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wall street démarre la nouvelle année dans le désordre, l'attentisme a dominé
- La Bourse de New York a fini vendredi en ordre dispersé une première séance de la nouvelle année volatile, les indices ayant hésité une grande partie des échanges, notamment dans le secteur technologique, sur fond d'attentisme.
L'indice
Dow Jones a avancé de 319,1 points, soit 0,66%, à 48.382,39 points, grâce notamment à
caterpillar (+4,32%) et
boeing (+4,71%), tandis que le secteur de l'industrie a fini sur un gain de 1,88%.
Le S&P-500, plus large, a pris 12,97 points, soit 0,18%, à 6.858,47 points, malgré la pression à la baisse du secteur de la consommation discrétionnaire.
amazon a cédé 1,87%.
Le
nasdaq Composite a abandonné 6,36 points, soit 0,02%, a 23.235,62 points, en dépit d'un rebond du secteur des semi-conducteurs (+4,01%).
Sur l'ensemble de la semaine, les trois grands indices ont affiché une perte respectivement de 0,67%, de 1,03% et de 1,52%, après une série de quatre baisses sur les cinq dernières séances de 2025.
"Lorsque l'on tourne la page en vue d'une nouvelle année et que l'on est gérant de portefeuille, on attend de voir ce qui va se passer, (..) l'atmosphère pour l'année à venir", a expliqué Thomas Martin, gérant de portefeuille chez Globalt.
Cet attentisme s'est observé dans les échanges avec de faibles variations à la hausse ou la baisse, notamment dans la "tech" où l'indice sur le S&P 500 a fortement varié avant de finir quasiment stable (+0,05%).
Les investisseurs ont été sur la défensive alors que les actifs financiers sont proches de leur niveau record. Le S&P 500, le
Dow Jones et le
nasdaq ont terminé 2025 avec des gains à deux chiffres, leur troisième année consécutive dans le vert, une série observée pour la dernière fois entre 2019 et 2021. Le
Dow Jones a enregistré en décembre sa huitième hausse mensuelle consécutive, série la plus longue depuis 2017-2018.
Ce
Rallye s'est fait sur fond d'appétit pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA) malgré les craintes d'une guerre commerciale et des conflits géopolitiques. Le marché attend désormais de nouveaux catalyseurs pour poursuivre son bond en avant et devrait se concentrer sur la
Politique monétaire de la
FED avec la fin prochaine du mandat de Jerome Powell, ainsi que sur les nouvelles données économiques, dont la publication de certaines avait été retardée en raison du "shutdown" de l'administration fédérale. "L'une des choses les plus importantes sera de maintenir l'indépendance de la
FED", a estimé Thomas Martin de Globalt. "Même si les membres les plus récents ont été nommés par (le président américain Donald) Trump et qu'ils sont plus accommodants, ils veulent au moins donner l'impression que la
FED est indépendante, car une fois qu'on perd cela, on est en quelque sorte dans le pétrin", a-t-il ajouté.
La nouvelle année promet également une certaine
volatilité sur le plan géopolitique, avec les élections de mi-mandat au Congrès américain et les négociations en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine, ainsi que les tensions persistantes au Moyen-Orient.
La hausse de l'or en 2025 a été la plus importante depuis 46 ans, tandis que l'argent et le platine ont enregistré leurs plus fortes progressions, sous l'effet d'un cocktail de facteurs comme les baisses de taux directeurs, les crises géopolitiques, les achats massifs des banques centrales et l'afflux de capitaux dans les ETF.
TESLA DANS LE ROUGE
Dans l'actualité des entreprises, Tesla a reculé de 2,59%, le constructeur de véhicules électriques ayant fait état d'une baisse plus importante que prévu de ses livraisons au quatrième trimestre et a enregistré un deuxième repli consécutif de ses ventes annuelles.
Les distributeurs de meubles Wayfair (+6,0%), Williams-Sonoma (+5,16%) et RH (7,91%) ont fini en forte hausse après le report par Donald Trump de l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane dans le secteur.
Sur le marché des changes, le dollar américain a entamé 2026 en reprenant des couleurs (+0,14%) après avoir peiné face à la plupart des devises l'an dernier, les opérateurs se positionnant avant une série de données économiques américaines prévues la semaine prochaine, dont le rapport sur l'emploi.
Dans les obligations, le
rendement des Treasuries à dix ans prenait à la clôture 3,8 points de base, à 4,1907%, alors que 2025 a marqué la première année depuis 2020 au cours de laquelle il a accusé une baisse en rythme annuel.
Les cours pétroliers sont encore en repli pour le premier jour de cotation de 2026 après avoir enregistré en 2025 leur plus forte perte annuelle depuis 2020. Les investisseurs évaluent la perspective d'une surproduction face aux risques géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine et les exportations vénézuéliennes. Des sources ont en outre rapporté que l'Opep+ devrait maintenir sa production malgré les tensions autour du Yémen. Le Brent perdait 0,18% à 60,74 dollars le baril et le
wti 0,24% à 57,28 dollars le baril.
Aujourd`hui sur les marches
Une semaine en pente douce en Bourse avant le test de l'emploi américain
Les marchés reprennent doucement après les fêtes, avec en ligne de mire le rapport sur l'emploi américain de décembre, prévu vendredi. D'ici là, les indices d'activité animeront la semaine.
Après quinze jours de
volumes clairsemés et d'agendas allégés, les investisseurs vont reprendre leurs marques cette semaine. Rien de spectaculaire au programme ce lundi, mais quelques balises utiles pour jauger l'état de l'économie mondiale… en attendant mieux.
La séance débutera bien avant l'ouverture européenne avec la Chine. L'indicePMI RatingDog des services de décembre sera tombé dans la nuit. A 16 heures, les Etats-Unis prendront le relais avec l'indice ISM manufacturier pour le même mois. Côté entreprises, la foncière Argan publiera son chiffre d'affaires annuel.
A partir de mardi, le tempo s'accélèrera légèrement. Les indices d'activité dans les services tomberont en cascade en France, en Allemagne puis en zone euro puis. Le lendemain, la première estimation de
l'inflation en zone euro sera l'un des points de passage obligés, avant une salve de statistiques américaines : créations d'emplois par le cabinet ADP, commandes industrielles et ISM des services.
Vendredi, le vrai rendez-vous
Le point d'orgue de la semaine reste le rapport officiel sur l'emploi américain de décembre, attendu vendredi à 14h30. Le
Consensus Bloomberg table sur 55.000 créations de postes, un chiffre modeste mais cohérent avec le ralentissement progressif observé ces derniers mois.
Le précédent rapport, celui de novembre, avait laissé un goût mitigé. Les créations d'emplois avaient certes dépassé les attentes, mais octobre s'était révélé particulièrement faible et le taux de chômage avait grimpé à 4,6 %, son plus haut niveau depuis quatre ans. Dans un contexte où les investisseurs tentent de se faire une idée plus claire du tempo que pourra adopter la
FED pour les mois à venir, les chiffres de vendredi serviront de premier repère pour les marchés en ce début d'année