une hausse mensuelle de 0,2 %, aussi bien pour l'indice global que pour le
sous-jacent. Une donnée scrutée de près par la Réserve fédérale, d'autant que ces chiffres, publiés avec retard après le shutdown, alimentent indirectement l'indice PCE, la boussole officielle de la
FED.