wall street termine en baisse dans le sillage de
l'inflation
- La Bourse de New York a fini en baisse mardi, le
rendement des Treasuries à dix ans touchant un record en plus d'un an, alors que les craintes liées à une envolée de
l'inflation persistent, malgré le recul momentané des cours du pétrole sur fond d'espoir d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,65% à 49.363,88 points. Le Standard & Poor’s 500 a perdu -0,67% à 7.353,61 points. Le
nasdaq Composite a reculé de -0,84% à 25.870,71 points.
Si le brut de pétrole, a perdu 0,73%, le prix du baril se maintenait au-dessus de 110 dollars.
Après avoir annoncé lundi sa décision de repousser une attaque prévue sur l'Iran, Donald Trump a déclaré mardi réfléchir de nouveau à mener des frappes sur le régime iranien.
Le vice-président américain JD Vance a lui fait part de progrès dans les discussions menées entre les deux parties.
Le
rendement des Treasuries à dix ans grimpait pour le troisième jour d'affilée à 4,687% soit un sommet depuis février 2025.
"Rien de constructif ne nous laisse à penser qu'il y aura un cessez-le-feu. Tant que rien ne se passe, le pétrole reste haut, les rendements obligatoires élevés et le niveau d'anxiété des marchés ne cesse de grimper", a déclaré Michael James, directeur général et trader en actions chez Rosenblatt Securities.
Les marchés estiment de plus en plus probable que la Réserve fédérale (
FED) procède à une hausse des taux d'intérêts dans un contexte inflationniste. Les investisseurs observeront attentivement mercredi la réunion de l'institution financière pour des indices sur sa
Politique monétaire.
"Les taux sont évidemment au centre de l'attention", a déclaré Garrett Melson, stratège en
Gestion de portefeuille chez Natixis Investment Managers Solutions.
"Ce n'est pas tant le niveau des taux qui pose problème, mais plutôt leur rythme de hausse. Les marchés peuvent supporter une hausse lente et régulière, mais lorsque les taux augmentent par à-coups, cela tend à provoquer une certaine indigestion sur les marchés."
Les investisseurs attendent avec impatience la publication des résultats trimestriels de Nvidia, baromètre de l'intelligence artificielle (IA).
Aujourd`hui sur les marches
L'IA peut-elle encore porter la Bourse ? Nvidia passe le test de ses résultats ce mercredi soir
Le concepteur star de puces dévoilera ses résultats trimestriels après la clôture de
wall street. Avec une croissance attendue de 79 % de son chiffre d'affaires, l'entreprise est au centre de toutes les attentions. Les investisseurs espèrent des perspectives solides, mais la barre est haute. En parallèle, ils suivront
l'inflation en zone euro d'avril et les minutes de la
FED.
La Bourse de Paris abordera mercredi une séance dense, dominée par trois grands rendez-vous :
l'inflation en zone euro, les minutes de la
FED et, surtout, les résultats de Nvidia, devenus un test grandeur nature pour tout le compartiment lié à l'intelligence artificielle.
Après avoir jeté un oeil aux chiffres d'
Inflation publiés avant l'ouverture, notamment au Royaume-Uni (prix à la consommation) et en Allemagne (prix à la production), le marché se penchera sur les données définitives de
l'inflation d'avril en zone euro, attendues à 11 heures précises. Les prix de l'énergie expliquent l'essentiel du rebond de
l'inflation totale des derniers mois avec le conflit au Moyen-Orient. La composante « énergie » est passée de -4 % sur un an en janvier à +11 % en avril. Selon le
Consensus Bloomberg, Eurostat devrait confirmer que l'indice des prix à la consommation a atteint +3 % sur un an le mois dernier, après 2,6 % en
mars, soit son plus haut niveau depuis septembre 2023. Mais l'indice
sous-jacent, hors prix alimentaires et énergétiques, devrait rester relativement stable, en hausse de 2,1 %. « Il ne devrait donner aucun motif d'inconfort pour la Banque centrale européenne, d'autant qu'on ne voit pas de surchauffe sur le marché du travail », ajoute Oddo BHF.
L'autre sujet macro viendra des Etats-Unis, avec le compte rendu de la dernière réunion de la
FED les 28 et 29 avril. Le marché cherchera surtout à savoir à quel point l'idée d'un biais accommodant est encore défendable. Plusieurs responsables de l'institution monétaire semblent désormais préférer un langage plus neutre, dans un contexte où les risques sont devenus plus équilibrés : moins d'inquiétude sur l'emploi, davantage de prudence sur
l'inflation, notamment avec la remontée des cours du pétrole. Les minutes de cette réunion devraient conforter l'opinion du marché selon laquelle le cycle d'assouplissement est en phase de pause prolongée.