Krach boursier : les conséquences de la guerre douanière

En 72 heures Donald Trump a fait baisser les principaux indices mondiaux de 10 à 20 %. Techniquement et mathématiquement nous vivons un krach boursier.
La raison est bien connue : la politique commerciale de Donald Trump et son augmentation des tarifs douaniers de manière généralisée et unilatérale.
Son pari est que cela forcera les industries des pays étrangers à se relocaliser aux États-Unis d’Amérique ce qui fera des emplois.
Le problème est qu’il n’avait peut-être pas perçu c’est que toutes les entreprises américaines de Tesla à Apple par exemple sont totalement dépendantes des matières premières en dehors des États-Unis et surtout des pièces détachées qui sont produites en Asie. Ce qui fait que s’il y droits de douane sont effectivement appliqués les voitures Tesla pourraient augmenter sur le sol des États-Unis de plus 30 %, le prix d’un iPhone s’envoler. Les Apple Store ont d’ailleurs été dévalisés ce week-end aux États-Unis d’Amérique en prévision de la forte augmentation des iPhones des iMacs…Je vous donne quelques recommandations pour vous en sortir et ne pas disparaître lors de ce trac boursier dans le Good Morning trading de ce jour.
Résumé de la vidéo
Good Morning Trading du 7 avril 2025, en plein krach : en 72 heures, le Nasdaq est passé d’un peu plus de 20 000 points à environ 16 460 dans la nuit, soit près de 3 500 points et plus de 20 % de baisse ; le DAX ouvre en perdant environ 1 000 points. Un signe ne trompait pas dès vendredi soir : après la clôture de Wall Street, le Nasdaq a encore perdu 200 points en une demi-heure, quand les variations habituelles à cette heure se comptent en dizaines de points. Il n’y avait plus d’acheteurs, seulement des vendeurs pressés. Le carnet d’ordres le confirme : écart de 3 à 5 points entre l’achat et la vente, et presque plus rien sur vingt lignes de profondeur, les fournisseurs de liquidité s’étant retirés.
Dans un krach, tout est vendu, les bonnes valeurs comme les mauvaises, et la règle est simple : ne jamais anticiper le rebond. Acheter un vendredi soir après deux jours de chute, comme certains le conseillaient, revient à se réveiller avec 10 à 15 % de perte quand on a un peu de levier. Il faut attendre que la panique retombe, au moins une vraie séance de hausse, et savoir qu’une nouvelle moyenne sera lue comme mauvaise. Le Bitcoin, qui perd plus de 8 %, n’est pas une valeur refuge : c’est la ligne qu’on vend en premier pour faire du cash. Seul l’or monte, par réflexe. Pour qui veut absolument trader, ne regarder que les supports mensuels : sur le Nasdaq, la zone des 16 000, puis 15 000 si elle cède. Il faut aussi connaître les limites de cotation, qui peuvent bloquer les cours à la baisse et qu’on a frôlées vendredi. La plupart des traders ne survivent pas à leur premier krach : le scalping, qui laisse rarement une position ouverte, est la meilleure protection.
Je vous souhaite une excellente journée de trading,
cordialement
Benoist Rousseau
Benoist Rousseau est trader, membre du Chicago Mercantile Exchange (CME) et du Chicago Board of Trade (CBOT), spécialiste en histoire économique formé à la Sorbonne et pédagogue expérimenté. Il a ainsi créé son École de Trading en 2022.
Fort de plus de 30 ans d’expérience sur les futures CME, il partage analyses de séance, replays de trades commentés, psychologie et gestion du risque — sans signaux ni promesses, du trading brut et sans filtre.










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