wall street recule avec les doutes sur un apaisement au Moyen-Orient
Le
Dow Jones perd 0,34%, le S&P-500 0,32% et le
nasdaq 0,60% L'Iran exige que les Etats-Unis acceptent ses conditions
amazon et Alphabet pèsent aussi sur la
tendance
La Bourse de New York a fini en baisse mardi en raison des doutes croissants sur l'imminence d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran permettant notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, tandis qu'
amazon et Alphabet ont aussi pesé sur la
tendance.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,34%, ou 184,13 points, à 53.791,85 points.
Le
Standard & Poor's 500, plus large, a perdu 24,91 points, soit 0,32% à 7.728,20 points.
Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de 159,91 points, soit 0,60% à 26.445,446 points.
Le secrétaire nouvellement nommé du conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, proche allié du guide suprême Mojtaba Khamenei, a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz, essentiel au commerce mondial du pétrole et du gaz, resterait fermé tant que les Etats-Unis n'accepteraient pas les conditions de l'Iran et ne changeraient pas d'attitude.
Ces déclarations ont contribué à soutenir les cours du pétrole. Le baril de Brent évolue près d'un pic d'une semaine et se rapproche des 90 dollars alors que sont attendus ces deux prochains jours aux Etats-Unis les indicateurs d'
Inflation sur les prix à la consommation et les prix à la production susceptibles de peser sur la prochaine décision de
Politique monétaire de la Réserve fédérale en septembre.
Les reculs d'
amazon (-2,09%) et Alphabet (-3,84%), poids lourds de la cote, ont aussi contribué à faire baisser le S&P-500 et le
nasdaq.
Les gestionnaires d'actifs ont en revanche brillé, tels Apollo Global (+6,26%) et Blackstone (+3,89%), qui font partie des institutions financières ayant récemment conclu un accord avec Nvidia (-0,02%) pour tenter de mobiliser plus de 500 milliards de dollars pour le secteur de l'intelligence artificielle.
Aujourd`hui sur les marches
l'inflation américaine, le « market mover » de cette semaine en Bourse
L'indice américain des prix à la consommation devrait poursuivre le reflux observé en juin mais les marchés, nerveux, pourraient réagir fortement en cas de mauvaise surprise.
Le chiffre le plus attendu de la semaine tombera ce mercredi avec les prix à la consommation américains de juillet, à 14h30, et le scénario de Bloomberg est plutôt rassurant. Le
Consensus établi par l'agence spécialisée dans l'information économique et financière donne un léger ralentissement de
l'inflation globale à 3,4 % sur un an, aidée notamment par la baisse de l'essence. L'indice de base reviendrait à 2,5 %, le rythme de février, avant le début du conflit au Moyen-Orient, avec encore un peu de détente dans les tuyaux pour août et septembre selon les économistes de Bloomberg. Si cette trajectoire se confirme, elle pourrait soulager la pression sur les épaules des responsables de la Réserve fédérale.
« La communication désormais volontairement restreinte de Kevin Warsh sur les intentions de la
FED va rendre les marchés encore plus 'data dependent', c'est-à-dire dépendants des données économiques (
Inflation et emploi), au risque d'amplifier ses réactions si les chiffres publiés sont éloignés du
Consensus… », a écrit en début de semaine Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés chez
ig.
Après la clôture américaine,
cisco devra surtout convaincre. Bloomberg Intelligence juge que les résultats du quatrième trimestre fiscal passeront presque au second plan derrière les perspectives 2027, avec une barre déjà haute sur les ventes et un marché qui attend une croissance toujours solide de l'IA.
cisco devrait au minimum réaffirmer son objectif d'environ 6 milliards de dollars de revenus liés à l'intelligence artificielle, soutenus par les équipements optiques, les réseaux cloud et la modernisation des
Infrastructures de centres de données, même si les contraintes sur certains composants peuvent limiter l'accélération.