Actions et vente à découvert : une analyse profonde

Les statistiques des mouvements de marche sont catégoriques, les indices, à 80 % du temps, montent lentement mais surement, les 20 % restant servent de purgatoire aussi violent qu’éphémère donnant du grain un moudre aux éternels catastrophistes maîtres de l’audience.
Alors pourquoi ne retrouvons nous pas ces caractéristiques sur les matières premières par exemple ?
L’analyse technique sera mise de côté, nous allons entrer « In the deeper side » de la force.
Comprenez = dans les comportements profonds des agents économiques.
*J’exclue de ce raisonnement le cas Japonais qui reste « à part ».
Revenir à la source des actions
Le cours d’une action représente la capacité à créer de la valeur de l’entreprise.
Un indice boursier représente pour ainsi dire la somme des capacités des actions le composant à créer une valeur économique.
Le taux de chômage, PMI et autres indicateurs macroéconomiques avancés ou en retard ne sont que des variables infimes, qui même regrouper selon une méthode de logique « déductive » très universitaire, ne forment pas toujours un outil d’évaluation cohérent.
C’est en cela, parait-il, le charme de la bourse, cette logique irrationnelle que les spécialistes de fusées se plaisent à démontrer, les plus sensibles y verront un certains romantismes vieux de quelques siècles.
La question centrale est :
« Quelle sera la capacité de cette entreprise à créer de la valeur dans cet environnement macroéconomique ? »
Voici une philosophie d’investissement colorée d’un « Buffetisme » certain mais elle a le mérite d’éviter les dispersions inutiles, en cas de doute je vous renvoie au CV de son auteur.
Vendre à découvert des actions : Un péché capitaliste
Vous êtres cupides, shorteur d’actions, responsable de faillites retentissantes, vil spéculateur sans moral ruinant de pauvres épargnants, maintenant grâce à Andlil vous allez avoir suffisamment d’arguments pour passer « on the buy side de la force » en participant au redressement économique de l’Europe.
Vendre à découvert : ça coute cher !
Le cout d’emprunt, ce mécanisme sympathique qui vous fait payer la location de vos actions à un taux X fixé par le détenteur Investisseur « héros » de ces mêmes actions, réduira proportionnellement votre rendement espéré.
Exemple :
Vous vendez à découvert 1000 actions BNP Paribas à 50 euros pour manifester contre sa nouvelle grille tarifaire :
Le cout d’emprunt sera facturer 3 % annuel, ramener au prorata sur la durée de location de vos titres, vous trouverez votre pourcentage de réduction de votre rendements.
Si vous avez le malheur de vous trouver vendeur net lors de la distribution d’un dividende surprise, vous devrez le payer de votre poche à votre contrepartie.
Un peu de maths et beaucoup de bon sens
Le monde est bien fait, le potentiel de hausse est infini tandis que le potentiel de baisse est fini.
Une action peut faire + 1000 % en 3 jours, son gain est illimité, à la baisse elle ne fera que -100 % synonyme de faillite boursière, c’est bête mais pas tant que ça quand on y regarde de plus près.
France Telecom passant de 10 euros à 8 euros « quand Free est venu casser un monopole rappelant que la concurrence s’appliquent aussi aux télécommunications », nous avons perdu 20 % de notre investissement.
Mais celui qui fait le chemin contraire achète à 8 euros et vendra à 10 euros réalisant un gain de 25 %, vous réalisez l’astuce ?
5 % mieux pour le même mouvement, mais dans deux sens contraire, n’est-ce pas du favoritisme quantique cela, non pardonnez-moi, un sur-rendement déguisé.
Les gros poissons = ZINZINS
Les investisseurs institutionnels ( zinzins ) sont structurellement acheteurs, ils leur arrivent de vendre mais ne short pas, nuance de taille.
Bien sur certains hedge funds, à la politique d’investissement agressif et fortement capitalisé, réalisent des ventes à découvert cependant d’un point de vue holiste pur, les gros ne shortent pas.
Ce qui explique l’espèce d’inertie haussière sur les indices, cette lenteur palpable à chaque sourcillement synonyme d’accumulation, il faut un retournement psychologique lourd pour faire accepter un changement de polarité.
Par conséquent une baisse se retrouve à un moment sans relais, sans action à vendre tout simplement.
Ceux qui ont réalisé le plus d’erreurs font faillite, rappelant que l’investissement est un métier dangereux et difficile.
Les autres se replaceront à bon prix une fois les perspectives éclaircies.
Long ou court = spéculer ou investir
On peut clairement envisager d’investir dans une compagnie pour 20 ans c’est d’ailleurs la base de la gestion value des adorateurs « Grahamiens »
Vendre a découvert une action sur 20 ans… Faut vraiment avoir trop lu « Schopenhauer ».
Les plus moralisateurs y verront un argument pour l’interdiction de vendre à découvert des actions comme facteur d’instabilité des marches financier à court terme.
D’autres vous diront que les vadeurs apportent une liquidité nécessaire.
Conclusion sur les actions
Vendre à découvert c’est partir avec un sacré fil à la pâte, un handicap certain qui devra être compensé par un timing aussi précis que redoutable, à réserver aux investisseurs avertis.
Contribution by Tulipe
Historien de formation, j’aborde l’économie en praticien : depuis 1994, je vois chaque jour sur mes écrans ce que les décisions des banques centrales et des États font aux prix. J’essaie d’expliquer ce qui se joue derrière les chiffres, sans jargon et sans promesse.
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