wall street termine en hausse, portée par l'IA et malgré le flou en Iran
Le
Dow Jones gagne 0,09%Le S&P-500 0,26%Le
nasdaq 0,42%
- La Bourse de New York a fini en hausse lundi, portée par la présentation d'une nouvelle puce promettant d'intégrer directement des capacités d'intelligence artificielle (IA) dans les ordinateurs personnels et malgré le flou concernant les négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran.
Le président américain Donald Trump a déclaré que les discussions avec l'Iran se poursuivaient, bien que l'agence de presse iranienne ait annoncé que Téhéran suspendait ses négociations indirectes avec Washington après une nouvelle vague de frappes, menaçant de faire échouer les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre.
L'intensification des hostilités a fait grimper les prix du pétrole, tout en alimentant les inquiétudes quant au risque qu'un conflit prolongé entraîne une
Inflation plus élevée et durable.
" On ne sait pas vraiment où en sont les choses", a déclaré Thomas Martin, gestionnaire de portefeuille senior chez Globalt à Atlanta. “ Le marché semble penser qu'un accord finira par être trouvé, mais nous ne disposons pas d'informations très solides, notamment sur ce que veulent réellement les Iraniens et sur les concessions que Trump est prêt à accepter."
Les actions ont accentué leurs gains après que Donald Trump, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'aucune troupe israélienne n'entrerait à Beyrouth.
Nvidia a grimpé de 6,26% après avoir dévoilé une nouvelle puce intégrant directement des capacités d'IA dans les ordinateurs personnels.
Cette puce est le fruit d'un partenariat de trois ans avec
microsoft visant à "réinventer le PC" à l'ère de l'IA, a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia. L'action
microsoft a pour sa part gagné 2,28%.
La réaction dans le secteur des semi-conducteurs a été mitigée. Qualcomm a chuté de 8,78%, tandis qu'
intel a reculé de 4,67%. Les actions de Micron ont par ailleurs franchi pour la première fois le seuil des 1.000 dollars, en hausse de 6,64%.
L'indice Philadelphia Semiconductor a progressé de 1,06%.
Côté
Macroéconomie, l'activité manufacturière américaine a progressé en mai pour le cinquième mois consécutif, les industriels naviguant entre droits de douane et tensions géopolitiques.
Les investisseurs s'intéresseront au rapport sur l'emploi de vendredi avant la première réunion de
Politique monétaire de Kevin Warsh en tant que président de la Réserve fédérale américaine, ce mois-ci, dans un contexte de craintes d'
Inflation liée au conflit avec l'Iran.
Parmi les autres valeurs en vue, les actions des sociétés de logiciels ont rebondi après les fortes ventes observées en début d'année liées aux inquiétudes concernant l'essor de l'IA.
ServiceNow et
ibm ont progressé respectivement de 9,24% et 7,60% et l'indice des services logiciels a gagné 4,28%.
"Dans le secteur des logiciels, des entreprises qui n'allaient pas très bien se comportent désormais mieux aujourd'hui", a souligné Thomas Martin. "Une partie de ce mouvement est attribué aux commentaires de Nvidia selon lesquels le logiciel fait partie de la solution ; le marché revient donc vers (ces valeurs)."
Cadence Design Systems a gagné 10,46% après avoir lancé un agent d'IA pour la conception de puces alimenté par Nvidia.
Les résultats de Broadcom, attendus mercredi, seront surveillés de près après les solides performances de
dell , publiées la semaine dernière, qui ont signalé une forte demande en serveurs d'IA.
Aujourd`hui sur les marches
l'inflation en zone euro sous surveillance ce mardi
La hausse de l'indice des prix à la consommation s'accélère avec le conflit au Moyen-Orient.
l'inflation pourrait dépasser les 3% sur un an, selon les prévisions du marché. Avec des prix éloignés de l'objectif de 2 %, la
BCE pourrait durcir sa
Politique monétaire dès sa prochaine réunion.
Zone Euro : Une
Inflation tenace face au choc géopolitique
L'accélération de
l'inflation en mai (3,2 % attendus contre 3,0 % en avril) modifie la donne pour la Banque centrale européenne (
BCE).
Le choc énergétique : Le conflit au Moyen-Orient provoque des tensions immédiates sur les approvisionnements en pétrole. Les analystes de Bloomberg Economics estiment que la répercussion sur les factures d'énergie des ménages va ajouter 0,1 point au chiffre global. Le risque principal réside dans une transmission plus rapide que prévu des coûts du brut aux autres secteurs.
La pression des services :
l'inflation ne provient pas uniquement de l'énergie. Le secteur du tourisme et des voyages est en surchauffe, ajoutant également 0,1 point à l'indice général et à l'indice
sous-jacent (qui exclut l'énergie et l'alimentation).
La réaction de la
BCE :
l'inflation sous-jacente accélère à 2,4 % (+0,2 point). L'éloignement de la cible des 2 % pousse la
BCE à durcir le ton. Une hausse des taux d'intérêt de 25 points de base semble acquise pour la réunion de juin, alors que le marché espérait initialement un statu quo ou une détente.
États-Unis : Un marché du travail qui résiste
Outre-Atlantique, l'attention se porte sur le rapport JOLTS (Job Openings and Labor Turnover Survey) du mois d'avril.
Une quasi-stabilité : Les prévisions tablent sur 6,857 millions d'offres d'emploi, contre 6,866 millions en
mars. Ce léger recul confirme la stabilisation progressive du marché du travail américain.
Des données fiables : Les indicateurs privés hebdomadaires (provenant des plateformes Linkup et Indeed) confirment cette
tendance. Un marché du travail qui reste solide mais sans surchauffe excessive offre une marge de manœuvre à la Réserve fédérale (
FED) pour maintenir ses taux élevés sans asphyxier l'économie.
Réactions attendues sur les marchés financiers
Obligations : Les rendements des obligations d'État européennes (notamment le Bund allemand) risquent de tendre à la hausse en réaction à la perspective d'une
BCE plus stricte.
Devises : La perspective d'une hausse des taux de la
BCE soutient mécaniquement l'euro face au dollar (EUR/USD) à court terme.
Actions : Les indices boursiers européens (
cac 40, DAX) pourraient ouvrir sous pression, les investisseurs redoutant l'impact de taux d'intérêt plus élevés sur les valorisations des entreprises.