Le
Dow Jones gagne 0,55%, le S&P-500 0,01% et le
nasdaq cède 0,44%
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, le secteur de la technologie étant à la baisse tandis que celui de la défense a progressé
Nvidia, Broadcom et
microsoft ont terminé en baisse. Le secteur des nouvelles technologie est en déclin d'environ 1% depuis le début de l'année, alors que les investisseurs deviennent plus tatillons face aux valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).
"Tant que l'IA sera attractive, il y aura des gagnants et des perdants", a déclaré Art Hogan, chef stratège marchés chez B. Riley Wealth.
"Cela devient un secteur où il faut 'montrer'. Montrer comment monétiser ceci ou cela. Montrer s'il y aura un retour sur les dépenses d'investissement."
Les valeurs du secteur de la défense ont progressé après que le président américain Donald Trump a estimé que le budget de l'armée américaine pour 2027 devrait être porté à 1.500 milliards de dollars. Le budget de la défense adopté par le Congrès pour 2026 est de 901 milliards de dollars.
Lockheed Martin, Northrop Grumman et Kratos Defense ont tous progressé.
Les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 3 janvier, à 208.000 contre 200.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail.
Les investisseurs attendent désormais la publication vendredi du rapport sur l'emploi non agricole américain.
Aux valeurs, Alphabet a progressé après que la maison-mère de
google a dépassé
apple en termes de
Capitalisation boursière pour la première fois depuis 2019.
Les fabricants de puces mémoire comme SanDisk, Western Digital et Seagate, dont les cours avaient fortement progressé, ont tous reculé.
Ford a bondi après que Piper Sandler a relevé sa recommandation sur le constructeur automobile de "neutre" à "surpondérer".
Aujourd`hui sur les marches
L'emploi américain prêt à faire sa loi sur les marchés ce vendredi
Les marchés scruteront le rapport sur l'emploi américain de décembre, attendu ce vendredi. Une déception à la baisse sur les créations de postes, ou à la hausse sur le chômage, pourrait renforcer les attentes d'une détente monétaire par la
FED, offrant des opportunités sur les actions à court terme.
Il y a des séances qui comptent plus que d'autres pour les marchés mondiaux. Celle de ce 9 janvier en fait partie. Le rapport mensuel sur l'emploi américain concentre toutes les attentions. Le
Consensus compilé par Bloomberg table sur 70.000 créations de postes non agricoles en décembre, après 64.000 en novembre. Un léger mieux, donc, mais qui reste très éloigné des rythmes observés en début d'année dernière. Le taux de chômage est attendu à 4,5 % de la population active, contre 4,6 % précédemment.
Comme le souligne Oddo BHF, le marché du travail américain s'est nettement affaibli en 2025. Les créations mensuelles, autrefois supérieures à 200.000, ont fondu jusqu'à passer en territoire négatif, avec un chômage en hausse de 0,6 point depuis janvier. Des données plus faibles qu'attendu renforceraient les anticipations du marché quant à de nouvelles baisses de taux de la
FED cette année. Le dollar pourrait alors s'affaiblir, tandis que les actions progresseraient dans un premier temps avant que les inquiétudes concernant la croissance ne se concrétisent.
« Le marché du travail est sur le fil du rasoir. Sa faiblesse ne semble pas s'être accentuée au quatrième trimestre, mais c'est un risque que la Réserve fédérale surveille de près car cela conditionne grandement les dépenses des ménages, et partant les perspectives de croissance américaine en 2026. La projection médiane du
FOMC est que le chômage devrait refluer un peu en 2026, depuis son pic actuel », a rappelé le cabinet dans une note en début de semaine.