Merci pour cette réponse maximumme 
Plataxis, tu as raison dans le sens où on aimerait tous traiter de manière directe, acheteur/vendeur sans passer par d'intermédiaire qui prendrait sa comm mais dans les faits c'est quasi impossible. Connais-tu de manière directe tous les gens qui veulent acheter ou vendre un appartement sur le marché? certes des sites comme pap existent maintenant mais bon.
me a très bien détaillé ce qu'il se passe sur le marché de l'immobilier, moi je vais rester dans le domaine financier pour illustrer.
Moi en tant qu'AM, je veux acheter un titre sur le marché. Mais à qui vais-je demander? Je ne connais pas de contreparties, je ne connais pas les autres AM (ou retail) qui souhaitent vendre, je n'ai pas de contacts avec eux, c'est pas mon boulot ni celui de ma boîte de garder un portefeuille de contreparties finales potentielles.
Du coup, dans le meilleur des cas, je m'adresse à un middleman, un intermédiaire (un broker), dont la fonction est justement de connaître plein de gens comme moi dans le marché, qui sont susceptibles de détenir le titre que je cherche et de me le vendre. Le broker va téléphone (ou chatter) avec sa multitude de clients pour les sonder. Moi, c'est pas mon taff, je ne les connais pas. S'il me trouve une contrepartie, tant mieux, on négocie le prix, et le broker prend sa comm.
Ou alors, je peux m'adresser directement à un market maker (une banque en général). Là, c'est plus simple, pas besoin d'attendre que le broker fasse le tour de ses clients pour me dire si j'ai un vendeur ou pas. Le market maker me répond tout de suite en me donnant son prix. Alors certes il est plus cher que le broker (il va prendre plus de spread) mais en tant que fournisseur de liquidité, je sais qu'il sera plus facile de traiter avec lui, et la taille que je veux (un client d'un broker n'aura pas forcément la taille exacte que je voulais). Le market maker me rend service en me fournissant de la liquidité et pour cela il est payé (bid/ask). Il n'espère pas forcément ensuite que le titre chute, lui il est neutre sur la direction du titre, il s'est couvert dès que j'ai traité avec lui. Il cherche juste à faire du gain sur le bid/ask.
Etre apporteur de liquidité est un véritable service, car sans apporteur de liquidité, je n'aurais pas pu acheter ou vendre (coût d'opportunité). Et en cela, le trader est rémunéré.
Le vendeur est peut-être satisfait de se débarasser d'un bien mais l'acheteur peut-être tout aussi satisfait de l'avoir acheté. Tout le monde a des opinions différentes, et si mon vendeur a trouvé le titre trop cher, moi je trouve que c'est encore une bonne opportunité et que le titre va monter.
me a très bien détaillé ce qu'il se passe sur le marché de l'immobilier, moi je vais rester dans le domaine financier pour illustrer.
Moi en tant qu'AM, je veux acheter un titre sur le marché. Mais à qui vais-je demander? Je ne connais pas de contreparties, je ne connais pas les autres AM (ou retail) qui souhaitent vendre, je n'ai pas de contacts avec eux, c'est pas mon boulot ni celui de ma boîte de garder un portefeuille de contreparties finales potentielles.
Du coup, dans le meilleur des cas, je m'adresse à un middleman, un intermédiaire (un broker), dont la fonction est justement de connaître plein de gens comme moi dans le marché, qui sont susceptibles de détenir le titre que je cherche et de me le vendre. Le broker va téléphone (ou chatter) avec sa multitude de clients pour les sonder. Moi, c'est pas mon taff, je ne les connais pas. S'il me trouve une contrepartie, tant mieux, on négocie le prix, et le broker prend sa comm.
Ou alors, je peux m'adresser directement à un market maker (une banque en général). Là, c'est plus simple, pas besoin d'attendre que le broker fasse le tour de ses clients pour me dire si j'ai un vendeur ou pas. Le market maker me répond tout de suite en me donnant son prix. Alors certes il est plus cher que le broker (il va prendre plus de spread) mais en tant que fournisseur de liquidité, je sais qu'il sera plus facile de traiter avec lui, et la taille que je veux (un client d'un broker n'aura pas forcément la taille exacte que je voulais). Le market maker me rend service en me fournissant de la liquidité et pour cela il est payé (bid/ask). Il n'espère pas forcément ensuite que le titre chute, lui il est neutre sur la direction du titre, il s'est couvert dès que j'ai traité avec lui. Il cherche juste à faire du gain sur le bid/ask.
Etre apporteur de liquidité est un véritable service, car sans apporteur de liquidité, je n'aurais pas pu acheter ou vendre (coût d'opportunité). Et en cela, le trader est rémunéré.
Le vendeur est peut-être satisfait de se débarasser d'un bien mais l'acheteur peut-être tout aussi satisfait de l'avoir acheté. Tout le monde a des opinions différentes, et si mon vendeur a trouvé le titre trop cher, moi je trouve que c'est encore une bonne opportunité et que le titre va monter.
Et encore une fois, il ne faut pas confondre offre et demande, et liquidité. Ils peuvent être liés mais sont deux choses différentes. Un investisseur parisien n'a pas intérêt à ce que la liquidité baisse, il cherche à acheter, à trouver un toit rapidement et donc que le marché soit liquide (tant pour acheter aujourd'hui que revendre dans 10 ans). Il a seulement intérêt à ce qu'aujourd'hui la demande baisse ou l'offre explose. Petite nuance ^^D'ailleurs, sur le marché parisien, bien des acheteurs aimeraient une baisse de la liquidité leur permettant d'acheter un toit à un tarif raisonnable...
Aarni, ton développement est intéressant, mais j'ai le sentiment que tu considères que les autres traders te rendent le même service que ton broker. De mon point de vue, je comprends parfaitement le service rendu par le broker, voire par le market maker, mais je ne vois pas en quoi le fait que d'autres traders soient dans la place est un avantage pour moi. C'est un peu comme à une table de poker, il est toujours préférable de trouver des adversaires, à condition qu'ils soient moins aguerris : s’asseoir au milieu des meilleurs joueurs est un privilège qui revient cher...
Pour en revenir à l'immobilier, que je connais mieux que la finance, le fait que d'autres investisseurs s'y intéressent augmente la liquidité, mais ampute mes espoirs de gains, car là aussi, il n'y a de place que pour les meilleurs. Et j'imagine facilement qu'il en va de même pour les produits financiers, comme les futurs ou les options, qui permettent de traiter des titres d'entreprise, de monnaie ou de matières première sur le papier : le fait que des traders s'y intéressent de façon purement spéculative (c'est à dire sans autre finalité qu'acheter / vendre avec PV) se fait forcément au détriment de ceux qui utilisent ces titres pour financer une entreprise, stabiliser une monnaie ou assurer leur production...
Un exemple célèbre : Sorros auraient, dit-on, "mit à genoux" la banque d’Angleterre en vendant à découvert des livres sterling en masse. Ce faisant, il apportait de la liquidité, puisque qu'il était facile de lui acheter les sterling en quantité. Et il aurait ainsi ruiné le trésors de la couronne qui se serait vu contraint de racheter en masse à vil prix pour stopper l’hémorragie. Je n'ai pas cherché à vérifier l'authenticité de cette info, mais le mécanisme en lui-même montre assez bien comment l'apport de liquidité n'est pas un "service" au sens de quelque chose attendu par toutes les contreparties.
Pour en revenir à l'immobilier, que je connais mieux que la finance, le fait que d'autres investisseurs s'y intéressent augmente la liquidité, mais ampute mes espoirs de gains, car là aussi, il n'y a de place que pour les meilleurs. Et j'imagine facilement qu'il en va de même pour les produits financiers, comme les futurs ou les options, qui permettent de traiter des titres d'entreprise, de monnaie ou de matières première sur le papier : le fait que des traders s'y intéressent de façon purement spéculative (c'est à dire sans autre finalité qu'acheter / vendre avec PV) se fait forcément au détriment de ceux qui utilisent ces titres pour financer une entreprise, stabiliser une monnaie ou assurer leur production...
Un exemple célèbre : Sorros auraient, dit-on, "mit à genoux" la banque d’Angleterre en vendant à découvert des livres sterling en masse. Ce faisant, il apportait de la liquidité, puisque qu'il était facile de lui acheter les sterling en quantité. Et il aurait ainsi ruiné le trésors de la couronne qui se serait vu contraint de racheter en masse à vil prix pour stopper l’hémorragie. Je n'ai pas cherché à vérifier l'authenticité de cette info, mais le mécanisme en lui-même montre assez bien comment l'apport de liquidité n'est pas un "service" au sens de quelque chose attendu par toutes les contreparties.
S'il a pu le faire, c'est qu'il avait les moyens financiers de travailler l'aspect dynamique du CO. Donc en fait, il a asséché toute la liquidité de la marchandise £, un peu comme s'il était énormément capitalisé tel un ogreUn exemple célèbre : Sorros auraient, dit-on, "mit à genoux" la banque d’Angleterre en vendant à découvert des livres sterling en masse. Ce faisant, il apportait de la liquidité, puisque qu'il était facile de lui acheter les sterling en quantité.
Tout seul - d'un côté du CO - veut dire qu'il pouvait être fractalement considéré comme le seul réel apporteur d'une liquidité glissante (=~ c'est une seule et énorme liquidité avec un point mort qui a bougé vers son objectif de TP).
Cependant, sa seule et énorme liquidité qui a asséché la partie adverse du CO, montre qu'au total, le CO était en imbalance: la liquidité côté demande était liliputienne. Dit avec d'autres mots, le CO souffrait donc d'un manque de liquidité de l'autre côté, il n'était pas assez "lourd" - face à lui - comme disent certains
La demande de £ est donc devenue de facto peu liquide, quand l'ogre Soros
merci me
dans le cas de la boucherie n'oublions pas que ce qui fait la valeure de l'emplacement c'est aussi la qualité du boucher
un commerce vide vaut ce qui vaut (fonction de la ville et du quartier) mais la vraie valeure se sera le bon boucher
concernant le boucher lui meme c'est son activité qui doit lui rapporter de l'argent pas la revente du local (en theorie ni PV ni MV à la revente serait normal)
dans le cas de la boucherie n'oublions pas que ce qui fait la valeure de l'emplacement c'est aussi la qualité du boucher
un commerce vide vaut ce qui vaut (fonction de la ville et du quartier) mais la vraie valeure se sera le bon boucher
concernant le boucher lui meme c'est son activité qui doit lui rapporter de l'argent pas la revente du local (en theorie ni PV ni MV à la revente serait normal)
Plataxis, en fait, je vois que tu vas au-delà de la définition de la liquidité, ie pouvoir acheter ou vendre un titre facilement et à moindre coût. Qu'il y ait d'autres acheteurs et vendeurs avec moi m'aident en ce sens car plus il y a de contreparties, plus il m'est facile de leur acheter ou vendre.
J'ai l'impression que tu vas au-delà dans le sens où tu te poses la question de savoir pourquoi les gens vendent ou achètent. Moi ayant besoin d'acheter (vendre), je m'en fiche, je veux juste pouvoir entrer ou sortir de ma position quand j'en ai envie et pour pas cher. Mais je ne suis pas dupe pour autant en effet, et je sais que je ne suis qu'un requin parmi d'autres requins, sans doute plus aguerris que moi. Pourquoi lui vend alors que moi je veux acheter? Il a une info privilégiée que je n'ai pas? Une analyse plus approfondie? En fait, je comprends que tu te dis que si quelqu'un te fournit de la liquidité, c'est forcément à ton désavantage, qu'il fait un pari contre toi. Mais comme déjà dit plus haut, c'est la loi de l'offre et la demande ce à quoi tu fais allusion, de déséquilibre de marché pour reprendre les termes plus haut, d'opinions divergentes, de situations différentes (l'autre AM doit faire face à des rachats et doit vendre?) et non pas de liquidité.
En fait, tu peux même voir que les market makers, en temps qu'apporteurs de liquidité, vont souvent se retrouver en contresens des marchés: ils vendent alors que tout le monde achète en pleine hausse. D'ailleurs, il arrive souvent qu'un MM te demande ce qu'il se passe sur un titre quand il va se faire lever 4/5 fois de suite...Pourtant il va continuer à faire son boulot d'apporteurs de liquidité (bon ok jusqu'à un certain niveau à partir duquel il va te mettre un Bid/ask horrible ou un prix dissuasif).
Mais un marché liquide est un marché sain, où tout le monde se retrouve pour acheter/vendre, où tu ne te dis pas que tu vas mettre des plombes à construire/vendre ta position ou que tu vas devoir la brader pour t'en débarasser ou payer cher pour la construire. C'est un marché où trouver l'équilibre, le prix "juste" est plus facile à atteindre. Regarde ce qu'il se passe sur les marchés lorsque la liquidité disparaît: gros krach, squeeze sur les matières premières, etc.
Pour revenir sur Soros et le GBP, il traitait sur la devise (donc pas de CO), et le GBP fait partie d'une des devises les plus liquides au monde. Ce qui a fait chuter la BoE (comme ce qui a décidé la banque nationale suisse a levé le cap en janvier 2015) c'est qu'à l'époque elle maintenait la livre dans une sorte de couloir plutôt étroit autour des devises européennes (le SME). Sauf que pour toute devise maintenue à une parité plus ou moins fixe (CHF donc à l'époque, RMB aujourd'hui, etc.), la banque centrale doit intervenir sur les marchés des changes si jamais il y a trop de pressions vendeuses/acheteuses. Dans mes souvenirs, l'Angleterre n'était pas au mieux économiquement parlant en ce temps-là. Soros a donc parié que la livre était surévaluée par rapport à son niveau artificiel et que la BoE n'allait pas pouvoir maintenir longtemps cette parité. Pour maintenir une parité, si une devise s'enfonce, la banque centrale doit acheter sa monnaie en vendant ses réserves de change (cf Chine en 2015/2016, vente d'USD notamment vs achat RMB pour soutenir une dévaluation lente du RMB face à la sortie massive de capitaux étrangers). La BoE n'a pas tenu ou n'a pas voulu tenir face au milliards de plus shortés par Soros, et a donc cédé. Le short de Soros a marché et la BoE est sortie de son serpent monétaire en laissant la livre flotter librement.
Mais ce n'est pas un problème de liquidité, le problème venait d'un déséquilibre du marché.
J'ai l'impression que tu vas au-delà dans le sens où tu te poses la question de savoir pourquoi les gens vendent ou achètent. Moi ayant besoin d'acheter (vendre), je m'en fiche, je veux juste pouvoir entrer ou sortir de ma position quand j'en ai envie et pour pas cher. Mais je ne suis pas dupe pour autant en effet, et je sais que je ne suis qu'un requin parmi d'autres requins, sans doute plus aguerris que moi. Pourquoi lui vend alors que moi je veux acheter? Il a une info privilégiée que je n'ai pas? Une analyse plus approfondie? En fait, je comprends que tu te dis que si quelqu'un te fournit de la liquidité, c'est forcément à ton désavantage, qu'il fait un pari contre toi. Mais comme déjà dit plus haut, c'est la loi de l'offre et la demande ce à quoi tu fais allusion, de déséquilibre de marché pour reprendre les termes plus haut, d'opinions divergentes, de situations différentes (l'autre AM doit faire face à des rachats et doit vendre?) et non pas de liquidité.
En fait, tu peux même voir que les market makers, en temps qu'apporteurs de liquidité, vont souvent se retrouver en contresens des marchés: ils vendent alors que tout le monde achète en pleine hausse. D'ailleurs, il arrive souvent qu'un MM te demande ce qu'il se passe sur un titre quand il va se faire lever 4/5 fois de suite...Pourtant il va continuer à faire son boulot d'apporteurs de liquidité (bon ok jusqu'à un certain niveau à partir duquel il va te mettre un Bid/ask horrible ou un prix dissuasif).
Mais un marché liquide est un marché sain, où tout le monde se retrouve pour acheter/vendre, où tu ne te dis pas que tu vas mettre des plombes à construire/vendre ta position ou que tu vas devoir la brader pour t'en débarasser ou payer cher pour la construire. C'est un marché où trouver l'équilibre, le prix "juste" est plus facile à atteindre. Regarde ce qu'il se passe sur les marchés lorsque la liquidité disparaît: gros krach, squeeze sur les matières premières, etc.
Pour revenir sur Soros et le GBP, il traitait sur la devise (donc pas de CO), et le GBP fait partie d'une des devises les plus liquides au monde. Ce qui a fait chuter la BoE (comme ce qui a décidé la banque nationale suisse a levé le cap en janvier 2015) c'est qu'à l'époque elle maintenait la livre dans une sorte de couloir plutôt étroit autour des devises européennes (le SME). Sauf que pour toute devise maintenue à une parité plus ou moins fixe (CHF donc à l'époque, RMB aujourd'hui, etc.), la banque centrale doit intervenir sur les marchés des changes si jamais il y a trop de pressions vendeuses/acheteuses. Dans mes souvenirs, l'Angleterre n'était pas au mieux économiquement parlant en ce temps-là. Soros a donc parié que la livre était surévaluée par rapport à son niveau artificiel et que la BoE n'allait pas pouvoir maintenir longtemps cette parité. Pour maintenir une parité, si une devise s'enfonce, la banque centrale doit acheter sa monnaie en vendant ses réserves de change (cf Chine en 2015/2016, vente d'USD notamment vs achat RMB pour soutenir une dévaluation lente du RMB face à la sortie massive de capitaux étrangers). La BoE n'a pas tenu ou n'a pas voulu tenir face au milliards de plus shortés par Soros, et a donc cédé. Le short de Soros a marché et la BoE est sortie de son serpent monétaire en laissant la livre flotter librement.
Mais ce n'est pas un problème de liquidité, le problème venait d'un déséquilibre du marché.
Me concernant, un déséquilibre de marché, c'est lorsque la balance entre l'offre et de la demande penche soudainement d'un des deux côtés. Et s'il penche subitement d'un des deux côtés, c'est qu'il y a eu apparition d'un manque de liquidité de l'autre côté (allant d'un trou de cotation, à carrément plus de contrepartie du tout si on est arrive sur un prix jugé marginalement extrême).Aarnii a écrit:
Mais ce n'est pas un problème de liquidité, le problème venait d'un déséquilibre du marché.
Oui, bien sûr. Comme dit précédemment, offre/demande et liquidité sont liés. Plus il y a d'offres/demandes, plus le marché est liquide (et moins tu as besoin de MM d'ailleurs). Mais le décrochage du GBP n'est initialement pas dû à un problème de liquidité. C'est un déséquilibre de marché qui a causé un manque de liquidité. Le marché pense que la livre vaut 0.8 (je donne un chiffre au hasard) et pas 1.0 comme fixé par la BoE (déséquilibre). Donc le marché shorte (et Soros avec). La BoE résiste en achetant, jusqu'au moment où...Un déséquilibre du marché t'amène d'une poche de liquidité à une autre (prix plus haut/bas où les intervenants sont de nouveau contents de participer au marché). Et donc effectivement, le marché a asséché la liquidité qu'offrait la BoE côté acheteur. Mais ce n'est pas pour ça que la livre était moins liquide.
Quand l'USD décroche par exemple sur un chiffre de l'inflation dégueu, est-ce un manque de liquidité ou un déséquilibre du marché qui pense que l'USD est trop cher étant donné que l'éco US ralentit? (Qui de l'oeuf ou de la poule...
) Ce n'est pas parce qu'il décroche que l'USD est moins liquide, les intervenants sont allés à d'autres niveaux de liquidité, un nouvel équilibre du marché.
C'est pour cela que j'ai dit qu'un marché liquide est un marché sain. Un marché qui peut tout de même bouger, être volatile, o, surtout, tu peux acheter et vendre facilement (primordial, définition même de la liquidité), et où les forces de l'offre et de la demande font bouger le cours d'un prix d'équilibre à un autre.
Quand l'USD décroche par exemple sur un chiffre de l'inflation dégueu, est-ce un manque de liquidité ou un déséquilibre du marché qui pense que l'USD est trop cher étant donné que l'éco US ralentit? (Qui de l'oeuf ou de la poule...
C'est pour cela que j'ai dit qu'un marché liquide est un marché sain. Un marché qui peut tout de même bouger, être volatile, o, surtout, tu peux acheter et vendre facilement (primordial, définition même de la liquidité), et où les forces de l'offre et de la demande font bouger le cours d'un prix d'équilibre à un autre.
Ok.
De tout façon, je ne connaissais absolument pas, ni le contexte, ni le comment Soros s'y est pris pour faire son shortage de la £
.
Mon propos technique était influencé par le shortage des américains sur cette même £ au moment de l'expédition franco-anglaise en réponse à la nationalisation du Canal de Suez (1956), suite à la menace de l'URSS de lancer une bombe atomique sur chacun des deux pays qui n'en étaient pas encore dotés (j'ai d'ailleurs dit une ânerie: les eurocurrencies n'existaient pas à l'époque, puisque Bretton Woods n'avait pas encore eu lieu; toutes les monnaies étaient indexées sur l'or).
Ceci dit, j'aurais effectivement dû parler de poche de liquidité, plutôt que de liquidité tout court, ce qui amène à plus de précision (permettant de clarifier le distinguo imbalance/poche de liquidité, dans un marché - la £ - plus liquide que la moyenne
).
De tout façon, je ne connaissais absolument pas, ni le contexte, ni le comment Soros s'y est pris pour faire son shortage de la £
Mon propos technique était influencé par le shortage des américains sur cette même £ au moment de l'expédition franco-anglaise en réponse à la nationalisation du Canal de Suez (1956), suite à la menace de l'URSS de lancer une bombe atomique sur chacun des deux pays qui n'en étaient pas encore dotés (j'ai d'ailleurs dit une ânerie: les eurocurrencies n'existaient pas à l'époque, puisque Bretton Woods n'avait pas encore eu lieu; toutes les monnaies étaient indexées sur l'or).
Ceci dit, j'aurais effectivement dû parler de poche de liquidité, plutôt que de liquidité tout court, ce qui amène à plus de précision (permettant de clarifier le distinguo imbalance/poche de liquidité, dans un marché - la £ - plus liquide que la moyenne
Je n'osais formuler la chose de façon aussi abrupte dans l'autre sens : accepter que la liquidité apportée par des spéculateurs est intrinsèquement un avantage relève pour moi tout autant de l'idéologie. Quelque soit le secteur où j'opère, en rendant un service quel qu'il soit, je n'ai pas envie d'être en concurrence avec d'autres acteurs, a fortiori si leur cœur de métier consiste à faire des bénéfice sur les bien dont j'ai besoin ou que je vends.me a écrit :Je pense que refuser de voir qu'un bien liquide a naturellement, intrinsèquement plus d'avantage qu'un bien peu ou pas liquide relève d'avantage de la religion qu'autre chose![]()
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Pour reprendre le cas de la boucherie, je préfère traiter en direct avec des bouchers qui partent ou arrivent plutôt qu'avec un négociant en magasins : avoir plus d'acteurs économique engendre d'avantage de distortions possibles entre offre et demande, puisque l'effet d'aubaine amènera un sur-achat des boucheries par ces négociants, ou au contraire une survente en cas d'appréhension, et donc des oscillations de marché potentiellement favorables aux plus malins, mais qui ne relève pas du talent du boucher qui veut s'installer ou partir, et n'en profitera que par chance (parfois) et en pâtira sinon, selon le côté où il se trouve.
C'est exactement ce qui se passe avec la pression foncière sur les terres agricoles potentiellement constructibles : l'arrivé de concurrents à l'achat bloque tout espoir d'acquisition d'un néo-agriculteur.
L'idée de l'efficience du marché comme permettant une régulation des prix est particulièrement critiquable dès lors que l'on regarde un peu la volatilité des produits les plus liquides : c'est justement les excès qui permettent aux traders de faire leur beurre. Il est donc difficile de me convertir à l'idée que l'apport d'intervenants est intrinsèquement souhaitable... Ce serait comme d'affirmer qu'un commerçant à tout intérêt à avoir des concurrents : ceux qui sont en situation de monopole connaissent leur chance !
ben oui Plataxis, ils connaissent leur chance il multiplient les prix par 5 et tu n'as pas le choix tu dois payer comme un mouton.
Je ne te souhaite pas d'avoir une seule boulangerie à 25 km à la ronde, tu payerais ta baguette 5€. Même là tu dois espérer de la liquidité et de la concurren,ce. Je crois que tu es "bloqué" et qu'on peut passer 1000 heures à t'expliquer, tu as décidé que c'est le mal, donc c'est le mal.
Je ne te souhaite pas d'avoir une seule boulangerie à 25 km à la ronde, tu payerais ta baguette 5€. Même là tu dois espérer de la liquidité et de la concurren,ce. Je crois que tu es "bloqué" et qu'on peut passer 1000 heures à t'expliquer, tu as décidé que c'est le mal, donc c'est le mal.
Il ne faut pas oublier que la liquidité n'est pas à sens unique. Evidemment un commerçant n'a pas intérêt à avoir beaucoup de concurrents (comme lorsque tu veux vendre ta position, tu n'as pas intérêt à avoir plein de vendeurs comme toi). Mais est-ce que le commerçant n'a pas intérêt à avoir beaucoup de clients, d'acheteurs potentiels? L'apport d'intervenants (ici d'acheteurs) lui est essentiel pour vivre (comme lorsque tu vends ta
position, il faut que tu trouves un acheteur). L'apport d'intervenants est donc souhaitable, même si tu préfères les avoir en face (en tant que contreparties) qu'à côté (en tant que concurrents).
Un marché liquidé c'est ça, trouver des intervenants facilement. La loi de l'offre et la demande fait que tu préfères être en monopole et sur un marché illiquide, ie en position de force.
Concernant la volatilité des titres les plus liquides, elle est justement plus faible que les titres moins liquides (à risque égal). Tu as une telle masse d'intervenants que les excès sont corrigés (arbitrés) plus rapidement que sur les titres moins liquides où les coûts de friction, de transactions sont plus élevés et donc rendent l'arbitrage plus difficile. Et tu as tellement d'intervenants, que l'impact d'un seul passe inaperçu. Ce qui est moins le cas sur des titres moins liquides. Combien de fois sur le High yield (marché peu liquide), les market makers vont abuser de leur position pour jouer sur les prix...Faire ça sur l'action apple ou sur future Stoxx50, c'est impossible
Les spéculateurs sur le marché créent de la liquidité oui, leur intervention n'est pas que "malsaine". Imagine un titre seulement détenu par des gros instits qui ne bougent pas d'un poil. Maintenant, un instit veut renforcer sa position ou un particulier veut acheter. Comment le fait-il sachant que tout le flottant est détenu par des investisseurs ne bougant pas sur le titre (qui est donc illiquide)? Dans ce cas, l'acheteur potentiel aurait été bien content de trouver des spéculateurs, faisant des A/R, et à qui ils auraient pu acheter. Après toutes les interventions des spéculateurs ne sont pas à louer, mais le fait que tu aies une multitude d'intervenants avec des intentions différentes facilite la prise (ou la vente) de ta position.
Il ne faut pas voir la liquidité que dans un sens, seulement contre toi. Elle t'aide aussi.
Et puis tu as même une forme de création de liquidité qui peut te troubler davantage. Quand tu détiens une position (et que tu sais que tu n'es pas prêt d'en sortir), tu peux décider de "prêter" ton titre à une Contrepartie pour que celle-ci puisse shorter le titre. Tu créés de la liquidité (aux vendeurs à découvert, en leur prêtant ton titre) et au final tu sais très bien qu'ils vont parier contre ta propre position! Toi -même, tu créés de la liquidité pour un spéculateur qui va spéculer contre toi ^^
Tu créés de la liquidité, mais finalement c'est la Loi de l'offre et de la demande, la masse qui décidera de la hausse ou de la baisse du titre.
position, il faut que tu trouves un acheteur). L'apport d'intervenants est donc souhaitable, même si tu préfères les avoir en face (en tant que contreparties) qu'à côté (en tant que concurrents).
Un marché liquidé c'est ça, trouver des intervenants facilement. La loi de l'offre et la demande fait que tu préfères être en monopole et sur un marché illiquide, ie en position de force.
Concernant la volatilité des titres les plus liquides, elle est justement plus faible que les titres moins liquides (à risque égal). Tu as une telle masse d'intervenants que les excès sont corrigés (arbitrés) plus rapidement que sur les titres moins liquides où les coûts de friction, de transactions sont plus élevés et donc rendent l'arbitrage plus difficile. Et tu as tellement d'intervenants, que l'impact d'un seul passe inaperçu. Ce qui est moins le cas sur des titres moins liquides. Combien de fois sur le High yield (marché peu liquide), les market makers vont abuser de leur position pour jouer sur les prix...Faire ça sur l'action apple ou sur future Stoxx50, c'est impossible
Les spéculateurs sur le marché créent de la liquidité oui, leur intervention n'est pas que "malsaine". Imagine un titre seulement détenu par des gros instits qui ne bougent pas d'un poil. Maintenant, un instit veut renforcer sa position ou un particulier veut acheter. Comment le fait-il sachant que tout le flottant est détenu par des investisseurs ne bougant pas sur le titre (qui est donc illiquide)? Dans ce cas, l'acheteur potentiel aurait été bien content de trouver des spéculateurs, faisant des A/R, et à qui ils auraient pu acheter. Après toutes les interventions des spéculateurs ne sont pas à louer, mais le fait que tu aies une multitude d'intervenants avec des intentions différentes facilite la prise (ou la vente) de ta position.
Il ne faut pas voir la liquidité que dans un sens, seulement contre toi. Elle t'aide aussi.
Et puis tu as même une forme de création de liquidité qui peut te troubler davantage. Quand tu détiens une position (et que tu sais que tu n'es pas prêt d'en sortir), tu peux décider de "prêter" ton titre à une Contrepartie pour que celle-ci puisse shorter le titre. Tu créés de la liquidité (aux vendeurs à découvert, en leur prêtant ton titre) et au final tu sais très bien qu'ils vont parier contre ta propre position! Toi -même, tu créés de la liquidité pour un spéculateur qui va spéculer contre toi ^^
Tu créés de la liquidité, mais finalement c'est la Loi de l'offre et de la demande, la masse qui décidera de la hausse ou de la baisse du titre.
Alors aujourd'hui j'ai décidé de vérifier une assertion - mainte fois démontrée par la finance académique, tant et si bien qu'elle le reprend en postulat: la liquidité diminue en moyenne la volatilité, ceretis paribus.
J'ai trouvé une vidéo où l'on voit des CO variés bouger en même temps.
Je me propose donc d'essayer une approche visuelle (que je pense suffisante) par la méthodologie d'un test-t de Student (la vidéo montrant moins de 30 CO). Les CO sont relativement variés (légers et plus lourds):
- légers: Dax, Russul, Pétrole, Or.
- lourds: EuroStxx50, EuroDollar, Bound, SPx 500.
Les hypothèses:
• H0: la liquidité augmente la volatilité (hypothèse échevelée).
• H1: la liquidité diminue la volatilité.
Je vais donc d'abord essayer de me familiariser avec la volat. des différents CO (en me focalisant plutôt sur les pics de volat., et leur fréquence tant qu'à faire, dans chacun des CO), en regardant et scannant visuellement les CO du plus léger au plus lourd.
Ensuite, la démarche est la suivante: si je vois apparaître un/des cluster(s) de volat. sur un carnet léger (estimation visuelle des bloc de volat.), j'essaie alors de voir où cette même volat. pourrait être reportée sur les distrib. des carnets plus lourds: dans une zone <5% de chances ie improbable?
- si tel est le cas, c'est donc plutôt de l'ordre de l'exceptionnel, alors je rejetterai H0 et accepterai concomitamment H1.
- si c'est plutôt commun (volat. observée sur un CO léger est reportée à un emplacement ayant une proba. >= 5% dans la distrib. d'un CO lourd), alors j'accepterai H0: autant dire, un séisme, une remise en cause de 30 ans minimum de finance académique.
J'ai trouvé une vidéo où l'on voit des CO variés bouger en même temps.
Je me propose donc d'essayer une approche visuelle (que je pense suffisante) par la méthodologie d'un test-t de Student (la vidéo montrant moins de 30 CO). Les CO sont relativement variés (légers et plus lourds):
- légers: Dax, Russul, Pétrole, Or.
- lourds: EuroStxx50, EuroDollar, Bound, SPx 500.
Les hypothèses:
• H0: la liquidité augmente la volatilité (hypothèse échevelée).
• H1: la liquidité diminue la volatilité.
Je vais donc d'abord essayer de me familiariser avec la volat. des différents CO (en me focalisant plutôt sur les pics de volat., et leur fréquence tant qu'à faire, dans chacun des CO), en regardant et scannant visuellement les CO du plus léger au plus lourd.
Ensuite, la démarche est la suivante: si je vois apparaître un/des cluster(s) de volat. sur un carnet léger (estimation visuelle des bloc de volat.), j'essaie alors de voir où cette même volat. pourrait être reportée sur les distrib. des carnets plus lourds: dans une zone <5% de chances ie improbable?
- si tel est le cas, c'est donc plutôt de l'ordre de l'exceptionnel, alors je rejetterai H0 et accepterai concomitamment H1.
- si c'est plutôt commun (volat. observée sur un CO léger est reportée à un emplacement ayant une proba. >= 5% dans la distrib. d'un CO lourd), alors j'accepterai H0: autant dire, un séisme, une remise en cause de 30 ans minimum de finance académique.
Bonjour,
Relatif à la notion de liquidité, de concurrence, je viens à mon tour apporter un éclairage complémentaire à l'aide d'une notion vécue et développée spontanément dans tous les pays, à tous les âges : celui de la place de marché.
Que ce marché soit celui des fruits et légumes, des peaux, des voitures neuves ou de seconde main, des équipements de la maison, des automatismes de process etc et... par extension des produits financiers.
De tous temps, les marchands du temple ont intuitivement mais aussi très concrètement compris l'intérêt de regrouper les offres et les demandes en un même lieu et moment, autrefois physique et de nos jours également virtuel et numérique.
C'est ainsi que l'on trouve dans nos métropoles, villes et bourgs des foires, marchés et salons, temporaires ou à demeure, avec le regroupement spontané d'offres concurrentes. Ceci se fait spontanément depuis la nuit des temps.
Dans la métropole où je vis, j'ai par exemple assisté au regroupement de TOUTES les marques automobiles sur une seule zone commerciale, progressivement elles ont toutes fermé leurs anciennes implantations pour venir s’agglutiner en un seul lieu. On n’imagine guère que cela soit pour le plaisir de se blottir entre concurrents
Le phénomène est particulièrement marquant dans les villes neuves, où l'urbanisme et l'organisation territoriale sont plus libres, avec la création de ce que l'on nomme des clusters. A Dubai par exemple vous avez le cluster Design, celui de la finance, celui des médias, celui des fleurs etc... Et on retrouve le même phénomène dans les villes millénaires comme à Istanbul, Paris etc.
A titre anecdotique, un responsable marketing qui décide de participer à un grand salon international choisira de préférence celui de sa profession… et dans ce salon où il y aurait 10 halls, il choisira également celui où se trouveront ses concurrents principaux…
Tous les acteurs, offreurs et demandeurs, privilégient spontanément la profusion d’offres, ou en d’autres termes de contreparties. Chacun sait que la liquidité a plus à offrir qu’esquiver la concurrence, que la création de places de marché est une forte création de valeur, pour tous. (création complexe puisqu’il y a également genèse spontanée de nouveaux services)
Bien entendu et simultanément chacun cherchera à développer ses atouts différenciateurs et rêvera éventuellement d’une quasi situation de monopole. Cette dernière étant néanmoins un anachronisme temporaire.
Ainsi de tous temps et en tout lieu, les acteurs les plus avisés ont toujours opté pour le développement de la liquidité. Conséquence naturelle, les places de liquidité attirent et leur attraction croit de façon exponentielle avec leur développement. Le phénomène est tout autant celui des marchés aux légumes, centres commerciaux que des développements urbains (exemple de la gentrification), des places de marché financières, des festivals…
La spéculation, en tant que mécanisme porteur de liquidité, a donc un effet de développement global de richesse. On ne peut pas affirmer qu’elle soit intrinsèquement malsaine bien au contraire.
En revanche, ce n’est pas non plus lui donner un blanc seing que de démontrer cela. Comme en de nombreuses choses, c’est l’excès qui introduit la perversité. Puisque l’on parle de liquidité ; boire de l’eau est considéré sain, à juste titre, mais saviez vous que l’on mourrait de son ingestion massive ? (hyponatrémie)
D’ailleurs les politiques de quantitative easing (injections massives de liquidités dans l’économie par les banques centrales) ont apporté leurs lots de désagréments.
Et pour revenir au sujet initial de l’utilité du trader. Le trading (mécanismes d’échanges) en tant que tel est utile et même absolument nécessaire à l’équilibre global de nos sociétés. Maintenant, la participation des individus est elle utile ou devrait-elle être circonscrite à des organismes, sociétés, institutions, fonds ?
En considérant qu’in fine, les fonds etc.. ne sont que des organismes concentrationnaires de l’épargne des individus, refuser aux individus l’accès direct aux marchés serait un délit de démocratie. Simultanément lorsqu’une masse phénoménale d’individus intervient sur les marchés, elle finit par peser voire même déséquilibrer ces marchés (exemple des Chinois), notamment lorsque les outils à disposition permettent d’accroître considérablement volume et fréquence.
La conclusion est donc complexe et non univoque. Un individu commun seul aura une utilité extrêmement marginale, c’est la somme de centaines de milliers, voire de millions de personnes, qui alimentera un mouvement d’ensemble qui lui pourra se révéler profitable d’un point de vue macro-économique, mais aussi parfois dangereux. Il apparaît donc, pour le bien commun, une nécessité de régulation.
A ceux et celles qui aimeraient mieux comprendre et démystifier cette notion de spéculation et son rôle, je recommande un très bon livre « Le commerce des promesses » de Pierre-Noel Giraud, éditions Le seuil.
En voici une critique sur le site « Alternatives économiques », source d’information dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne soit pas inféodée aux « marchés » :
https://www.alternatives-economiques.fr/commerce-promesses-petit-traite-finance-moderne/00023401
Relatif à la notion de liquidité, de concurrence, je viens à mon tour apporter un éclairage complémentaire à l'aide d'une notion vécue et développée spontanément dans tous les pays, à tous les âges : celui de la place de marché.
Que ce marché soit celui des fruits et légumes, des peaux, des voitures neuves ou de seconde main, des équipements de la maison, des automatismes de process etc et... par extension des produits financiers.
De tous temps, les marchands du temple ont intuitivement mais aussi très concrètement compris l'intérêt de regrouper les offres et les demandes en un même lieu et moment, autrefois physique et de nos jours également virtuel et numérique.
C'est ainsi que l'on trouve dans nos métropoles, villes et bourgs des foires, marchés et salons, temporaires ou à demeure, avec le regroupement spontané d'offres concurrentes. Ceci se fait spontanément depuis la nuit des temps.
Dans la métropole où je vis, j'ai par exemple assisté au regroupement de TOUTES les marques automobiles sur une seule zone commerciale, progressivement elles ont toutes fermé leurs anciennes implantations pour venir s’agglutiner en un seul lieu. On n’imagine guère que cela soit pour le plaisir de se blottir entre concurrents
Le phénomène est particulièrement marquant dans les villes neuves, où l'urbanisme et l'organisation territoriale sont plus libres, avec la création de ce que l'on nomme des clusters. A Dubai par exemple vous avez le cluster Design, celui de la finance, celui des médias, celui des fleurs etc... Et on retrouve le même phénomène dans les villes millénaires comme à Istanbul, Paris etc.
A titre anecdotique, un responsable marketing qui décide de participer à un grand salon international choisira de préférence celui de sa profession… et dans ce salon où il y aurait 10 halls, il choisira également celui où se trouveront ses concurrents principaux…
Tous les acteurs, offreurs et demandeurs, privilégient spontanément la profusion d’offres, ou en d’autres termes de contreparties. Chacun sait que la liquidité a plus à offrir qu’esquiver la concurrence, que la création de places de marché est une forte création de valeur, pour tous. (création complexe puisqu’il y a également genèse spontanée de nouveaux services)
Bien entendu et simultanément chacun cherchera à développer ses atouts différenciateurs et rêvera éventuellement d’une quasi situation de monopole. Cette dernière étant néanmoins un anachronisme temporaire.
Ainsi de tous temps et en tout lieu, les acteurs les plus avisés ont toujours opté pour le développement de la liquidité. Conséquence naturelle, les places de liquidité attirent et leur attraction croit de façon exponentielle avec leur développement. Le phénomène est tout autant celui des marchés aux légumes, centres commerciaux que des développements urbains (exemple de la gentrification), des places de marché financières, des festivals…
La spéculation, en tant que mécanisme porteur de liquidité, a donc un effet de développement global de richesse. On ne peut pas affirmer qu’elle soit intrinsèquement malsaine bien au contraire.
En revanche, ce n’est pas non plus lui donner un blanc seing que de démontrer cela. Comme en de nombreuses choses, c’est l’excès qui introduit la perversité. Puisque l’on parle de liquidité ; boire de l’eau est considéré sain, à juste titre, mais saviez vous que l’on mourrait de son ingestion massive ? (hyponatrémie)
D’ailleurs les politiques de quantitative easing (injections massives de liquidités dans l’économie par les banques centrales) ont apporté leurs lots de désagréments.
Et pour revenir au sujet initial de l’utilité du trader. Le trading (mécanismes d’échanges) en tant que tel est utile et même absolument nécessaire à l’équilibre global de nos sociétés. Maintenant, la participation des individus est elle utile ou devrait-elle être circonscrite à des organismes, sociétés, institutions, fonds ?
En considérant qu’in fine, les fonds etc.. ne sont que des organismes concentrationnaires de l’épargne des individus, refuser aux individus l’accès direct aux marchés serait un délit de démocratie. Simultanément lorsqu’une masse phénoménale d’individus intervient sur les marchés, elle finit par peser voire même déséquilibrer ces marchés (exemple des Chinois), notamment lorsque les outils à disposition permettent d’accroître considérablement volume et fréquence.
La conclusion est donc complexe et non univoque. Un individu commun seul aura une utilité extrêmement marginale, c’est la somme de centaines de milliers, voire de millions de personnes, qui alimentera un mouvement d’ensemble qui lui pourra se révéler profitable d’un point de vue macro-économique, mais aussi parfois dangereux. Il apparaît donc, pour le bien commun, une nécessité de régulation.
A ceux et celles qui aimeraient mieux comprendre et démystifier cette notion de spéculation et son rôle, je recommande un très bon livre « Le commerce des promesses » de Pierre-Noel Giraud, éditions Le seuil.
En voici une critique sur le site « Alternatives économiques », source d’information dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne soit pas inféodée aux « marchés » :
https://www.alternatives-economiques.fr/commerce-promesses-petit-traite-finance-moderne/00023401
Eric, des environs de Lyon
Ce que tu vas faire est intéressant mais cela ne sera qu'un cas particulier...
L'été ou à Noel etc on constate que la baisse des volumes d'échange (baisse de liquidité) peut entraîner des mouvements erratiques (volatilité supérieure)
Ce que tu vas faire est intéressant mais cela ne sera qu'un cas particulier...
L'été ou à Noel etc on constate que la baisse des volumes d'échange (baisse de liquidité) peut entraîner des mouvements erratiques (volatilité supérieure)
Très intéressant Euraed. Merci.
Benoist : comme dans toutes discussion, nous partons de nos présupposés, et le fait qu'ils soient différent fondent l'intérêt de la discussion. Dans le cas de l'intérêt de la liquidité, il me semble que c'est un principe "de base" tout aussi peu interrogé que celui menant à dire que la croissance économique est intrinsèquement "bonne". Je crois que l'un comme l'autre méritent d'être questionnés.
Pour le boulanger, comme pour tout marché, comme expliqué par aarnii, chacun a intérêt à être seul dans son camps (acheteur ou vendeur). De ce fait, chacun est en droit de préférer l'absence de concurrents. Pour autant, chacun se doit d'accepter qu'un autre boulanger ou consommateur vienne perturber le prix du pain : c'est le principe d'une vie en société. Maintenant, il me semble qu'il est naturel de redouter dans les 2 camps l'intervention d'un intervenant qui n'est ni un "vrai" boulanger (il ne fabrique pas de pain) ni un "vrai" consommateur (il ne le mange pas lui-même) mais uniquement un profiteur des variations de marché.
Quand un service financier est rendu (financer une entreprise sur le long terme, assurer une production agricole...), l'utilité saute aux yeux. Quand des allers-retours se multiplient sur des dérivés, c'est au minimum plus compliqué à percevoir.
Eric, intéressante expérience, mais je n'ai pas saisi ton procédé de quantification le la volatilité et de la liquidité : quelle est l'unité ?
Euraed, la concentration de pros d'un secteur sur un marché ou un salon est assez parlante. Cependant, là encore, nous parlons de "vrai" pros et de "vrai" consommateurs, qui ont intérêt pour des raisons pratiques de transport des clients à être à proximité les uns des autres (les clients préférant comparer les offres géographiquement proches plutôt que de parcourir le pays). Par contre le point de vue de Pierre Noël Giraud me semble intéressant à première vue.
Pour le boulanger, comme pour tout marché, comme expliqué par aarnii, chacun a intérêt à être seul dans son camps (acheteur ou vendeur). De ce fait, chacun est en droit de préférer l'absence de concurrents. Pour autant, chacun se doit d'accepter qu'un autre boulanger ou consommateur vienne perturber le prix du pain : c'est le principe d'une vie en société. Maintenant, il me semble qu'il est naturel de redouter dans les 2 camps l'intervention d'un intervenant qui n'est ni un "vrai" boulanger (il ne fabrique pas de pain) ni un "vrai" consommateur (il ne le mange pas lui-même) mais uniquement un profiteur des variations de marché.
Quand un service financier est rendu (financer une entreprise sur le long terme, assurer une production agricole...), l'utilité saute aux yeux. Quand des allers-retours se multiplient sur des dérivés, c'est au minimum plus compliqué à percevoir.
Eric, intéressante expérience, mais je n'ai pas saisi ton procédé de quantification le la volatilité et de la liquidité : quelle est l'unité ?
J'en conviens, seulement cette "facilité" apporte-t-elle autre chose qu'une concentration d'intervenants sur des titres qui n'en ont pas besoin, au détriment de ceux qui pourraient bénéficier de capitaux plus "constructifs" ?Aarnii a écrit :Après toutes les interventions des spéculateurs ne sont pas à louer, mais le fait que tu aies une multitude d'intervenants avec des intentions différentes facilite la prise (ou la vente) de ta position.
Euraed, la concentration de pros d'un secteur sur un marché ou un salon est assez parlante. Cependant, là encore, nous parlons de "vrai" pros et de "vrai" consommateurs, qui ont intérêt pour des raisons pratiques de transport des clients à être à proximité les uns des autres (les clients préférant comparer les offres géographiquement proches plutôt que de parcourir le pays). Par contre le point de vue de Pierre Noël Giraud me semble intéressant à première vue.
Salut Plataxis,
L'exemple de la proximité physique permet de percevoir facilement, grâce à nos expériences personnelles du quotidien, l'intérêt de la notion de place de marché. Il en va de même pour les "nouvelles" places virtuelles.
Tous les chauffeurs de Uber, chauffeur privé etc, tous les vendeurs de vaisselle du Bon coin, tous les profs de Superprof, tous les loueurs d'Airbnb et la liste est très longue, bien que concurrents à une échelle massive ont un intérêt très supérieur à participer à ces "places de marché".
Cela paraît en première instance contre-intuitif mais la présence de concurrence est un facteur indéniable de développement de marché, B2B ou B2C ou C2C.
La concurrence est facteur de valeur globale pour tous, sans distinction de pros ou pas pros.
C'est la concurrence sauvage, sans aucune règle, qui est destructrice de valeur.
A titre personnel et professionnel, j'adore la concurrence ! non par esprit de compétotovité mais comme étant un moyen efficace de révéler véritablement nos propres différences et atouts. La concurrence est en soi un référentiel indispensable.
NB: je ne sais pas ce qu'est un faux consommateur (mais des faux vrais pros j'en ai déjà croisé
)
L'exemple de la proximité physique permet de percevoir facilement, grâce à nos expériences personnelles du quotidien, l'intérêt de la notion de place de marché. Il en va de même pour les "nouvelles" places virtuelles.
Tous les chauffeurs de Uber, chauffeur privé etc, tous les vendeurs de vaisselle du Bon coin, tous les profs de Superprof, tous les loueurs d'Airbnb et la liste est très longue, bien que concurrents à une échelle massive ont un intérêt très supérieur à participer à ces "places de marché".
Cela paraît en première instance contre-intuitif mais la présence de concurrence est un facteur indéniable de développement de marché, B2B ou B2C ou C2C.
La concurrence est facteur de valeur globale pour tous, sans distinction de pros ou pas pros.
C'est la concurrence sauvage, sans aucune règle, qui est destructrice de valeur.
A titre personnel et professionnel, j'adore la concurrence ! non par esprit de compétotovité mais comme étant un moyen efficace de révéler véritablement nos propres différences et atouts. La concurrence est en soi un référentiel indispensable.
NB: je ne sais pas ce qu'est un faux consommateur (mais des faux vrais pros j'en ai déjà croisé
Salut,
Je suis plus pragmatique, l'argent que tu gagnes avec le trading tu ne le manges pas, tu le réinjectes dans les commerces/services autour de chez toi permettant de faire vivre les personnes travaillant dans ces secteurs.
Et si tu veux te l'expliquer d'un point de vue moral, dis toi que tu le retire à ceux qui en ont trop pour le redistribuer de façon plus juste à ceux qui en ont besoin
Je suis plus pragmatique, l'argent que tu gagnes avec le trading tu ne le manges pas, tu le réinjectes dans les commerces/services autour de chez toi permettant de faire vivre les personnes travaillant dans ces secteurs.
Et si tu veux te l'expliquer d'un point de vue moral, dis toi que tu le retire à ceux qui en ont trop pour le redistribuer de façon plus juste à ceux qui en ont besoin
Oui après tout on est des Robin des boisAbime a écrit : Et si tu veux te l'expliquer d'un point de vue moral, dis toi que tu le retire à ceux qui en ont trop pour le redistribuer de façon plus juste à ceux qui en ont besoin
On va fonder la bande Andlil des traders en collant[youtube]https://youtu.be/wo7wCjdHMyc[/youtube]
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