La Bourse de New York a fini en nette baisse vendredi, affectée par les tensions géopolitiques alors que la guerre en Iran est sur le point d'entrer dans sa quatrième semaine sans perspective d'une fin proche, tandis que les investisseurs sont restés dans le flou concernant l'évolution de la politique de la Réserve fédérale américaine (
FED).
l'indice
Dow Jones a cédé 0,96 a 45.577,47. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,51%, à 6.506,48 points. Le
nasdaq Composite a de son côté reculé de 443,08 points (-2,0%) à 21.647,61 points.
Les trois grands indices américains ont ainsi accusé une quatrième semaine consécutive dans le rouge et se situaient en dessous de leur
moyenne mobile à 200 jours, un indicateur technique reflétant la dynamique à long terme.
Ce vendredi était par ailleurs une séance dite des "
trois sorcières", soit l'expiration simultanée des contrats dérivés liés aux actions, des options sur indices et des contrats à terme, ce qui a naturellement accru la
volatilité.
L'indice
vix, baromètre de la peur, a grimpé en séance plus de 15%, à près de 28 points, tandis que dix des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le rouge.
Le secteur de l'énergie s'est logiquement distingué avec un gain, treizième hausse hebdomadaire d'affilée, alors que les événements géopolitiques au Venezuela et au Moyen-Orient ont dominé la majeure partie du premier trimestre.
Le Brent, qui a gagné environ 7% sur la semaine, progressait vendredi de 2,82% à 111,65 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate,
wti) avançait de 2,78% à 98,32 dollars.
De nombreux éléments ont favorisé
l'aversion au risque puisque la semaine a été marquée par des décisions de
Politique monétaire alors que les grands banquiers centraux dans le monde doivent composer avec une flambée des prix de l'énergie et la crainte grandissante d'une résurgence de
l'inflation, ce qui a assombri les perspectives pour les investisseurs.
TENSIONS DANS L'OBLIGATAIRE
Concernant l'actualité géopolitique, l'armée américaine va déployer au Moyen-Orient un groupe d'assaut amphibie avec des milliers de Marines à bord, ont déclaré trois responsables américains à Reuters vendredi.
Parallèlement, les Etats-Unis cherchent toujours des solutions pour rouvrir le détroit d'Ormuz alors que les prix du pétrole ont augmenté d'environ 50% depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février, provoquant des tensions dans l'obligataire avec le risque que la
FED soit contrainte d'observer une longue pause dans ses taux directeurs, voire de les relever.
Le
rendement des Treasuries à dix ans bondissait vendredi près de 11 points de base, à 4,39%, enregistrant une troisième hausse hebdomadaire consécutive. Le deux ans prenait 6,1 points, à 3,89%, et le 30 ans a lui touché en séance un pic depuis septembre, à 4,96%.
Selon le baromètre FedWatch de
CME Group, les traders ont repoussé leurs anticipations d'une baisse des taux directeurs de la
FED à fin 2027, la probabilité d'une hausse des coûts d'emprunt d'ici fin 2026 s'élevant désormais à environ 40%.
Au change, le dollar s'est renforcé, de 0,43% face à un panier de devises de référence, mais le billet vert a accusé sur l'ensemble de la semaine un repli d'environ 0,85%, le plus important depuis fin janvier.
Aux valeurs, Super Micro Computer a plongé de 33,32% après que trois personnes associées au fabricant de serveurs destinés à l'intelligence artificielle ont été accusées d'avoir fait passer en contrebande au moins 2,5 milliards de dollars de technologie d'IA vers la Chine.
dell, un de ses concurrents, a pris 1,02%.
FedEx, considéré comme un baromètre de l'activité commerciale, a grappillé 0,89% après avoir publié des prévisions optimistes. Son rival United Parcel Service a reflué de 0,64%.
Aujourd`hui sur les marches
Quelques données économiques pour débuter la semaine
Le programme de ce lundi se concentre sur deux chiffres qui seront publiés de part et d'autre de l'Atlantique. Les annonces restent décalées d'une heure pour une semaine encore. Quelques valeurs moyennes par ailleurs à signaler à l'agenda du jour.
Les investisseurs auront peu de choses à se mettre sous la dent en ce début de semaine, tout du moins sur le papier. L'agenda de ce lundi est plutôt clairsemé, avec un seul rendez-vous aux Etats-Unis et un autre de ce côté-ci de l'Atlantique. Ce sera plus précisément dans l'après-midi, avec l'indice national d'activité de la Réserve fédérale de Chicago pour le mois de février, à 13h30, puis l'indice de confiance des consommateurs dans la zone euro au titre du mois de
mars, à 16 heures.
Durant le reste de la semaine, on prendra notamment connaissance des indices PMI instantanés des directeurs d'achats dans l'industrie et les services pour le mois de février un peu partout dans le monde, puis vendredi de l'indicateur de confiance du consommateur américain selon l'Université du Michigan pour le mois de
mars, avec sa composante d'anticipation d'
Inflation. La Banque de Norvège sera la dernière des grandes banques centrales à rendre sa décision de
Politique monétaire.
A noter que, pour une dernière semaine et avant le passage à l'heure d'été en Europe, toutes les statistiques américaines ainsi que les horaires de cotation à
wall street seront encore décalés d'une heure. La Bourse de New York ouvrira à 14h30 pour fermer ses portes à 21 heures