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wall street digère bien la hausse des taux de la
FED
Le
Dow Jones gagne 0,61%, le S&P-500 1,14% et le
nasdaq 1,69%
La Bourse de New York a fini en hausse jeudi grâce à la baisse des cours du pétrole, au recul des rendements des
bons du trésor américain et à la solidité des chiffres de l'emploi américain.
Au lendemain du repli provoqué par le premier relèvement des taux de la Réserve fédérale depuis plus de trois ans, les trois grands indices ont tous progressé, le
nasdaq menant la danse grâce à un rebond des valeurs technologiques.
"On observe un regain d'intérêt pour des secteurs du marché qui avaient été fortement touchés par l'anticipation de cette hausse des taux de la
FED", explique Robert Pavlik, gérant de portefeuille à Dakota Wealth dans le Connecticut. "Et les investisseurs en profitent pour faire quelques achats à bon compte."
Les cours du brut sont descendus dans la journée à leur plus bas niveau depuis une semaine, avant de regagner du terrain, les craintes de perturbation de l'approvisionnement ayant été temporairement apaisées par des informations faisant état d'un transit de pétrole saoudien via Oman.
L'accélération de
l'inflation engendrée par la guerre au Moyen-Orient a conduit mercredi la
FED à procéder à la première hausse de ses taux directeurs depuis juillet 2023.
"Le marché est quelque peu soulagé par la cohérence de la
FED, dont tous les membres ont voté dans le même sens", commente Ross Mayfield, analyste en stratégie d’investissement chez Baird à Louisville, dans le Kentucky. "Le président de la
FED, Kevin Warsh, a réaffirmé l’indépendance de la
FED."
L’indice de
volatilité du marché du CBOE, souvent qualifié d'"indice de la peur", a atteint son plus bas niveau depuis plus d'une semaine.
Selon l'outil FedWatch du
CME, la probabilité d'une nouvelle hausse des taux de 25 points de base en octobre est évaluée à 53% par les opérateurs, contre 27% il y a une semaine.
Kevin Warsh a déclaré hier lors de sa conférence de presse que l’économie américaine était solide et que le maintien de la stabilité des prix ne devait pas nécessairement nuire au marché de l’emploi, un point de vue corroboré par le rapport hebdomadaire du ministère du Travail sur les demandes d’allocations chômage, qui a montré que les inscriptions avaient chuté à un niveau proche de leurs plus bas niveaux de 1969.
Les valeurs bancaires, sensibles aux taux, se sont stabilisées après leur baisse de la veille. Les extracteurs d'or et d'argent, les semi-conducteurs ont progressé ainsi que les valeurs du BTP après une hausse le mois dernier des mises en chantier de maisons individuelles.
Aujourd`hui sur les marches
Au tour de la Banque du Japon de relever ses taux
La Banque du Japon refermera ce vendredi une semaine déjà copieusement chargée en décisions monétaires après la
FED et la Banque d'Angleterre. Tous les observateurs interrogés par Bloomberg s'attendent à ce qu'elle relève son taux directeur à 1,25 % à l'issue
d'une réunion de deux jours. Il s'agirait de la deuxième hausse en trois mois, soit l'intervalle le plus court entre deux hausses depuis
mars 1990.
Oddo BHF estime que « la pression en faveur d'une nouvelle hausse des taux s'est renforcée cet été », après des interventions du Japon et des Etats-Unis sur le marché des changes pour tenter d'enrayer la chute de la devise. Un nouveau relèvement du coût du
crédit renforcerait ce signal tout en répondant à une autre préoccupation de la banque centrale : des risques inflationnistes qu'elle juge toujours orientés à la hausse.
Le relais passera ensuite aux Etats-Unis à 15h15 avec la production industrielle d'août, attendue en hausse de 0,3 % par le
Consensus, une accélération d'un dixième de point par rapport au mois de juillet. Avant cela, l'Allemagne aura publié ses prix à la production
d'août tôt dans la matinée et le Royaume-Uni ses ventes au détail d'août. En zone euro, la
Balance des paiements sera publiée à 10 heures, puis la production dans la construction de juillet une heure plus tard.