wall street a fini en baisse vendredi, les investisseurs scrutant l'évolution de la guerre contre l'Iran et ses effets potentiels sur l'offre mondiale de pétrole, à l'issue d'une semaine où les marchés ont été ballottés au gré des cours du brut.
Les trois grands indices américains ont fini dans le rouge baisse, même si la faiblesse des valeurs technologiques a nettement plus pénalisé le
nasdaq.
Les cours du brut ont fluctué avant de repasser au-dessus de 100 dollars le baril, malgré l'assouplissement temporaire par le président américain Donald Trump des sanctions sur le pétrole russe afin d'atténuer les craintes d'approvisionnement.
Jeudi, l'Agence internationale de l'énergie a indiqué que la guerre provoquerait la plus grande perturbation de l'offre mondiale de brut jamais enregistrée. Un déluge d'indicateurs économiques pour la plupart décevants a été dominé par la forte révision à la baisse par le département du Commerce de la croissance du
pib au quatrième trimestre, dont l'estimation précédente a été divisée par deux.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,26%, ou 119,38 points, à 46.558,47 points. Le
Standard & Poor's 500, plus large, a perdu 40,43 points, soit 0,61% à 6.632,19 points.
Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de 206,62 points, soit 0,93% à 22.105,359 points.
L'éditeur de logiciels de conception Adobe a chuté de 7,58% alors que son directeur général de longue date Shantanu Narayen quittera ses fonctions une fois son successeur nommé, ravivant les interrogations sur sa stratégie à l'heure des bouleversements liés à l'IA.
Meta Platforms a perdu 3,83% après un article de presse affirmant que le géant des réseaux sociaux avait repoussé au moins jusqu'en mai la sortie de son modèle d'intelligence artificielle "Avocado".
Aujourd`hui sur les marches
Une semaine axée sur les banques centrales et les risques d'
Inflation, la guerre en Iran et le pétrole en toile de fond
Les investisseurs ont rendez-vous avec la
FED, puis la Banque du Japon, la Banque d'Angleterre et le
BCE pour leurs décisions de
Politique monétaire au cours de ces prochains jours. Des rendez-vous qui permettront de faire le point sur le sentiment des grands banquiers centraux dans un environnement marqué par la guerre en Iran et les risques de résurgence d'
Inflation dans les grandes économies du monde.
Si certains banquiers centraux pensaient en avoir fini avec
l'inflation, comme peut-être ceux de la Banque centrale européenne, dont l'objectif d'une hausse de 2% des prix à la consommation sur un an est atteint depuis plusieurs mois, ils vont pouvoir remettre ce dossier sur le haut de la pile… La guerre en Iran et surtout les craintes de voir le conflit s'enliser ont fait bondir les cours du pétrole, avec un potentiel effet néfaste sur
l'inflation et potentiellement sur les habitudes de consommation, alimentaires ou en matière de déplacements et de tourisme.
La thématique sera ainsi très logiquement à l'ordre du jour des réunions des grandes banques centrales programmées au cours de ces prochains jours. Ce sera ainsi le cas de la Réserve fédérale mercredi soir, à 19 heures, heure française, compte tenu du passage à l'heure d'été opéré aux Etats-Unis mais pas encore en Europe. Jerome Powell, encore président de la
FED jusqu'au mois de mai, prendra la parole une demi-heure plus tard. Cette réunion vaudra aussi pour les nouvelles prévisions économiques qui seront dévoilées par la
FED et son fameux « dot plot », graphique à points qui rassemble les anticipations en matière de taux pour les deux prochaines années par les différents membres.