Fiscalité des cryptomonnaies en 2026 : Bitcoin, plus-values et déclaration
Bitcoin et cryptos en 2026 : 31,4 % sur la plus-value, seuil de 305 € de ventes, sursis pour les échanges, calcul global et formulaire 2086.

La fiscalité du Bitcoin
J’ai pu constater qu’il y a sur internet une mauvaise information, ou une désinformation volontaire, sur la fiscalité du Bitcoin. On lit bien souvent qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a rien à déclarer car les cryptomonnaies ne sont pas reconnues, et autres absurdités de ce genre. Les monnaies virtuelles sont taxées comme toute source générant du gain. Depuis le 1er janvier 2019, leurs plus-values occasionnelles relèvent d’un régime propre, celui de l’article 150 VH bis du Code général des impôts ; les bénéfices non commerciaux (BNC) ou industriels et commerciaux (BIC) ne concernent plus que les opérations menées dans des conditions professionnelles. Et les pertes ne sont pas récupérables sur 10 ans comme pour les actions, les indices, etc.
En 2026, un particulier qui vend des cryptomonnaies contre des euros, un bien ou un service paie 31,4 % sur la plus-value : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, déjà pour les cessions de 2025 déclarées au printemps 2026. Les ventes de l’année sont exonérées si leur prix total ne dépasse pas 305 €, et un échange d’une crypto contre une autre, sans soulte, n’est pas imposé. Tout se déclare sur le formulaire 2086, et chaque compte ouvert sur une plateforme étrangère sur le formulaire 3916-bis.
Quel est le régime fiscal du Bitcoin en France ?

Le texte de référence n’est plus la doctrine administrative du 11 juillet 2014, mais l’article 150 VH bis du CGI, issu de la loi de finances pour 2019 et commenté par le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP). En voici l’essentiel en 2026.
Les gains tirés de la vente d’actifs numériques (notamment les « bitcoins »), lorsqu’ils sont occasionnels, sont soumis à l’impôt sur le revenu au taux de 12,8 %, plus les prélèvements sociaux, selon le régime des plus-values de l’article 150 VH bis du CGI.
Si les opérations sont effectuées dans des conditions analogues à celles d’une activité professionnelle, elles relèvent des bénéfices non commerciaux depuis le 1er janvier 2023 ; si l’achat-revente de cryptos est la profession même du contribuable, elles relèvent des bénéfices industriels et commerciaux.
L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été supprimé au 1er janvier 2018. Son successeur, l’impôt sur la fortune immobilière, ne vise que le patrimoine immobilier : les cryptomonnaies n’y entrent pas.
Les transmissions à titre gratuit (donation, succession) d’actifs numériques sont soumises aux droits de mutation à titre gratuit, sous réserve des conventions internationales. La valeur retenue pour ces droits devient le prix d’acquisition de l’héritier ou du donataire lorsqu’il revendra.
Comment déclarer ses gains sur les Bitcoins ?
Première étape obligatoire : déclarer chaque compte ouvert sur une plateforme d’échange étrangère, à l’aide du formulaire n° 3916-bis, joint chaque année à la déclaration de revenus. Un compte chez un prestataire établi en France n’a pas à y figurer.
Formulaire n° 3916 / 3916-bis — Déclaration par un résident d’un compte ouvert hors de France, disponible sur le site des impôts : il sert aux comptes bancaires, aux comptes d’actifs numériques et aux contrats d’assurance-vie étrangers.
Si vous ne le faites pas, vous vous exposez à des amendes : 750 € par compte d’actifs numériques non déclaré, 1 500 € si sa valeur a dépassé 50 000 € dans l’année. De plus, vous aurez des difficultés quand vous rapatrierez vos fonds. Votre banque vous demandera l’origine de l’argent et, si elle a un doute, elle doit adresser une déclaration de soupçon à Tracfin.
Gardez chaque trace de vos transactions pour justifier des gains réalisés.
Déclarez vos gains sur cryptomonnaies l’année suivante. Au printemps 2026, vous avez déclaré les cessions imposables réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025 ; celles de 2026 se déclareront à partir d’avril 2027.
Très important : mettez de côté la somme que vous devez aux impôts le 1er janvier. On ne trade pas avec de l’argent que l’on doit, pour éviter des catastrophes. Si vous perdez tout en début d’année, cela n’aura aucune incidence sur ce que vous devrez payer sur vos revenus de l’année passée. Calculez combien vous devez payer le 31 décembre. Puis mettez cet argent sur un livret sans risque. Cet argent ne vous appartient plus.
Que risque-t-on à ne pas déclarer ses gains en Bitcoin ?
Je sais déjà par avance les messages des trolls et des inconscients. « Moi je ne déclare pas, les Bitcoins sont anonymes, je suis plus malin que tout le monde, même pas peur », etc. Le discours classique des gros bras à petite cervelle qui sont en pleurs quand le fisc leur demande des informations. Sachez que si vous ne déclarez pas vos gains, les amendes, les majorations et les intérêts de retard sur plusieurs années peuvent dépasser vos gains. Vous mettrez des années à vous en remettre. Des vies de gros malins ont été anéanties comme cela.
Tout est informatisé, nous ne sommes plus dans les années 60. Votre virement vers la plateforme laisse une trace dans votre banque, et depuis le 1er janvier 2026 les prestataires de services sur crypto-actifs collectent les données des transactions de leurs clients pour les transmettre aux administrations fiscales européennes. Tout virement entrant aussi laisse une trace. S’il est important ou régulier, il vous faudra le justifier, sinon la banque bloque. Payer une voiture ou une maison avec de l’argent dont on ne peut pas justifier l’origine devient presque impossible.
Votre niveau de vie sera analysé. S’il y a le moindre soupçon (ne pas déclarer son compte sur une plateforme étrangère est déjà de la dissimulation et un soupçon fort), le fisc a une arme atomique : la taxation d’office. La charge de la preuve est alors inversée. Pour un compte bancaire étranger non déclaré, la loi va plus loin : les sommes transférées par ce compte sont, sauf preuve contraire, présumées être des revenus imposables, et le contrôle peut remonter jusqu’à dix ans en arrière dès que le total des soldes de ces comptes a dépassé 50 000 € dans l’année. C’est alors à vous de prouver que vous n’avez pas gagné 500 000 € sur votre trading de cryptomonnaies. Le fisc vous réclame, avec les pénalités et majorations de retard, des sommes pharamineuses. Et là, le petit malin panique.
Bref, si ce n’est pas fait, mettez-vous à jour : déclarez vos comptes ouverts sur des plateformes d’échange établies à l’étranger, quel que soit leur nom (Kraken, Coinbase…) : c’est le pays de la société qui tient votre compte qui compte. Régularisez vos gains s’il y en a, de vous-même et avant tout contrôle : la facture d’une régularisation spontanée est en général plus légère que celle d’un redressement.
Fiscalité du Bitcoin : ce qu’il faut retenir
Quel que soit le concept virtuel, tout compte ouvert sur une plateforme étrangère doit être déclaré, et tout gain issu d’une cession de Bitcoins (BTC), d’Ethereum (ETH)… contre des euros, un bien ou un service est soumis à l’impôt, sauf si le total des ventes de l’année ne dépasse pas 305 €. Vos gains sont facilement traçables et le fisc dispose de son arme atomique, la taxation d’office, en cas de doute.
Les plateformes de transaction collaborent de plus en plus avec le fisc. La directive européenne dite DAC8 les oblige à collecter les données des transactions réalisées depuis le 1er janvier 2026, et les premières déclarations sont attendues avant le 15 juin 2027. Le fisc va miner les comptes des plateformes de transactions et il est sûr de gagner, lui. Prenez les devants. Ne croyez pas les gens qui font croire qu’il ne faut rien déclarer, que les cryptomonnaies, c’est spécial, que le fisc n’y connaît rien. Les textes et les références sont cités plus bas : le fisc a tout prévu.
Comment calculer la plus-value sur ses cryptomonnaies ?
Le calcul ne se fait pas jeton par jeton, mais sur l’ensemble du portefeuille. L’article 150 VH bis du CGI prévoit une formule unique :
Plus-value = prix de cession − (prix total d’acquisition du portefeuille × prix de cession ÷ valeur globale du portefeuille au moment de la cession)
Trois notions à bien comprendre :
- Le prix de cession est ce que vous recevez, diminué des frais de la plateforme ou du réseau sur justificatif. Ces frais ne sont pas retirés du prix dans le rapport « prix de cession ÷ valeur globale ».
- Le prix total d’acquisition est la somme de tout ce que vous avez payé en euros (ou en biens et services) pour acquérir des cryptos, toutes plateformes confondues. Il est réduit, à chaque vente imposable, de la fraction de capital déjà « consommée » par les ventes précédentes.
- La valeur globale du portefeuille est la valeur de toutes vos cryptos juste avant la vente, quel que soit leur support : plateformes françaises ou étrangères, portefeuille personnel, clé hors ligne.
Les échanges entre cryptos ne changent pas le prix total d’acquisition : ils sont neutres tant qu’aucun euro ne sort. Pour une crypto reçue par donation ou succession, le prix d’acquisition est la valeur retenue pour les droits de mutation.
Exemple chiffré : deux ventes dans l’année
En janvier 2025, Sophie achète pour 10 000 € de bitcoins. En mars, elle échange une partie de ses bitcoins contre de l’Ethereum : aucune imposition. Elle réalise ensuite deux ventes contre des euros.
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Juin 2025 : vente de 5 000 €, frais de 50 €, portefeuille valant 20 000 € | (5 000 − 50) − (10 000 × 5 000 ÷ 20 000) | 2 450 € |
| Fraction de capital consommée en juin | 10 000 × 5 000 ÷ 20 000 | 2 500 € |
| Prix total d’acquisition restant | 10 000 − 2 500 | 7 500 € |
| Novembre 2025 : vente de 6 000 €, portefeuille valant 12 000 € | 6 000 − (7 500 × 6 000 ÷ 12 000) | 2 250 € |
| Plus-value nette de l’année (case 3AN) | 2 450 + 2 250 | 4 700 € |
| Impôt sur le revenu | 4 700 × 12,8 % | 601,60 € |
| Prélèvements sociaux | 4 700 × 18,6 % | 874,20 € |
| Total dû | 601,60 + 874,20 | 1 475,80 € |
Vérification : 4 700 × 31,4 % = 1 475,80 €. Sophie a vendu pour 11 000 € et reçu 10 950 € nets de frais, alors qu’elle avait investi 10 000 € : elle a pourtant 4 700 € de plus-value imposable, parce qu’il lui reste des cryptos dont le coût d’achat n’a été « consommé » qu’en partie (2 500 + 3 750 = 6 250 € sur 10 000 €). La formule impose la part de gain contenue dans chaque vente, pas le solde de trésorerie.

Si la vente de novembre avait dégagé une moins-value, elle aurait réduit la plus-value de juin. Une moins-value nette sur l’année, elle, aurait été perdue : elle ne se reporte pas sur 2026 et ne s’impute ni sur les actions ni sur les autres revenus.
Échanges, stablecoins, seuil de 305 € : ce qui est imposable ou non
Imposable : la vente de cryptos contre des euros ou une autre monnaie ayant cours légal, l’achat d’un bien ou d’un service payé en cryptos, et l’échange entre cryptos accompagné d’une soulte, c’est-à-dire d’un complément versé en monnaie.
Non imposable sur le moment : l’échange d’une crypto contre une autre sans soulte bénéficie d’un sursis d’imposition. Le gain latent sera imposé lors de la première vente contre des euros, par le jeu de la formule. En 2026, l’échange contre un stablecoin, cette crypto adossée à une monnaie comme le dollar, suit la même règle. Un amendement au projet de loi de finances pour 2027, adopté en première lecture le 16 octobre 2026, prévoit de mettre fin à ce sursis pour les échanges contre des stablecoins à partir du 1er janvier 2027. Au 23 octobre 2026, il n’est pas voté définitivement.
Le seuil de 305 €. Si le total des prix de cession de toutes les ventes du foyer fiscal sur l’année ne dépasse pas 305 €, les plus-values sont exonérées, et le formulaire 2086 se limite au relevé des prix de cession. Au-delà, la plus-value est imposable dès le premier euro. Le seuil s’apprécie sur les ventes, pas sur le gain : vendre 400 € de bitcoins avec 20 € de plus-value rend ces 20 € imposables.
Paiement des frais en cryptos. Payer une commission en cryptos est en principe une cession. L’administration admet de traiter la vente et les frais comme une seule opération, les frais venant réduire le prix de cession.
Les CFD à risque limité sur cryptomonnaies ne sont pas des cryptomonnaies au sens fiscal : ce sont des contrats financiers, imposés comme des instruments financiers à terme, avec des pertes reportables dix ans. Voir la fiche CFD à risque limité.
Comment remplir le formulaire 2086 et la déclaration ?
Le formulaire 2086 se joint à la déclaration de revenus. Il comporte une colonne par cession imposable : date, valeur globale du portefeuille, prix de cession, frais, soultes, prix total d’acquisition et fractions de capital déjà utilisées. La ligne finale donne la plus-value ou la moins-value nette de l’année, qui se reporte :
- en case 3AN de la déclaration 2042-C en cas de plus-value nette ;
- en case 3BN en cas de moins-value nette ;
- et, si vous choisissez le barème progressif, en cochant la case 3CN.
Les échanges sans soulte n’apparaissent pas sur le 2086. Les comptes de plateformes étrangères se déclarent à part, sur le 3916-bis, même s’ils n’ont servi à aucune vente ; la fiche déclarer ses comptes à l’étranger détaille le formulaire. Les prélèvements sociaux sont calculés par l’administration à partir de la case 3AN et figurent sur l’avis d’imposition.
L’option pour le barème (3CN). Ouverte depuis les cessions de 2023, elle remplace le taux de 12,8 % par votre taux marginal d’imposition. Elle est globale (toutes les plus-values crypto du foyer), expresse et irrévocable, même si l’administration admet de la modifier jusqu’à la date limite de déclaration. Elle est indépendante de l’option 2OP qui vaut pour les dividendes, intérêts et plus-values boursières : cocher l’une n’entraîne pas l’autre. Elle n’est en principe favorable que si votre tranche marginale est inférieure à 12,8 %, soit 0 % ou 11 % pour les revenus de 2025. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas. La fiche flat tax ou barème compare les deux régimes.
Trading de cryptos à titre habituel, minage et staking
Trading habituel. L’article 92 du CGI, complété par la loi de finances pour 2022, impose en bénéfices non commerciaux, depuis le 1er janvier 2023, les opérations d’achat, de vente et d’échange d’actifs numériques « effectuées dans des conditions analogues à celles qui caractérisent une activité professionnelle », sans que ce soit la profession du contribuable. L’administration précise que ce régime « n’a vocation à s’appliquer que dans des cas d’espèce exceptionnels ». Celui dont l’achat-revente de cryptos est la profession relève des bénéfices industriels et commerciaux. La fréquence des ordres ne suffit pas : les critères sont ceux de la fiche trader particulier ou professionnel. Conséquence du basculement : une imposition au barème progressif dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (ou industriels et commerciaux pour le professionnel), au lieu du taux forfaitaire de 12,8 %, avec les règles de déclaration et de prélèvements ou cotisations sociales propres à cette catégorie.
Minage. Les revenus tirés de la validation des transactions (le « minage ») relèvent des bénéfices non commerciaux selon le BOFiP. La revente ultérieure des cryptos minées pose des questions de coordination que la doctrine ne détaille pas.
Staking et récompenses. Les cryptos reçues en rémunération d’un blocage de jetons (staking), d’un prêt ou d’un programme de fidélité ne font l’objet d’aucun commentaire officiel. Deux lectures circulent chez les praticiens : une imposition à la réception, en bénéfices non commerciaux, pour leur valeur du jour ; ou une imposition différée à la vente, ces jetons entrant dans le portefeuille pour un prix d’acquisition nul. La seconde coûte moins à court terme mais rien ne la garantit. Pour des montants significatifs, un rescrit, c’est-à-dire une prise de position écrite de l’administration sur votre cas, est la seule protection.
Les erreurs à éviter
Calculer la plus-value jeton par jeton. La méthode « premier entré, premier sorti » ou le prix moyen d’un seul jeton ne sont pas la règle française. Seule la formule globale du portefeuille vaut.
Oublier la valeur des cryptos détenues ailleurs. La valeur globale du portefeuille inclut tous les supports, y compris une clé hors ligne ou une plateforme dont vous ne vous servez plus. L’oublier fausse chaque calcul.
Croire que les pertes se reportent. Une moins-value nette en crypto est perdue au 31 décembre. Elle ne réduit ni les gains de l’année suivante ni les plus-values sur actions.
Penser que le seuil de 305 € porte sur le gain. Il porte sur le total des ventes du foyer. 306 € de ventes suffisent à rendre imposable toute la plus-value.
Ne déclarer que les comptes actifs. Un compte ouvert, détenu, utilisé ou clos dans l’année sur une plateforme étrangère se déclare, même inutilisé ou vide au 31 décembre.
Appliquer 30 % aux ventes de 2025. Certaines pages officielles non mises à jour indiquent encore 17,2 % de prélèvements sociaux. Les plus-values crypto étant des revenus du patrimoine, la hausse à 18,6 % décidée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 s’applique dès les cessions de 2025. Le détail figure dans la fiche prélèvements sociaux.
Questions fréquentes
Quel est le taux d’imposition des cryptomonnaies en 2026 ?
31,4 % de la plus-value : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique déjà aux cessions de 2025 déclarées au printemps 2026. Sur option (case 3CN), l’impôt peut être calculé au barème progressif.
Faut-il déclarer ses cryptos si on n’a rien vendu ?
Sans vente contre des euros, un bien ou un service, il n’y a pas de plus-value à déclarer. En revanche, chaque compte ouvert sur une plateforme étrangère doit être déclaré chaque année sur le formulaire 3916-bis.
Un échange de Bitcoin contre de l’Ethereum est-il imposable ?
Non, s’il se fait sans soulte : il bénéficie d’un sursis d’imposition et ne se déclare pas. Le gain sera imposé lors d’une vente ultérieure contre des euros.
Peut-on déduire ses pertes en cryptomonnaies ?
Seulement des plus-values crypto de la même année. Une moins-value nette ne se reporte pas et ne s’impute ni sur les plus-values boursières ni sur le revenu global.
Que se passe-t-il sous 305 € de ventes ?
Si le total des prix de cession du foyer sur l’année ne dépasse pas 305 €, les plus-values sont exonérées. Le formulaire 2086 se limite alors à l’indication des prix de cession.
Les plateformes transmettent-elles mes données au fisc ?
Depuis le 1er janvier 2026, en application de la directive européenne DAC8, les prestataires collectent les données des transactions de leurs clients, avec de premières déclarations attendues avant le 15 juin 2027.
Sources de référence utilisées
6
- BOFiP — Cession d’actifs numériques à titre occasionnel : modalités d’imposition et obligations déclaratives (BOI-RPPM-PVBMC-30-30)
- BOFiP — Cession d’actifs numériques : détermination de la plus-value (BOI-RPPM-PVBMC-30-20)
- BOFiP — Option pour le barème des plus-values d’actifs numériques (ACTU-2024-00078)
- BOFiP — Opérations sur actifs numériques effectuées dans des conditions analogues à un professionnel (ACTU-2023-00099)
- Service-Public.fr — Doit-on déclarer les comptes ouverts à l’étranger ?
- Service-Public.fr — Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement
Pour aller plus loin
- Spéculation sur le Bitcoin : les dangers pour les traders, les raisons pour lesquelles je déconseille de trader le Bitcoin
- Plus-values et moins-values sur valeurs mobilières, le calcul d’une plus-value boursière, frais compris, sa déclaration l’année suivante et le report des moins-values
- La fiscalité du compte-titres, l’imposition à 31,4 % des plus-values et des revenus d’un compte-titres ordinaire, et leur déclaration
- La fiscalité du PEA, l’exonération d’impôt sur le revenu des retraits après 5 ans, les prélèvements sociaux qui restent dus et les retraits anticipés
Sur le forum
- Comment déclarer ses cryptos en cas de moins-value ?, les membres expliquent comment déclarer des pertes sur cryptomonnaies
- Besoin d’aide pour les impôts sur les cryptomonnaies, un membre demande de l’aide pour déclarer ses gains en cryptomonnaies
Fiche à jour au 23 octobre 2026, en tenant compte de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Elle présente les règles générales : elle ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou d’un avocat fiscaliste sur votre situation.
Benoist Rousseau est trader depuis 1994, membre du Chicago Mercantile Exchange (CME) et du Chicago Board of Trade (CBOT), et titulaire d'une maîtrise d'histoire de Paris IV-Sorbonne. Ancien historien d'entreprise pour un groupe du CAC 40, il figure dans le Top 10 des influenceurs économiques du magazine Challenges. Il aborde aussi la fiscalité du trader dans son école de trading, au sein d'une formation trading complète. Dans la rubrique Fiscalité, il explique l'imposition de l'épargne, de la bourse et du trading en France, avec les chiffres de l'année et les sources officielles, sans conseil fiscal personnalisé.
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