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wall street en baisse après les annonces de la
FED
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi après que la Réserve fédérale (
FED) a relevé son taux directeur pour la première fois en plus de trois ans afin de lutter contre une hausse de
l'inflation provoquée par la flambée des prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient.
L'indice
Dow Jones a cédé 1,21%, ou 631,33 points, à 51.461,78 points.Le S&P-500, plus large, a perdu 33,59 points, soit 0,44%, à 7.552,14 points.Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de 3,15 points (0,01%) à 25.978,43 points.
Cette décision sans surprise a été prise à l'unanimité, a indiqué la
FED dans le communiqué publié à l'issue de sa réunion de deux jours de
Politique monétaire. La banque centrale américaine a fait savoir que des hausses supplémentaires des taux allaient vraisemblablement être effectuées à court terme.
"La réalité est que la
FED semble unie dans la lutte contre
l'inflation", a déclaré Ryan Detrick, stratégiste en chef chez Carson Group, à Omaha, notant que le resserrement monétaire annoncé mercredi était "globalement attendu".
"La bonne nouvelle", a-t-il poursuivi, est que la banque centrale américaine "ne pense pas que plusieurs hausses (des taux) dans les prochains mois feront vaciller l'économie", alors que le président de la
FED, Kevin Warsh, a déclaré en conférence de presse que l'économie américaine s'était solidifiée depuis la précédente réunion de l'institution.
Avant le communiqué de la
FED, publié en début d'après-midi à Washington, les trois principaux indices de
wall street avaient enregistré des gains, le
nasdaq profitant notamment du rebond du secteur des semiconducteurs.
Des données publiées plus tôt dans la journée montrent que les consommateurs américains ont dépensé plus que prévu en août, en dépit de budgets réduits par la flambée des prix de l'essence et la hausse des prix d'autres produits.
Front supplémentaire à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les bombardements des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran en février dernier, les hostilités entre l'Arabie saoudite et les Houthis du Yémen se sont intensifiées. Ryad a bombardé des villes yéménites tandis que les miliciens alignés sur l'Iran ont lancé missiles et drones contre des villes saoudiennes.
Malgré tout, la hausse des prix du pétrole s'est atténuée ce mercredi à la suite d'informations de presse selon lesquelles l'Arabie saoudite a proposé des cargaisons supplémentaires de brut via Oman, ce qui a apaisé les craintes sur les livraisons.
L'énergie a subi ainsi la plus forte baisse du jour parmi les secteurs majeurs du S&P-500, cédant 3,0%, tandis que les technologies ont enregistré les gains les plus importants.
A noter, côté valeurs,
chevron et
exxon mobil ont terminé dans le rouge, perdant respectivement 2,9% et 3,5%.
Robinhood a chuté de 5,5% après l'échec au Sénat américain d'un vaste projet de loi destiné à réglementer l'industrie des cryptomonnaies.
intel a pris 4,0% après des informations de presse selon lesquelles le groupe sud-coréen SK Hynix l'a contacté pour discuter d'une production de puces aux Etats-Unis.
boeing a perdu 3,7% après que le directeur général de l'avionneur a déclaré que la stabilisation de la production mensuelle d'appareils 737 MAX prenait "plus de temps que prévu".
Aujourd`hui sur les marches
Banque d'Angleterre,
Inflation en zone euro, immobilier américain : ce que les marchés vont surveiller jeudi
La Banque d'Angleterre devrait laisser son taux directeur inchangé à 3,75 %, selon le
Consensus, mais la hausse des coûts du pétrole et du gaz complique sensiblement son équation. Le détail de
l'inflation d'août en zone permettra de mesurer ce qui relève réellement du choc énergétique, avant une salve de statistiques américaines dans l'après-midi relatives à l'emploi, l'industrie et au marché immobilier.
Les banques centrales se succèdent cette semaine. Au lendemain de la décision de la
FED, les marchés auront droit à la Banque d'Angleterre. L'institution qui régit la
Politique monétaire du Royaume-Uni devrait maintenir son taux directeur à 3,75 % à 13 heures, mais le renchérissement de l'énergie complique les débats. Le comité était déjà divisé lors de sa précédente réunion, avec six membres favorables au statu quo et trois à une hausse (Huw Pill, Megan Greene et Catherine Mann), et Bloomberg Economics s'attend à retrouver le même rapport de forces. Même sans relèvement immédiat, le message pourrait donc se durcir : si le choc énergétique continue d'alimenter
l'inflation, une nouvelle hausse du coût du crédit avant la fin de l'année ne peut plus être écartée.
« Nous prévoyons que la majorité du Comité se rangera du côté des arguments en faveur du maintien des taux inchangés à savoir l'absence de signes d'effets de second tour à ce jour, une stabilité générale des anticipations salariales et d'
Inflation et la contribution de la hausse des rendements obligataires au resserrement monétaire. Toutefois, les prix de l'énergie et la montée des anticipations de hausses de taux de la part des autres grandes banques centrales risquent d'inciter le Comité à la prudence », écrivent les économistes d'UBS.