wall street termine en hausse après l'accord USA-Iran, le pétrole baisse
La Bourse de New York a fini en hausse lundi, le
Dow Jones touchant un record, après que les Etats-Unis et l'Iran ont conclu un protocole d'accord pour mettre fin à leur conflit et permettant la réouverture du détroit d'Ormuz, menant à une baisse des craintes inflationnistes alors que les prix du pétrole baissaient.
L'indice
Dow Jones a gagné 0,92% à 51.671,03 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 1,65% à 7.554,29 points. Le
nasdaq Composite a avancé de 3,07% à 26.683,941 points.
L'accord-cadre, qui doit être formellement promulgué à Genève, en Suisse vendredi, ne règle pas dans l'immédiat la question du nucléaire iranien et les incertitudes règnent sur le volet libanais du conflit.
Pour autant, les prix du pétrole ont baissé de 4,9% touchant un plus bas depuis
mars, les valeurs de l'aérien s'envolant à l'inverse des valeurs pétrolières, qui chutent.
"Les marchés sont en hausse grâce à un rebond classique lié au soulagement. L'accord entre les États-Unis et l'Iran fait chuter le prix du pétrole. Cela apaise les craintes inflationnistes et incite les investisseurs à se tourner à nouveau vers les actifs risqués, comme les valeurs technologiques", a déclaré Gene Goldman, directeur des investissements chez Cetera Investment Management, à El Segundo, en Californie.
La réouverture du détroit d'Ormuz et la baisse des prix du brut relancent les espoirs d'une
Politique monétaire plus accommodante de la Réserve fédérale (
FED).
Les opérateurs s'attendent toutefois à ce que la
FED maintienne ses taux d'intérêt inchangés cette semaine, à l'issue de la première réunion de
Politique monétaire du nouveau président Kevin Warsh, mardi et mercredi.
Aux valeurs, SpaceX a terminé en hausse de 19,6% après avoir bondi de 20% vendredi, sa première journée de cotation au
nasdaq.
Les investisseurs ont été rassurés par les débuts en fanfare sur l'indice phare du
nasdaq de SpaceX.
Les actions des compagnies aériennes, sensibles aux fluctuations des prix du pétrole, ont profité de la baisse des cours du brut à la suite de l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran visant à rouvrir le détroit d'Ormuz.
United Airlines a gagné 3,9% tout comme Norwegian Cruise (3,7%) et Carnival Corp (3,2%).
Aujourd`hui sur les marches
De la Chine au moral des investisseurs allemands, les repères de la Bourse ce mardi
Entre la consommation chinoise, les taux d'intérêt japonais et australiens, et les indices
zew, la journée s'annonce riche en indicateurs pour les investisseurs.
Chine : Le casse-tête de la demande intérieure
Les investisseurs surveillent de près la publication des indicateurs économiques chinois du mois de mai.
Le diagnostic : Si l'appareil productif tourne à plein régime grâce à des exportations solides, le moteur interne de l'économie est grippé.
Le point de vigilance : Les ventes au détail sont attendues quasi stagnantes. Les analystes cherchent à savoir si les récentes mesures de relance de Pékin commencent à porter leurs fruits ou si les consommateurs chinois restent prudents face à la crise immobilière persistante.
Japon : Un resserrement monétaire historique sous haute tension
La Banque du Japon (BoJ) s'apprête à acter un tournant important, mais l'attention est totalement détournée par des raisons médicales.
La décision attendue : Une hausse de taux de 25 points de base, portant le taux directeur à 1 %. Ce mouvement vise à normaliser la
Politique monétaire face à une
Inflation qui s'installe.
Le facteur d'incertitude : Hospitalisé pour une infection kystique hépatique, le gouverneur Kazuo Ueda ne votera pas et ne s'exprimera pas de vive voix.
Le risque de marché : Le marché des changes (le
yen) et les obligations d'État sont très sensibles aux subtilités de langage de la BoJ. En l'absence de Kazuo Ueda, la conférence de presse menée par le vice-gouverneur Shinichi Uchida pourrait générer de la
volatilité si les opérateurs peinent à décoder les futures intentions de l'institution.
Australie : La trajectoire de la RBA
En parallèle des annonces asiatiques, la Banque de réserve d'Australie (RBA) doit également rendre sa décision de
Politique monétaire. Le marché cherche à savoir si les pressions inflationnistes locales pousseront l'institution à maintenir une posture stricte (
Hawkish) ou si un assouplissement se profile pour la seconde moitié de 2026.
Allemagne : Le baromètre du moral européen
En fin de matinée, l'attention se tournera vers l'Europe avec la publication des indices
zew en Allemagne.
L'enjeu : Cet indicateur mesure le sentiment des analystes financiers et des investisseurs institutionnels.
L'impact : Un indice supérieur aux attentes validerait la reprise progressive de la première économie de la zone euro, offrant un soutien à la monnaie unique (l'euro) et aux indices boursiers européens comme le
cac 40 et le DAX.