Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
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lolo
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Hello,
Intéressant comme discussion.
Benoist tu conseilles quoi comme ouvrage pour enrichir ma culture en économie (assez proche du débutant) et ne l'ayant pas étudié à l'école ...
Merci
Intéressant comme discussion.
Benoist tu conseilles quoi comme ouvrage pour enrichir ma culture en économie (assez proche du débutant) et ne l'ayant pas étudié à l'école ...
Merci
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kero
- Compagnon Jedi
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- Enregistré le : 22 juil. 2015 09:08
Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Je vais redire ici ce que j'ai dit sur un autre forum. Ça rejoint sensiblement les remarques de Benoist.
L'équation est relativement simple.
Aujourd'hui, la France a une dette qui est d'environ 2200 milliards d'euros. La charge de la dette (ce qu'on paie annuellement en intérêt de la dette) est de 40 milliards d'euros. Soit plus de la moitié de ce que coûte l'éducation nationale. Chaque année cette dette s'accroît de 3% du pib. En clair, on vit à crédit, et si on ne redresse pas les choses rapidement, un jour on ne pourra tout simplement plus emprunter sur les marchés financiers (non, parce que au passage, sans les méchants financiers, aujourd'hui, l'État français serait simplement à l'arrêt, hein). C'est ce qu'on appelle la Banqueroute.
D'autre part, l'économie française souffre d'un très gros problème de compétotovité, entre autres à cause d'une fiscalité plus lourde qu'ailleurs (en Europe), entre autres aussi en raison de charges sociales excessives. Maintenant, aussi longtemps qu'il coûtera moins cher de fabriquer des vêtements en Chine ou des laves-linges en Pologne, les vêtements seront fabriqués en Chine, et les laves-linges en Pologne. C'est aussi simple que ça. Ce qui au passage est une bonne nouvelle pour les Polonais ou les Chinois, qui ont vu leur pouvoir d'achat augmenter fortement depuis quelques années. Ce qui, au passage, profite aussi à tous les communistes/mélenchonistes/zadistes divers, qui portent des vêtements "Made in Malaysia" et utilisent des téléphones coréens ou américains fabriqués par des gamins en Chine. J'incite tous les indignés de ce fil à aller jeter un coup d'oeil à la provenance de tout ce qu'ils utilisent.
Voilà, ce sont là deux réalités qui ne se régleront pas par de simples incantations du genre "il faut taxer les plus riches". N'en déplaise aux révolutionnaires de bac à sable dont les solutions simplistes - pour humanistes qu'elles soient - sont aussi pertinentes que les propositions de Marine Le Pen à propos des migrants ou de l'euro.
Seule solution: redresser les comptes publiques et faire en sorte de relancer la machine économique française. C'est le programme de Macron, et le seul réaliste.
L'équation est relativement simple.
Aujourd'hui, la France a une dette qui est d'environ 2200 milliards d'euros. La charge de la dette (ce qu'on paie annuellement en intérêt de la dette) est de 40 milliards d'euros. Soit plus de la moitié de ce que coûte l'éducation nationale. Chaque année cette dette s'accroît de 3% du pib. En clair, on vit à crédit, et si on ne redresse pas les choses rapidement, un jour on ne pourra tout simplement plus emprunter sur les marchés financiers (non, parce que au passage, sans les méchants financiers, aujourd'hui, l'État français serait simplement à l'arrêt, hein). C'est ce qu'on appelle la Banqueroute.
D'autre part, l'économie française souffre d'un très gros problème de compétotovité, entre autres à cause d'une fiscalité plus lourde qu'ailleurs (en Europe), entre autres aussi en raison de charges sociales excessives. Maintenant, aussi longtemps qu'il coûtera moins cher de fabriquer des vêtements en Chine ou des laves-linges en Pologne, les vêtements seront fabriqués en Chine, et les laves-linges en Pologne. C'est aussi simple que ça. Ce qui au passage est une bonne nouvelle pour les Polonais ou les Chinois, qui ont vu leur pouvoir d'achat augmenter fortement depuis quelques années. Ce qui, au passage, profite aussi à tous les communistes/mélenchonistes/zadistes divers, qui portent des vêtements "Made in Malaysia" et utilisent des téléphones coréens ou américains fabriqués par des gamins en Chine. J'incite tous les indignés de ce fil à aller jeter un coup d'oeil à la provenance de tout ce qu'ils utilisent.
Voilà, ce sont là deux réalités qui ne se régleront pas par de simples incantations du genre "il faut taxer les plus riches". N'en déplaise aux révolutionnaires de bac à sable dont les solutions simplistes - pour humanistes qu'elles soient - sont aussi pertinentes que les propositions de Marine Le Pen à propos des migrants ou de l'euro.
Seule solution: redresser les comptes publiques et faire en sorte de relancer la machine économique française. C'est le programme de Macron, et le seul réaliste.
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Renaud75
- Ewok
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
et si on rétablissait la vérité ?
Baisse de l'impôt sur les entreprises françaises (les plus taxées au monde) repoussée ad vitam. Personne n'en parle ?
Taxation du livret A, un hoax du JDD pour gagner de l'argent.
Baisse de l'impôt sur les entreprises françaises (les plus taxées au monde) repoussée ad vitam. Personne n'en parle ?
Taxation du livret A, un hoax du JDD pour gagner de l'argent.
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beni
- Compagnon Jedi
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- Enregistré le : 11 juil. 2012 18:31
Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Hello,lolo a écrit :Hello,
Benoist tu conseilles quoi comme ouvrage pour enrichir ma culture en économie (assez proche du débutant) et ne l'ayant pas étudié à l'école ...
Étant "adepte" d'une approche biophysique de l’économie je peux te conseiller
"Les limites de la croissance"
https://www.amazon.fr/Limites-croissance-dans-monde-fini/dp/291777035X
et
"Or noir "
https://www.amazon.fr/noir-Matthieu-AUZANNEAU/dp/2707167010
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takapoto
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Bonne nouvelle !
Cette file a finalement servi à quelque chose
Spoiler:
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Benoist Rousseau
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Tu achètes un dictionnaire d'histoire économique tu auras absolument tout toute la base. C'est ce que l'on conseille aux lycéens en section économique et ensuite aux étudiants en économie. Tu ne trouveras pas mieux.
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sobear
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Bien joué Takapoto !
Bon, maintenant on t'attends pour que les pv sortent de l'irpp et soient taxés comme promis à 30% tout compris
Bon, maintenant on t'attends pour que les pv sortent de l'irpp et soient taxés comme promis à 30% tout compris
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takapoto
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Je cherche derrière quel pseudo se cache Macron...
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chad
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Amarantine
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Après tout, sait-on jamais.... Ce serait pour eux la meilleure façon d'écouter le peuple.
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Benoist Rousseau
- Trader Futures / CME Member
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
on a le proxy de l'Elysée, assemblée nationale et sénat qui nous visite tous les jours (sic) Après cela peut-être un fonctionnaire de catégorie C désoeuvré, on ne le saura jamais 
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Burzum
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
oui un huissier de l'assemblée qui entre deux séances, passe son temps à trader à 1000 € le point avec les enveloppes des députés 
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chad
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
je ne sais pas si andlil est représentatif du "peuple"
lol Burz
lol Burz
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Burzum
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
non je ne pense pas Chad.
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chad
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
après y a quand meme un peu de tout ici
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Amarantine
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Dites donc, Bryan Scalp ne nous a pas dit que sa femme était huissier?.... hummmm!Burzum a écrit :oui un huissier
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Amarantine
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Sans doute les seuls à ne jamais être désoeuvrés.Benoist a écrit :Après cela peut-être un fonctionnaire de catégorie C désoeuvré
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Benoist Rousseau
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
tu as raison Amarantine
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Euraed
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- Enregistré le : 19 juin 2016 19:52
Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Bonjour,
Une citation de Jean Tirole (français, Toulouse school lof economics), prix nobel d'éco en 2014
« Ce dont je suis certain, c’est qu’on a les politiques économiques que l’on mérite et que sans culture économique du grand public, faire les bons choix peut requérir beaucoup de courage politique. Les politiques hésitent en effet à adopter des politiques impopulaires, car ils craignent la sanction électorale qui pourrait s’ensuivre. En conséquence, une bonne compréhension des mécanismes économiques est un bien public. »
Oui, autrefois la spoliation de ce que l'on nommait le tiers-monde était l'une des sources de richesse des pays occidentaux. Elle s'est beaucoup tarie, du moins sous sa forme la plus vulgaire et brutale, la colonisation.
Néanmoins, bonne et mauvaise nouvelle, selon la perspective, elle est toujours à l'oeuvre, certes moins visible et plus mobile à l'échelle de décennies.
Pour exemple, les approvisionnements textiles se sont déplacés de la France, vers des pays quasi limitrophes tels que la Tunisie, qui ensuite ont du la céder à moins-disant tel qu'en Chine qui à son tour a perdu sa compétotovité face aux dragons asiatiques puis au Pakistan, Bangladesh, Vietnam...
A chaque départ de cycle, il y a transfert de richesse accompagné de mutations et d'interrogations économico-sociales profondes. On connaît quelques unes des voies pour lutter contre cette évolution mortifère des donateurs initiaux, que l'on peut résumer par "être meilleur", immense programme de compétotoon qui affecte toutes les dimensions d'une société.
On parle, entre autres, de l'éducation, socle fondamental, mais dont les effets se mesurent sur 20 ans, d'attractivité du territoire pour les hommes et les capitaux etc qui renvoient eux mêmes à de multiples aspects tels que les infra-structures, la santé, la sécurité, l'équilibre sociétal...
Lorsque je regarde tout ceci, depuis longtemps, par ma toute petite lorgnette d'entrepreneur à l'international, j'ai une forme de vertige d'impuissance. Et pourtant je suis considéré au sein de notre groupe comme l'un des très rares faiseurs à succès.
Je suis inquiet devant de multiples phénomènes et évolutions. Notamment lorsque je regarde les enfants, ados ou étudiants de mon entourage.
La notion des 1% développée par certains ci-dessus (quel que soit le %, il est faible) est réelle, je la perçois comme quasi-inéluctable, partout où je vais.
En France, je vois autour de moi des déchéances sociales futures, d'enfants qui ne parviendront pas au niveau de confort de leurs parents, même si celui-ci est aujourd'hui considéré comme modeste.
Selon ma compréhension des nécessités, il y avait une mesure qui me paraissait absolument indispensable, promise par Macron et Fillon, aux effets de long terme, mais dont les premiers bénéfices auraient déjà pu se manifester dans les deux ans, c'était l'attractivité du territoire pour les capitaux.
En effet depuis le président Hollande les investissements financiers sont taxés au double de ce qui se pratique partout ailleurs dans les grands pays européens.
Or les stats sont très claires, l'investissement en France est à un niveau dangereusement bas.
La promesse de défaire simplement ce que Hollande avait construit par idéologisme, taxation des capitaux alignée sur celle du travail (soit plus de 60% pour les détenteurs de capitaux significatifs), pour la ramener à la médiane européenne de 30% vient de sombrer en étant reportée sine die. Pire, via la CSG cela augmente encore.
Pour moi c'est la très mauvaise nouvelle de ce début de quinquennat. Elle m'atterre car je ne comprends pas comment notre pays pourrait espérer développer son économie sans investissements substantiels.
A côté de cela, l'histoire de la taxe d'habitation est une broutille électoraliste et la réforme du code du travail, bien que nécessaire, aura une portée assez réduite alors qu'elle sera considérablement plus difficile à mettre en oeuvre.
Et pour moi la question n'est pas du tout de savoir ou de rechercher qui en profiterait le plus (les 1%...) mais s'il y a croissance du bien commun.
Et l'abrogation de la flat tax est un énorme coup de pelle sur la tête de l'économie française, et le pire c'est que cela produira des effets "invisibles" au quotidien mais destructeurs sur le moyen terme avec une poursuite du déclin, car, je répète ce qui me paraît être un truisme,on ne peut pas développer sans investissement donc sans croissance des capitaux.
Travaillant dans un groupe allemand, où l'investissement tous azimuths (Machines, process, méthodes, hommes) est d'origine quasi génétique, je suis sidéré par une telle faute professionnelle du gouvernement Macron, au delà de la perte de crédibilité des promesses non tenues.
Une citation de Jean Tirole (français, Toulouse school lof economics), prix nobel d'éco en 2014
« Ce dont je suis certain, c’est qu’on a les politiques économiques que l’on mérite et que sans culture économique du grand public, faire les bons choix peut requérir beaucoup de courage politique. Les politiques hésitent en effet à adopter des politiques impopulaires, car ils craignent la sanction électorale qui pourrait s’ensuivre. En conséquence, une bonne compréhension des mécanismes économiques est un bien public. »
Oui, autrefois la spoliation de ce que l'on nommait le tiers-monde était l'une des sources de richesse des pays occidentaux. Elle s'est beaucoup tarie, du moins sous sa forme la plus vulgaire et brutale, la colonisation.
Néanmoins, bonne et mauvaise nouvelle, selon la perspective, elle est toujours à l'oeuvre, certes moins visible et plus mobile à l'échelle de décennies.
Pour exemple, les approvisionnements textiles se sont déplacés de la France, vers des pays quasi limitrophes tels que la Tunisie, qui ensuite ont du la céder à moins-disant tel qu'en Chine qui à son tour a perdu sa compétotovité face aux dragons asiatiques puis au Pakistan, Bangladesh, Vietnam...
A chaque départ de cycle, il y a transfert de richesse accompagné de mutations et d'interrogations économico-sociales profondes. On connaît quelques unes des voies pour lutter contre cette évolution mortifère des donateurs initiaux, que l'on peut résumer par "être meilleur", immense programme de compétotoon qui affecte toutes les dimensions d'une société.
On parle, entre autres, de l'éducation, socle fondamental, mais dont les effets se mesurent sur 20 ans, d'attractivité du territoire pour les hommes et les capitaux etc qui renvoient eux mêmes à de multiples aspects tels que les infra-structures, la santé, la sécurité, l'équilibre sociétal...
Lorsque je regarde tout ceci, depuis longtemps, par ma toute petite lorgnette d'entrepreneur à l'international, j'ai une forme de vertige d'impuissance. Et pourtant je suis considéré au sein de notre groupe comme l'un des très rares faiseurs à succès.
Je suis inquiet devant de multiples phénomènes et évolutions. Notamment lorsque je regarde les enfants, ados ou étudiants de mon entourage.
La notion des 1% développée par certains ci-dessus (quel que soit le %, il est faible) est réelle, je la perçois comme quasi-inéluctable, partout où je vais.
En France, je vois autour de moi des déchéances sociales futures, d'enfants qui ne parviendront pas au niveau de confort de leurs parents, même si celui-ci est aujourd'hui considéré comme modeste.
Selon ma compréhension des nécessités, il y avait une mesure qui me paraissait absolument indispensable, promise par Macron et Fillon, aux effets de long terme, mais dont les premiers bénéfices auraient déjà pu se manifester dans les deux ans, c'était l'attractivité du territoire pour les capitaux.
En effet depuis le président Hollande les investissements financiers sont taxés au double de ce qui se pratique partout ailleurs dans les grands pays européens.
Or les stats sont très claires, l'investissement en France est à un niveau dangereusement bas.
La promesse de défaire simplement ce que Hollande avait construit par idéologisme, taxation des capitaux alignée sur celle du travail (soit plus de 60% pour les détenteurs de capitaux significatifs), pour la ramener à la médiane européenne de 30% vient de sombrer en étant reportée sine die. Pire, via la CSG cela augmente encore.
Pour moi c'est la très mauvaise nouvelle de ce début de quinquennat. Elle m'atterre car je ne comprends pas comment notre pays pourrait espérer développer son économie sans investissements substantiels.
A côté de cela, l'histoire de la taxe d'habitation est une broutille électoraliste et la réforme du code du travail, bien que nécessaire, aura une portée assez réduite alors qu'elle sera considérablement plus difficile à mettre en oeuvre.
Et pour moi la question n'est pas du tout de savoir ou de rechercher qui en profiterait le plus (les 1%...) mais s'il y a croissance du bien commun.
Et l'abrogation de la flat tax est un énorme coup de pelle sur la tête de l'économie française, et le pire c'est que cela produira des effets "invisibles" au quotidien mais destructeurs sur le moyen terme avec une poursuite du déclin, car, je répète ce qui me paraît être un truisme,on ne peut pas développer sans investissement donc sans croissance des capitaux.
Travaillant dans un groupe allemand, où l'investissement tous azimuths (Machines, process, méthodes, hommes) est d'origine quasi génétique, je suis sidéré par une telle faute professionnelle du gouvernement Macron, au delà de la perte de crédibilité des promesses non tenues.
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Euraed
- Chevalier Jedi
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Re: Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien
Illustration au sujet de la citation de J Tirole
En Allemagne, dès l'âge de 12 ans, on réalise des études de cas de gestion/ comment gérer un budget, investir, dépenser, épargner etc. L'élève est décideur.
Parfois on est surpris par la maturité des décisions (reflet parental...)
En Allemagne, dès l'âge de 12 ans, on réalise des études de cas de gestion/ comment gérer un budget, investir, dépenser, épargner etc. L'élève est décideur.
Parfois on est surpris par la maturité des décisions (reflet parental...)
