wall street a progressé mardi, soutenue par l'envolée des valeurs liées aux semi-conducteurs sur un regain d'optimisme autour de l'intelligence artificielle, par la hausse de Moderna et par un record du
Dow Jones.
L'indice
Dow Jones a gagné 0,99%, ou 484,90 points, à 49.462,08 points.
Le
Standard & Poor's 500, plus large, a pris 42,77 points, soit 0,62% à 6.944,82 points.
Le
nasdaq Composite a avancé de son côté de 151,35 points, soit 0,65% à 23.547,173 points.
Moderna a bondi de 10,84% après que BofA Global Research a relevé son objectif de cours sur le laboratoire.
Les valeurs spécialisées dans la mémoire et le stockage ont progressé après que Jensen Huang, directeur général de Nvidia, a présenté au Consumer Electronics Show de Las Vegas de futurs processeurs d'IA intégrant une nouvelle couche de technologie de stockage.
Les investisseurs attendent des données économiques plus fiables à mesure que s'estompent les effets d'une fermeture record de 43 jours du gouvernement fédéral. Les publications à venir comprennent l'enquête JOLTS mercredi et le rapport sur l'emploi de décembre vendredi. Des données plus faibles que prévu sur l'emploi pourraient renforcer les anticipations de baisses de taux.
Les données publiées mardi ont montré que l'indice PMI composite final de S&P Global avait reculé à 52,7 en décembre après 53,0 en novembre, tandis que le PMI des services avait diminué de 52,9 à 52,5.
Les marchés ont également analysé les déclarations de Tom Barkin, président de la
FED de Richmond, qui a réaffirmé la prudence de la banque centrale concernant de nouvelles baisses de taux, contrastant avec l'appel du gouverneur Stephen Miran en faveur de réductions agressives lors d'une interview sur Fox Business.
Les investisseurs ont écarté les craintes de retombées géopolitiques plus larges après que les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro au cours du week-end, pariant que l'événement pourrait faciliter l'accès des entreprises américaines aux réserves pétrolières du Venezuela.
Les valeurs pétrolières ont reculé après leurs gains marqués de la veille :
exxon mobil et
chevron ont abandonné respectivement 3,44% et 4,46%.
Les commentaires de Jensen Huang sur l'efficacité des nouvelles puces de Nvidia ont alimenté les inquiétudes concernant la demande en systèmes de refroidissement pour centres de données. Les actions Johnson Controls ont reculé de 6,24%, tandis que Trane Technologies a perdu 2,52%.
AIG a chuté de 7,70% après que le groupe d'assurance a annoncé le départ de son directeur général Peter Zaffino. Au sein de l'indice S&P 500, les valeurs en hausse ont dépassé les baisses dans un rapport de 2,5 contre un.
Aujourd`hui sur les marches
L'emploi américain va livrer ses premiers indices avant le rendez-vous clé de vendredi
Entre la confirmation attendue du reflux de
l'inflation en Europe et les indicateurs américains sur l'emploi et les services, la journée de mercredi s'annonce riche en enseignements macroéconomiques.
L'agenda sera suffisamment dense ce mercredi pour maintenir les investisseurs sur le qui-vive. Le premier rendez-vous qui compte sera européen. A 11 heures,
l'inflation de décembre en zone euro devrait confirmer la poursuite du reflux des prix. Le
Consensus établi par Bloomberg table sur un taux annuel de 2 %, après +2,1 % en novembre. Un chiffre parfaitement aligné avec la cible de la
BCE.
l'inflation sous-jacente, en revanche, devrait rester plus élevée à 2,4 %, la faute à des prix dans les services qui surprennent à la hausse ces derniers mois.
Dans l'après-midi, l'attention se déplacera nettement vers les Etats-Unis comme toujours. A 14h15, l'enquête ADP sur l'emploi privé est attendue en rebond modéré, autour de 50.000 créations de poste en décembre, après un chiffre négatif le mois d'avant. A 16 heures, l'enquête Jolts devrait montrer un léger tassement des offres d'emploi, à 7,6 millions contre 7,67 millions en octobre. Des données très suivies par la
FED, qui s'est montrée ces derniers mois plus sensible au risque de dégradation du marché du travail qu'à celui d'un regain inflationniste. Elles pourraient surtout donner un avant-goût du rapport officiel sur l'emploi prévu pour vendredi.
A la même heure, l'indice ISM des services est attendu en très léger repli à 52,3 après 52,6 points. Le niveau reste compatible avec une expansion de l'activité, mais la plupart des enquêtes régionales font état d'un fléchissement de la demande et d'un relâchement des pressions inflationnistes, ce qui contraste avec les indices PMI mondiaux de S&P. « Après avoir plusieurs fois tutoyé la barre critique des 50 points en 2025 (mai, juillet, septembre), le climat des affaires dans les services s'est repris au quatrième trimestre. Cela tranche avec la morosité observée dans l'industrie car les secteurs de services sont moins bien exposés aux soubresauts des échanges commerciaux (droits de douane, tensions avec la Chine) », écrivait Oddo BHF dans une note de début de semaine.