wall street termine en baisse, la
FED laisse ses taux inchangés
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi après que la Réserve fédérale américaine (
FED) a, comme prévu, laissé ses
Taux de change inchangés lors de la première réunion présidée par Kevin Warsh.
L'indice
Dow Jones a cédé 0,98% à 51.492,55 points. Le
Standard & Poor's 500, plus large, a perdu -91,25 points, soit -1,21% à 7.420,10 points. Le
nasdaq Composite a reculé de son côté de -354,69 points, soit -1,34% à 26.021,656 points.
Les nouvelles projections trimestrielles de la banque centrale montrent que neuf responsables de la
FED prévoient désormais une hausse des taux d'ici la fin de l'année 2026, tandis que la déclaration de
Politique monétaire a supprimé les formulations utilisées pour signaler la probabilité de nouvelles baisses des coûts d'emprunt en 2026.
Le nouveau patron de la
FED n'a pas présenté de prévisions concernant l'évolution des taux d'intérêt dans le cadre des prévisions trimestrielles, ce qui marque également une rupture avec la pratique antérieure.
Le communiqué a par ailleurs adopté un format révisé qui se contente d'énoncer la décision relative aux taux et de réaffirmer l'intention de la banque centrale de maintenir "des réserves abondantes dans le système bancaire".
La Réserve fédérale américaine :
Comme très largement attendu, la Réserve fédérale américaine a laissé en l'état sa
Politique monétaire, le loyer de l'argent restant dans la fourchette de 3,5 à 3,75%. Elle pourrait laisser ses taux inchangés cette année ou opter pour un relèvement d'un quart de point selon le nouveau « dot plot ». Kevin Warsh, le nouveau patron de la
FED, a tenu sa première conférence de presse.
Après la réunion, les traders s'attendaient toujours à ce que la
FED maintienne ses taux inchangés pendant une grande partie de l'année, tout en tablant sur une probabilité de près de 43% d'une hausse de 25 points de base en décembre.
"Il y avait clairement une orientation restrictive dans la déclaration de la
FED et dans les propos de son président, Warsh, lors de la conférence de presse. Le principal enseignement, à mon avis, réside dans l'engagement de la
FED à assurer la stabilité des prix et dans ses commentaires sur
l'inflation", a déclaré Michael James, directeur général et négociateur d'actions chez Rosenblatt Securities.
Sur le plan géopolitique, l'attentisme prévaut alors que le protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis doit être officiellement signé vendredi.
L'imminence de l'événement n'a toutefois pas empêché le locataire de la Maison blanche de dire mercredi que les frappes américaines contre l'Iran pourraient reprendre si le protocole d'accord ne lui donnait pas satisfaction, laissant entendre que celui-ci peut encore être modifié.
Aux valeurs, l'action SpaceX a glissé de 4,9%, marquant son premier déclin depuis son introduction en Bourse vendredi.
Aujourd`hui sur les marches
Un triple statu quo attendu ce jeudi, Andy Burnham à l'assaut de Westminster... et de Downing Street
Avec une
Inflation stable et un accord géopolitique apaisant les tensions au Moyen-Orient, les marchés sont encore plus convaincus d'un statu quo de la Banque d'Angleterre. Les réunions des institutions monétaires suisse et norvégienne devraient se conclure sur la même décision. Andy Burnham tentera de revenir à Westminster lors d'une législative partielle à Makerfield, première étape possible vers une contestation du Premier ministre Keir Starmer à la tête du Labour. Un scrutin local en théorie mais à l'issue potentiellement nationale.
Politique : Pourquoi Makerfield peut faire tomber Keir Starmer
L'élection partielle dans la circonscription de Makerfield (nord-ouest de l'Angleterre) dépasse de loin le cadre d'un simple scrutin local. Elle s'est transformée en un référendum de fait sur l'avenir de Keir Starmer à Downing Street.
La stratégie d'Andy Burnham
Le maire du Grand Manchester, figure ultra-charismatique et homme politique le plus populaire du Labour, a orchestré son retour. Son allié Josh Simons a démissionné de son siège de député pour lui céder la place. Si Burnham l'emporte ce soir, il disposera du statut officiel de député (MP) indispensable à Westminster pour déclencher une motion de défiance et briguer la direction du Parti travailliste.
Un Premier ministre au plus bas
Keir Starmer subit une fronde interne d'une violence rare. Sa popularité a sombré après l'effondrement du Labour lors des élections locales de mai, poussant déjà 97 de ses propres députés à réclamer publiquement sa démission. Les électeurs expriment un rejet viscéral de sa
Politique fiscale, de sa gestion des services publics et du coût de la vie.
La menace populiste
Rien n'est acquis pour le Labour. Dans cette ancienne région minière, Burnham fait face à la concurrence féroce de Robert Kenyon, candidat du parti populiste de droite Reform UK. Les derniers sondages donnent Burnham en tête (49% contre 39% pour Reform), mais la
volatilité est extrême et les marchés obligataires surveillent déjà de près le risque d'instabilité gouvernementale.
Économie : L'analyse du statu quo à 3,75 % de la Banque d'Angleterre
À 13 heures (heure de Paris), la Banque d'Angleterre (BoE) devrait sauf immense surprise maintenir son taux directeur à 3,75 % pour la quatrième fois consécutive. Les dynamiques sous-jacentes révèlent toutefois de profonds tiraillements en coulisses.
Le soulagement de l'accord Washington-Téhéran
Le récent conflit au Moyen-Orient avait fait dérailler la trajectoire de baisse des taux prévue pour 2026 en faisant bondir les prix du pétrole et du gaz. En
mars, les marchés paniqués anticipaient jusqu'à quatre hausses de taux.
Le "deal" diplomatique conclu entre les États-Unis et l'Iran agit comme un extincteur. Le reflux immédiat des cours de l'énergie offre à la BoE le répit nécessaire pour opter pour une "pause prolongée".
Une
Inflation stabilisée mais sous surveillance
Les chiffres officiels publiés mercredi ont rassuré la City :
l'inflation est restée stable à 2,8 % en mai. C'est supérieur à l'objectif cible de 2 %, mais nettement inférieur aux projections pessimistes des analystes.
Une fracture persistante au sein du Comité (MPC)
Le statu quo sera tout sauf unanime. Un vote à 7 contre 2 est attendu :
Le gouverneur Andrew Bailey prône la patience face aux signes de ralentissement de l'économie britannique observés en avril.
À l'inverse, l'économiste en chef Huw Pill et le membre externe Megan Greene devraient voter pour une hausse à 4,00 %. Ils redoutent les "effets de second tour", à savoir que les attentes d'
Inflation des ménages — qui ont atteint un record historique — ne s'enracinent durablement dans les salaires.
Perspective européenne : La Suisse et la Norvège au diapason
Le choix de la BoE s'inscrit dans une synchronisation parfaite avec les deux autres grandes institutions monétaires hors zone euro du continent :
En Suisse (banque nationale suisse) : Après avoir été pionnière dans la baisse des taux, la Banque Nationale Suisse devrait opter pour la stabilité, prudente face aux incertitudes géopolitiques globales et à la force persistante du franc suisse comme valeur refuge.
En Norvège (Norges Bank) : Très sensible aux variations du marché pétrolier, la banque centrale norvégienne va capitaliser sur l'accord irano-américain pour stabiliser sa politique. La baisse du baril de brut lui évite de devoir durcir ses taux pour défendre la couronne norvégienne.