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Les cours du pétrole refluent,
wall street rebondit
Le
Dow Jones gagne 0,98%, le S&P-500 0,86% et le
nasdaq 0,96%. Les prix du baril reculent mais restent au-dessus des $100.
l'inflation conforte le scénario d'un relèvement des taux de la
FED.
La Bourse de New York a retrouvé des couleurs vendredi après trois séances dans le rouge, encouragée par une baisse des cours du pétrole.
Les prix du pétrole ont reflué vendredi, l'Iran ayant annoncé son intention d'organiser lundi une réunion régionale sur la sécurité du détroit d'Ormuz, mais ils affichent une hausse de 9% sur la semaine, résultat d'une nouvelle période de tensions militaires entre Téhéran et Washington.
A 18h25 GMT, le Brent baissait de 2,88% à 104,53 dollars et l'US West Texas Intermediate de 2,85% à 100,25 dollars le baril.
La publication des chiffres de
l'inflation américaine pour le mois d'août, qui a accéléré à +0,4% sur un mois, conforte le sentiment prédominant selon lequel la Réserve fédérale relèvera ses taux lors de la réunion de son comité de
Politique monétaire (Federal Open Market Committee,
FOMC) la semaine prochaine.
"Le sort du
FOMC du 16 septembre apparaît scellé. Plusieurs éléments pourront être instrumentalisés par le
FOMC pour remonter les taux : la forte hausse sur les derniers jours du prix du pétrole, un rapport sur l'emploi d'août meilleur qu'attendu et (..) le fait que
l'inflation soit désormais au-dessus de la cible de 2% pour la cinquième année et demie", écrit dans une note Bastien Drut, analyste chez CPRAM.
Les opérateurs estiment désormais à environ 90% la probabilité d'une hausse d'un quart de point mercredi prochain, contre environ 67% avant la publication des données.
Côté valeurs,
dell et
hewlett packard Enterprise ont grimpé de 12% après les résultats trimestriels supérieurs aux attentes d'
oracle, qui n'en a pas moins cédé du terrain (-1,8%).
Aujourd`hui sur les marches
Un lundi en principe calme pour une semaine sous le thème des banques centrales avec la
FED, la BoE et la BoJ
Le calendrier de lundi sera presque vide, mais le répit sera de courte durée. Une hausse de taux de la
FED mercredi est le scénario privilégié par les marchés, qui enchaîneront avec la Banque d'Angleterre jeudi puis la Banque du Japon vendredi.
Comme très souvent, la séance de lundi manquera cruellement de mordant, car, sur le papier, une seule statistique est programmée. Et elle concerne le Japon et sa production industrielle en juillet. Même si elles ne manqueront pas d'intérêt pour les spécialistes de l'économie nippone, les données n'auront aucune influence pour les marchés européens ou américains.
L'agenda des jours suivants aura en revanche un impact mondial. La décision de
Politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi soir, en voilà un rendez-vous qui réduira au silence tous les autres. Après la publication des chiffres d'
Inflation du mois d'août, les marchés considèrent désormais une hausse de taux comme quasiment acquise, avec une forte probabilité d'un second relèvement avant la fin de l'année.
Le contexte parle pour lui. Le pétrole Brent a repassé les 100 dollars le baril, le diesel américain a atteint un record et
l'inflation ne montre toujours pas de ralentissement pour rassurer la banque centrale. Le président de la
FED, Kevin Warsh, avait prévenu le mois dernier que l'institution aurait « du travail à faire » si elle ne pouvait être convaincue que
l'inflation sous-jacente revenait clairement et assez vite vers l'objectif de 2 %. « La
FED est à la traîne, a déclaré David Rees, responsable des études économiques mondiales chez Schroders. Elle peut soit opter pour une hausse des taux la semaine prochaine et une augmentation maîtrisée des coûts d'emprunt américains à court terme, soit ne rien faire et risquer une hausse incontrôlée des rendements à long terme. »